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  • CEVA: La Tribune désinforme

     

    La Tribune d'aujourd'hui titre «  Le Tribunal fédéral donne son feu vert partiel aux travaux ».

    Le lecteur en déduit dès lors que notre plus haute instance judiciaire a donné tort aux recourants qui demandaient le blocage des travaux. Bien fait, se dit-il !

    La vérité est fort différente.

    Dans le cadre de leur recours au Tribunal fédéral, les recourants concluaient comme suit :

    Préalablement

    Restituer l'effet suspensif au présent recours, en ce qui concerne le projet partiel n° 25, entre le kilomètre 68.393 (Pont sur l'Arve) et le kilomètre 70.750 (Gare des Eaux-Vives).

    En d'autres termes, les recourants n'ont demandé l'effet suspensif au recours que pour le tronçon les concernant, et JAMAIS pour l'ensemble du tracé du CEVA.

    L'Etat de Genève, les CFF, l'Office fédéral des transports et le Tribunal administratif fédéral s'étaient pour leur part, OPPOSES A LA RESTITUTION DE L'EFFET SUSPENSIF AU RECOURS.

    Malgré cette opposition, et constatant, d'une part, que les recours exposaient le préjudice qui pourrait résulter d'un démarrage des travaux avant une décision finale et, d'autre part, que l'Etat de Genève et les CFF « ont indiqué que les travaux de gros œuvre du tunnel de Champel ne démarreront pas avant le 5 juillet 2012 » (eh oui pas demain, mais dans 9 mois !), le Tribunal fédéral a accordé l'effet suspensif dans toute la mesure qui lui était demandée par les recourants.

    Vous l'aurez compris, ce qui est présenté comme une victoire de l'Etat de Genève et des CFF par la Tribune de Genève, n'est en réalité qu'une DEFAITE !

    Que notre journal local soit favorable au CEVA est indiscutable, mais qu'il exprime son point de vue en le faisant passer pour de l'information objective n'est tout simplement pas acceptable.

    Les journalistes de la Tribune seraient bien inspirés de poser les questions qui fâchent, mais dont on cache les réponses à la population :

    • 1. Où en est-on dans la réalisation des charges imposées par l'Office fédéral des transports, parmi lesquelles figurait la remise de plans rectifiés UN AN AVANT LE DEBUT DES TRAVAUX?
    • 2. Où en est-on avec le financement de la partie française du CEVA, estimée aujourd'hui à plus de 200 millions de francs? Essaye-t-on de la faire discrètement payer par les contribuables genevois, sachant que la Confédération n'interviendra pas pour ce tronçon sur sol étranger?
    • 3. Où en est-on avec le financement complémentaire de la Confédération, qui avait accepté de contribuer à hauteur de 550 millions lorsque le coût était estimé à moins de 1 milliard, alors que le coût estimé voici 2 ans, était déjà de 1,5 milliard, sans compter les aléas géologiques, le renchérissement, l'indemnisation des riverains expropriés et, évidemment, le déficit de fonctionnement de 34 millions par année à charge des Genevois?

    Il est évidemment plus facile de vendre un journal qui fustige de prétendus privilégiés égoistes et imperméables à l'intérêt public, que de mettre en évidence l'impéritie et les mensonges de nos autorités.

  • Opacité libérale ou libéralisme opaque?

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    Une enquête menée par le magasine « Bon à savoir » (http://www.bonasavoir.ch/content_by_theme.php?&id=913977), en collaboration avec l'émission « On en parle », de la RSR (http://www.rsr.ch/#/la-1ere/programmes/on-en-parle/?date=07-09-2011), s'est penchée, pour les cantons romands ou bilingues, sur l'application de la nouvelle loi fédérale sur la transparence dans l'administration, entrée en vigueur le 1er janvier dernier, qui n'a fait que renforcer, à Genève, la loi sur l'information du public, l'accès aux documents et la protection des données personnelles (LIPAD A 2 08).

    Le résultat est remarquable. Appelé à se prononcer sur les résultats de son canton, parmi les plus mauvais, Mark Muller, président du Conseil d'Etat a estimé « qu'il ne lui appartient pas de répondre à ce type de question ». En d'autres termes, circulez y-a rien voir, la transparence n'est pas une priorité.

    Quand on voit le nombre de cadavres que contiennent les armoires de certains de ses services, on comprend que le « secret des affaires », si cher à certains, ait été importé dans le service public.

    Quant à l'administration fédérale, l'Office fédéral de la santé publique, dirigé par Didier Burkhalter, interrogé sur la surveillance des caisses maladies...n'a tout simplement pas répondu.

    On le comprend, il n'y tout simplement rien à dire.

     

     

     

     

  • Justice ou vérité?

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    Rassurez-vous ! Le titre de mon billet n'est pas un slogan électoral à l'emporte-pièce, mais simplement l'ébauche d'une réflexion sur le rapport difficile, parfois antagoniste ou même conflictuel, qu'entretiennent ou peuvent entretenir la justice et la vérité. A la base de cette interrogation, l'extrait d'un arrêt de la Cour de justice de Genève que je viens de recevoir, et qui m'interpelle, tant sur le plan moral que sociétal. Je vous le livre :

    « Sous réserve de situations exceptionnelles, il arrive toujours un moment où la vérité matérielle, si tant est qu'elle puisse être établie, doit s'effacer devant la vérité judiciaire, quelque imparfaite qu'elle soit, sous peine de mettre en péril la mission pacificatrice du jugement et de porter atteinte, ce faisant, au développement harmonieux des relations sociales »

    En d'autres termes, lorsque les deux ne correspondent pas, la vérité judiciaire devrait primer sur la vérité matérielle (la vraie), car il en irait de la sécurité juridique des relations humaines et, en conséquence, de la paix sociale.

    Cette affirmation ne peut qu'interpeller, car si la décision de justice heurte la vérité, elle ne peut que nourrir le sentiment d'injustice du plaideur qui se voit donner tort au mépris de cette vérité. Comment dès lors imaginer construire une paix sociale sur l'injustice ?

    Que la justice soit faillible, comme toute activité humaine, et qu'une décision judiciaire puisse consacrer une injustice, cela ne saurait être contesté, et de nombreux exemples jalonnent malheureusement l'histoire de l'humanité, avec ou sans un grand « H ». Mais de là à affirmer, que même après avoir constaté qu'une décision judiciaire a été rendue contrairement à la vérité, la société devrait consacrer cette « fausse » et non plus « erronée » vérité judiciaire, il y a un pas que je ne pourrai jamais franchir.

    La justice doit être au service de la vérité, et non l'inverse, et aussi difficile que puisse être la tâche, tant la vérité peut être parfois insaisissable, ce principe doit être encore et toujours rappelé.

    C'est du moins ma conviction et ma conception de la justice (http://etudepoggia.ch/cadre2.htm) , mais je me réjouis de vous lire à ce propos.

     

     

     

  • 26 août 1981, 30 ans déjà

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    Il y a 30 ans, avec les idéaux de mes 22 ans, la main droite levée devant le Conseil d'Etat, je jurais de respecter le serment de l'avocat que je voulais devenir depuis mon enfance.

    Depuis lors, pas un jour je n'ai regretté ce choix, pas un matin je n'aurais souhaité fuir les clients ou les salles d'audience, malgré les défaites et les déceptions qui ont souvent jalonné ma route. Et rien n'est sans doute plus douloureux que d'être convaincu de n'avoir pu faire triompher la justice.

    Mais quelle joie et quel soulagement lorsqu'une victoire, souvent après un long et difficile combat judiciaire, redonne à un être meurtri le goût à la vie.

    Mes idéaux de justice sont toujours là, intacts, mais l'expérience m'a appris que la vérité est souvent comparable à une cire molle, que chacun façonne à sa manière, et que les litiges n'opposent pas toujours la bonne à la mauvaise foi, chaque partie étant souvent intimement convaincue d'être dans son bon droit.

    En 30 ans, l'accès à la justice s'est considérablement démocratisé, même si, trop souvent encore, son coût reste dissuasif. Le nombre de litiges n'a cessé de croître, chacun étant certain, jusqu'au jour où il aura à faire à elle, que la justice est infaillible. Or, l'activité de l'avocat ne se justifie, et n'est que le produit de la potentielle erreur judiciaire qui guette le plaideur. S'il suffisait d'avoir raison pour obtenir justice, l'avocat deviendrait inutile.

    Dans un monde où la communication n'a jamais connu autant de supports, les gens correspondent mais ne se parlent plus. Les fax, mails et courriers remplacent le dialogue, et il faut souvent attendre la première audience pour que les parties se rencontrent. Il est parfois trop tard, et les efforts déployés par les tribunaux afin de promouvoir la médiation doivent être salués, car aujourd'hui, plus que jamais, « un mauvais arrangement vaut mieux qu'un bon procès ».

    Il n'en demeure pas moins que souvent la justice est seule en mesure de rétablir l'égalité des armes entre le faible et le puissant, entre le pauvre et le riche, entre la victime et son agresseur.

    Dans une société qui a tendance à remplacer la solidarité par la responsabilité individuelle, au motif que chacun devrait se prémunir des coups du sort ; dans une société qui a tendance à culpabiliser tous ceux qui font appel à elle, personnes âgées, malades, accidentés, invalides, chômeurs notamment, les qualifiant d'emblée de présumés profiteurs, la justice est alors seule à même de rappeler que chacun est égal devant la loi.

    La loi, précisément. Cette loi que le juge et l'avocat doivent faire appliquer, mais que certains s'acharnent à vouloir faire constamment modifier au détriment des plus défavorisés.

    C'est ce constat qui m'a amené à entrer en politique. La jurisprudence a ses limites, celles que lui impose le législateur. Il y a donc un moment où l'avocat doit se résigner à appliquer des lois que d'autres démantèlent ou alors tenter de devenir le porte-parole de ceux qui souffrent au quotidien de cette situation. La tâche n'est pas facile, mais elle mérite d'être entreprise.

     

  • CEVA: Vous connaissez la dernière?

     

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    Oyez Oyez braves gens ! Aux corvéables et contribuables à merci, les bâtisseurs de la grande et vénérable région franco-genevoises ont l'honneur d'annoncer la prochaine mise en service de « Tango », le bien-nommé. Comme la danse éponyme, il incarne en effet le déplacement « un pas en avant, deux en arrière ».

    Qu'on se le dise, « Tango » sera, dès 2016, le complément indispensable, imaginé par nos chers (dans tous les sens du terme) voisins, au CEVA qui reliera la gare  de Genève à la gare d'Annemasse.

    Ainsi, « Tango » transportera les passagers depuis le terminus du tram, qui sera prolongé de la douane de Moëllesulaz jusqu'au centre d'Annemasse, vers le CEVA.

    LA BOUCLE SERA AINSI BOUCLEE puisque les pendulaires, pour leur retour à domicile, qu'ils arrivent à la gare d'Annemasse avec le CEVA, ou qu'ils arrivent au centre d'Annemasse avec le tram, pourront prendre « Tango »... pour retourner à Genève avec, respectivement, le tram ou le CEVA. Quant à rentrer chez eux, on verra plus tard.

    Nul doute que la fluidité du trafic sortira gagnante de ce jeu de l'oie (peut-être faudrait-il parler d'un autre oiseau).

    Mais au fait, ils les parqueront où leurs voitures les pendulaires qui n'habitent pas Annemasse ? Que l'on se rassure, des cerveaux acérés travaillent actuellement sur la question. Vous aurez la réponse quand on vous enverra la facture.

     

     

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  • Le PLR aux frontières...de l'indécence

     

    Weiss.jpgPar la plume récidiviste de son vice-président Pierre Weiss, dans cette même rubrique, le PLR enfourche son blanc destrier pour venir au secours de nos frontières, et assurer la légitime sécurité à laquelle aspire la population de notre pays. C'est-y pas beau tout ça ?

    « Il faut protéger nos frontières », martèle-t-il ! On dirait qu'il n'a fait que cela depuis qu'il est entré en politique.

    Il est vrai qu'en période électorale, celles et ceux qui prennent déjà des libertés avec la trajectoire rectiligne en temps normal, n'hésitent plus à opter franchement pour la courbe.

    Jugez plutôt de l'acharnement du précité, tête de file et tête pensante du PLR, à soutenir le contrôle aux frontières : ainsi, lorsque le Grand Conseil a eu à se prononcer sur une résolution du PDC demandant au Conseil fédéral de débloquer les effectifs de gardes-frontières, Pierre Weiss a déclaré ne pas vouloir intervenir sur le texte lui-même, sans doute jugé sans intérêt. Il a néanmoins saisi l'occasion pour insulter Eric Stauffer, en le traitant de fasciste, alors que lui, soutenait ce texte et dénonçait la criminalité importée de France voisine.

    Pour Pierre Weiss, la manifestation organisée le lendemain de la séance du 28 mai 2010 à la douane de Moellesulaz par le MCG, afin de soutenir la revendication des gardes-frontière demandant une augmentation des effectifs, devait être comprise comme une attaque dirigée contre les frontaliers, infirmières en tête...

    Voici la preuve de ce qui est avancé :

    R 615 Séance 40 du 28.05.2010 à 20h30

    Proposition de résolution de Mme et MM. Fabiano Forte, François Gillet, Guy Mettan, Anne-Marie von Arx-Vernon, Guillaume Barazzone, Philippe Schaller, Vincent Maitre, Serge Dal Busco, Michel Forni demandant au Conseil fédéral de débloquer les effectifs de gardes-frontière

    Pierre Weiss (L). Je n'entends pas intervenir sur cette résolution. Je veux juste revenir sur une phrase qui a été prononcée et selon laquelle «la racaille est de l'autre côté de la frontière»... Certains, une fois de plus, ont hurlé, ont profité de la caméra de Léman Bleu - qui existe encore, pour le moment, et retransmet nos débats - pour appeler les citoyens à se rassembler demain matin à la douane de Moillesulaz... J'espère que cet appel a été entendu par les infirmières de notre hôpital ! J'espère que demain matin, pour éviter d'être importunées, elles ne viendront pas travailler ! J'espère que cet appel a été entendu par tous ceux qui vivent de l'autre côté de la frontière et qui sont nécessaires au fonctionnement de notre canton - y compris les chauffeurs de bus des TPG - et que, demain, ils ne viendront pas travailler ! Pour ne pas affronter la vindicte, voire la violence qui éructe des propos de M. Stauffer !
    Il y a un moment où cela suffit ! Il y a un moment où les chemises brunes qui sont dans ce parlement nous exaspèrent ! Il y a un moment où il faut dire non ! Ce soir, M. Stauffer a dépassé les bornes ! (Applaudissements.)

    Mauro Poggia (MCG). Monsieur le président, vous direz à M. Weiss que nous n'avons jamais traité les infirmières de «racaille». Je m'étonne qu'il puisse faire un tel amalgame et, aussi, d'entendre de sa bouche un tel qualificatif à l'égard de ces braves travailleuses, qui viennent ici apporter leur soutien ! (Exclamations.)
    Maintenant, un mot pour dire ceci: notre Conseil fédéral semble avoir oublié notre canton ! ...

    ***********

    Autre démonstration de la duplicité du discours du PLR : au début du mois de mai 2010, les députés MCG ont déposé une proposition de résolution demandant que l'intervention de l'armée soit sollicitée, ce que permet la Constitution fédérale, afin de renforcer la surveillance des frontières la nuit et le week-end.

    Voici le texte :

     

    Proposition présentée par les députés :

    Mmes et MM. Eric Stauffer, Mauro Poggia, Roger Golay,

    Jean-François Girardet, Pascal Spuhler, Sandro Pistis,

    Henry Rappaz, Dominique Rolle, André Python, Florian

    Gander et Marie-Thérèse Engelberts

    Date de dépôt : 3 mai 2010

    R 612

    Proposition de résolution

    Pour la sécurité des Genevois, demandons à l'armée d'intervenir,

    en vertu du principe de subsidiarité et de l'article 58, alinéa 2, de la Constitution fédérale !

    Le GRAND CONSEIL de la République et canton de Genève

    considérant :

    - que le Conseil fédéral, au travers de M. Hans-Rudolf Merz, a décidé de

    réduire le corps des gardes-frontière à Genève ;

    - que sur le contingent de 340 gardes-frontière, plus de 150 sont détachés

    pour le contrôle de l'Aéroport international de Genève ;

    - que seuls 60 à 70 gardes-frontière sont dévolus à la région pour un service

    de patrouilles 24 heures sur 24 et 365 jours par année, ce qui est

    inacceptable ;

    - que le manque d'effectifs contraint de ne plus assurer de contrôle durant

    la nuit et les week-end ;

    - que la justice pénale française a été durcie pour la petite criminalité,

    poussant les malfrats à venir en Suisse, et à Genève en particulier, pour y

    commettre leurs délits ou crimes du fait que le nouveau code pénal

    prévoit des jours-amende, des peines très laxistes et tolérantes ;

    - que le manque d'effectifs aux douanes retombe sur le corps de police,

    dernier rempart pour la sécurité et pour interpeller les malfrats ;

    - qu'il est établi que plus de 90% des détenus à Champ-Dollon sont

    d'origine et de provenance étrangères ;

    R 612 2/6

    - que le corps des gardes-frontière est placé sous la direction du Conseil

    fédéral et que ce corps constitué n'est plus en mesure d'assurer une

    présence normale à la frontière par manque d'effectifs ;

    - que le Conseil fédéral ne prend pas en considération la situation

    exceptionnelle de Genève qui a plus de 170 km de frontière avec la

    France et moins de 6 km avec la Suisse ;

    - que la sécurité du peuple suisse est de compétence fédérale en premier

    lieu, et que par délégation les cantons sont chargés de l'appliquer.

    Invite le Conseil d'Etat

    en vertu de l'article 58, alinéa 2 de la Constitution fédérale de requérir auprès

    du Conseil fédéral l'assistance de l'armée pour effectuer de nuit des contrôles

    aux postes-frontière sur le canton de Genève, pour une période de six mois

    renouvelable.

    http ://www.ge.ch/grandconseil/data/texte/R00612.pdf

     

    Depuis lors, à maintes reprises, le groupe MCG au Grand Conseil, a tenté d'obtenir que ce texte soit discuté et renvoyé en commission pour examen, en sollicitant l'urgence.

    A ces multiples occasions, le PLR, Pierre Weiss en tête, uni avec la gauche, a refusé cette entrée en matière, considérant que la sécurité aux frontières n'était pas une priorité.

    Vous apprécierez dans ces extraits du Mémorial du Grand Conseil les commentaires, rires, ricanements, et autres brouhaha reproduits, qui témoignent du mépris exprimé à l'égard des préoccupations de la population, relayées par le MCG.

     

    Séance 31 du 06.05.2010 à 17h00

    M. Eric Stauffer (MCG). Le groupe MCG demande l'ajout et l'urgence sur la proposition de résolution 612, afin de requérir les forces de l'armée aux postes-frontières pour effectuer des contrôles nocturnes, vu la déficience du Conseil fédéral sur les gardes-frontière.

    Mis aux voix, l'ajout à l'ordre du jour de la proposition de résolution 612 est rejeté par 54 non contre 34 oui et 1 abstention.

     

    Séance 36 du 27.05.2010 à 17h00

    M. Eric Stauffer (MCG). Le groupe MCG demande l'urgence sur la proposition de résolution 612, point 136, pour que, sur la base du principe de subsidiarité, l'armée puisse contrôler les douanes la nuit.

    Mis aux voix, le traitement en urgence de la proposition de résolution 612 est rejeté par 60 non contre 20 oui.

     

    Séance 39 du 28.05.2010 à 17h15

    M. Eric Stauffer (MCG). Merci, Monsieur le président. Afin de nous épargner du temps, je demande que le point 58, proposition de résolution 615 du PDC, soit traité avec le point 136, proposition de résolution 612, pour laquelle je demande le traitement en urgence. Etant donné que nous allons discuter de la résolution du PDC, autant faire un seul débat avec la nôtre qui concerne le même sujet, plutôt que cet objet ne revienne en plénière dans trois semaines ou dans un mois. Je demande donc formellement le traitement en urgence pour le point 136 de l'ordre du jour.

    Mis aux voix, le traitement en urgence de la proposition de résolution 612 est rejeté par 54 non contre 20 oui.

     

    Séance 41 du 17.06.2010 à 17h00

    M. Henry Rappaz (MCG). Le MCG demande le traitement en urgence de la proposition de résolution 612, au point 54, intitulée : «Pour la sécurité des Genevois, demandons à l'armée d'intervenir, en vertu du principe de subsidiarité et de l'article 58, alinéa 2, de la Constitution fédérale !»

    Mis aux voix, le traitement en urgence de la proposition de résolution 612 est rejeté par 65 non contre 20 oui.

     

    Séance 56 du 23.09.2010 à 17h00

    M. Fabien Delaloye (MCG). Le Mouvement Citoyens Genevois demande le traitement en urgence de la proposition de résolution 612: «Pour la sécurité des Genevois, demandons à l'armée d'intervenir... (Commentaires. Rires.) ...en vertu du principe de subsidiarité et de l'article 58, alinéa 2, de la Constitution fédérale !» (Brouhaha.)

    Mis aux voix, le traitement en urgence de la proposition de résolution 612 est rejeté par 76 non contre 12 oui.

     

    Séance 19 du 27.01.2011 à 17h00

    Monsieur Fabien Delaloye (MCG). Le groupe MCG demande le traitement en urgence de la proposition de résolution 612, au point 107 de notre ordre du jour: «Pour la sécurité des Genevois, demandons à l'armée d'intervenir, en vertu du principe de subsidiarité et de l'article 58, alinéa 2, de la Constitution fédérale !» (Commentaires.)

    Mis aux voix, le traitement en urgence de la proposition de résolution 612 est rejeté par 72 non contre 16 oui.

     

    Séance 24 du 10.02.2011 à 17h00

    Monsieur Guillaume Sauty (MCG). Le MCG demande l'urgence sur le point 107, proposition de résolution 612 dont voici l'intitulé: «Pour la sécurité des Genevois, demandons à l'armée d'intervenir, en vertu du principe de subsidiarité et de l'article 58, alinéa 2, de la Constitution fédérale !»

    Monsieur le président. Merci, Monsieur le député. Nous allons voter sur cette demande d'urgence.

    Mis aux voix, le traitement en urgence de la proposition de résolution 612 est rejeté par 72 non contre 15 oui.

     

    *********************

    Vous l'aurez compris, certains mangeraient leur chapeau pour être élus au Conseil national. D'autres raseraient sans doute leur barbe...

    Il se trouve cependant que les électrices et les électeurs ne s'y tromperont pas, et sauront distinguer l'original de la copie.

     

     

  • CEVA: Pourquoi recourir?

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    Au vu de certains commentaires haineux suscités par l'annonce du dépôt de plusieurs recours au Tribunal fédéral dans le cadre du projet CEVA, il me paraît utile de compléter l'information diffusée par les médias, laquelle pourrait laisser penser que le principe même du CEVA serait remis en cause, malgré la votation populaire du 29 novembre 2009.

    Quoique certains puissent continuer à faire croire, les recourants, - bien que convaincus que le CEVA ne résoudra aucunement les problèmes de mobilité, bien réels, auxquels Genève est confrontée, malgré une dépense globale qui dépassera les 2 milliards, dont 800 millions ont déjà été adjugés à une entreprise française, qui ne manquera pas d'employer des travailleurs de l'Union européenne sans respecter nos conventions collectives - ne remettent pas en cause, devant le Tribunal fédéral, le principe de cette ligne de chemin de fer.

    Je ne m'attarderai pas sur tous les mensonges qui ont été proférés par les pro-CEVA pour arracher un « oui » des urnes, que ce soit au niveau du coût global délibérément sous-estimé, de la participation française déclarée acquise alors que tel n'est pas le cas (la France ayant même demandé une étude d'impact qui risque de mettre en cause le projet lui-même), du travail prétendu que cela procurerait à nos entreprises, de l'impérieuse nécessité de construire cette ligne pour l'avenir de Genève, de la dissimulation de l'absence de parkings-relais à Annemasse, de l'évident désintérêt de la majorité des pendulaires pour cette ligne de chemin-de-fer, et j'en passe et des meilleures. Le peuple a voté en fonction de cette malhonnête manipulation, et je retiendrai que c'est le jeu de ce que l'on appelle la démocratie. Pour faire passer une idée, aussi fausse soit-elle, il faut de l'argent, et à l'évidence l'investissement fut colossal, car sous le couvert d'un projet d'intérêt public, ce sont des intérêts particuliers depuis la Gare des Eaux-Vives jusqu'à la frontière que l'on veut réaliser.

    Quoi qu'il en soit, si le CEVA doit se réaliser, cela veut-il dire qu'il doit être construit au mépris des règles élémentaires de protection des riverains ? Certainement pas. Et c'est précisément à ce niveau que portent les recours déposés.

    Peu importe que vous soyez propriétaire ou locataire, riche ou pauvre. Que diriez-vous à la lecture d'un courrier des CFF qui vous informerait que la future ligne de chemin de fer engendrera des vibrations, des sons solidiens, des ondes électro-magnétiques, qu'elle risquera de perturber votre télévision et votre ordinateur à chaque passage de train, mais que vous devrez le supporter dans l'intérêt général ? Ne demanderiez-vous pas à tout le moins que l'on utilise, selon les données techniques à disposition des mesures de protection aussi efficaces que possible? Et cela que vous habitiez à Champel, ou n'importe tout ailleurs ! N'avez-vous pas lu récemment dans la presse que Carouge aurait certainement maintenu son recours s'il n'avait été trompé par des promesses sans lendemain de nos autorités ?

    Que diriez-vous par ailleurs si vous appreniez que CFF immobilier, l'Etat de Genève et la Ville de Genève prévoient, au niveau de la Gare des Eaux-Vives, des protections maximales en faveur des immeubles qu'ils comptent construire au-dessus de la gare, tout en niant le droit, pour les autres riverains de la future ligne, de bénéficier des mêmes protections ? Ne considéreriez-vous pas légitime que les particuliers, locataires ou propriétaires, bénéficient des mêmes protections que l'Etat, la Ville et les CFF ?

    Que diriez-vous par ailleurs si l'on vous disait que chaque passage de train (192 par jour), sera perceptible depuis votre logement, mais que vous devrez le supporter, car cela n'est pas de nature à nuire à votre santé, et que de plus, en moyenne journalière, la nuisance est considérée comme acceptable. En d'autres termes, les trains étant prévus jusqu'à minuit, puis dès 5h00 du matin, peu importe que vous ne puissiez pas dormis avant 24h00 et que vous soyez réveillé à 5h00, puisqu'en moyenne, sur l'ensemble de la journée, la nuisance serait tolérable selon des normes de protection de la santé des individus.

    Que diriez-vous encore si les calculs de nuisances étaient réalisés avec des trains classiques, alors qu'il est déjà prévu de faire circuler des trains à deux étages, plus lourds et plus bruyants ? Si l'on vous disait que cette ligne ne recevra pas de trains de marchandises, alors que des documents officiels affirment le contraire ?

    Que diriez-vous enfin si l'on vous disait que les nuisances réelles ne sont pas connues aujourd'hui, mais qu'elles seront déterminées après coup au moyen d'un camion-vibreur circulant sur les rails d'ores et déjà posés, et qu'en toute hypothèse, si la nuisance devait dépasser les prévisions, il ne serait plus possible de mettre les protections adéquates, en raison d'un gabarit insuffisant du tunnel .

    Je suis certain que tout un chacun, qu'il soit favorable ou contraire à la ligne CEVA, considérerait que l'on ne peut pas se moquer pareillement des habitants de ce canton, ce d'autant que ces nuisances impliqueront finalement des indemnités, qui n'ont absolument pas été portées au budget, et qui seront à charge des contribuables, tout comme le déficit d'exploitation du CEVA, d'ores et déjà estimé à 34 millions par année, à charge du canton de Genève, seul !

    Le CEVA a été imaginé en 1912, et devait être construit en surface. La paresse de certains politiques, Robert Cramer en tête, les a poussés à exhumer ce projet pour éviter de devoir en concevoir un autre, plus efficace, mieux adapté aux besoins du XXIème siècle, et surtout, moins onéreux. Ce projet bâclé, a été autorisé sous 328 conditions ou charges imposées par l'Office fédéral des transports. Oui, TROIS-CENT VINGT-HUIT. Vous avez bien lu. C'est dire à quel point le travail avait été mal fait.

    Les Genevois se rendront compte, sans doute trop tard, qu'ils ont été trompés. Alors, plutôt que de fustiger les recourants et leurs avocats, d'ailleurs de tous bords politiques, demandez à nos autorités où réside réellement l'intérêt de ce canton à envoyer un train dans un trou ferroviaire où rien n'est prévu pour recevoir les pendulaires, lesquels entrent majoritairement par Bardonnex, au moyen d'une autoroute fraichement inaugurée qui rapproche d'autant Annecy de Genève, et qui symbolise à elle seule la conception à sens unique que se font nos voisins de la région franco-genevoise.

    Les recourants, vous dit-on enfin, pour emporter vos dernières réticences, vont aggraver le coût du CEVA. Certains marchent, d'autres courent. De quoi préparer d'ores et déjà le terrain d'une rallonge budgétaire programmée depuis des années avec des coupables tous désignés. En réalité, l'Office fédéral des transports, dans le cadre des charges imposées, avait exigé que de nouveaux plans soient déposés un an avant le début des travaux. Ce travail n'est toujours pas terminé et nos autorités, Mark Muller en tête, vont tenter de nous faire croire que le retard ne leur est pas imputable, pour mieux nous convaincre, alors que l'on sera peut-être au milieu du tunnel, qu'il faut ajouter un demi milliard pour terminer l'ouvrage...

    Alors, à tous les donneurs de leçons exempts d'esprit critique, je dis qu'avant  de juger et de condamner au bûcher, il faut tenter de comprendre. Et dans ce dossier, il y a la vérité, d'une part, et ce que l'on veut nous faire croire, de l'autre. Souhaitons que la première éclate avant qu'il ne soit trop tard.

     

     

     

  • Les Murs de la honte

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    Il y a 50 ans, dans la nuit du 12 au 13 août 1961, les dirigeants de l'Allemagne de l'Est ordonnaient la construction, à Berlin, d'un « mur de protection antifasciste ». Durant 28 ans, ce « Mur de la honte », comme tous s'accordent à le qualifier aujourd'hui, a séparé des familles entières, symbolisant, aux yeux de l'Occident, la démarcation entre l'ouest et l'est de l'Europe, entre la liberté et l'oppression.

    Les dirigeant du monde libre ont, unanimement, avec l'Allemagne, marqué ce devoir de mémoire, envers toutes ces femmes et ces hommes qui ont perdu la vie en tentant de franchir ce mur de bêtise, d'incompréhension et d'exclusion, érigé sur des prétexte, pour dissimuler des mobiles inavouables.  Il fallait le rappeler. L'oubli n'est-il pas le passage obligé vers la récidive ? J'en suis convaincu, et certains ne manquent pas de nous le rappeler à juste titre chaque 24 avril.

    Mais nos dirigeants restent cruellement silencieux lorsque, sous leurs yeux, se construit depuis bientôt 10 ans, une barrière trois fois plus haute et deux fois plus large que le mur de Berlin, dans un contexte historique certes incomparable, et pour des motifs, déclarés ou inavoués, bien différents, mais avec, néanmoins, le dessein, encore et toujours identique, de séparer ce qui est bon de ce qui ne l'est pas, les constructeurs étant bien évidemment convaincus d'être les seuls à pouvoir prononcer la juste sentence de l'exclusion des uns, et de la protection des autres.

    Mon propos n'est pas ici d'analyser les mobiles, réels ou fallacieux, à la base de la de construction du « mur de protection » érigé par Israël en Cisjordanie, même s'il est évident aujourd'hui, avec le recul, que cette barrière n'a jamais été à même d'empêcher le passage de terroristes, qu'elle a créé une misère accrue de « l'autre côté », comprenez, « le mauvais », et renforcé, chez les exclus, un radicalisme religieux et une haine, qui sont le terreau dans lequel germera la violence de demain. Par contre, cette  « barrière de sécurité » a  permis d'étendre impunément certaines colonies contestées en Cisjordanie, par la politique du fait accompli.

    Pour ceux que le sujet intéresse, je conseille vivement le visionnement d'un reportage diffusé par ARTE le 30 janvier 2010 : (http://videos.arte.tv/fr/videos/israel_retour_sur_une_separation-3134920.html)

    Nous attendrons donc 2052, pour voir nos dirigeants reconnaître que le mur construit par Israël est, lui aussi, un « mur de la honte », construit, contrairement au mur de Berlin, non pour mieux opprimer de ce côté-ci, « le bon », mais pour mieux humilier et écraser de ce côté-là, un peuple, dont la grande majorité ne demande qu'une chose, vivre en paix, chez lui, et dans la dignité.

    Il est sans doute plus conventionnel de privilégier le mutisme à la dénonciation. Mais la vérité, noyée au milieu de l'hypocrisie, est pareille à l'huile immergée dans l'eau. Quoi que l'on fasse ou dise, elle finit toujours par remonter à la surface...Ces murs-là, avant d'être la honte de ceux qui les érigent, sont la honte de ceux qui les tolèrent en silence.

     

     

     

     

     

     

  • Perle-du-lac : bientôt le bivouac!

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    « Le Conseil administratif a décidé de travailler sur un projet ambitieux »...nous dit Sylvie Bietenhader, au nom de la Gérance immobilière municipale de la Ville de Genève (http://www.tdg.ch/geneve/actu/perle-lac-fermera-portes-fin-mois-aout-2011-07-29 ).

    Nous voilà rassurés ! Si le Conseil administratif a décidé de travailler...il ne lui reste qu'à commencer à mettre en pratique cette belle résolution.

    Oui mais voilà, le restaurant de La-Perle-du-lac, situé sur l'un des plus beaux sites de Genève, et qui mérite certes des travaux de rénovation, ne serait-ce que pour assurer la rentabilité à long terme de ce bien du patrimoine de la Ville, n'est pas encore prêt à accueillir ses nouveaux clients, bien que sa fermeture ait été décidée...pour le 31 août, au beau milieu de la belle saison.

    En effet, les travaux, prévus pour cet automne, ne pourront pas commencer comme prévu. On ne sait d'ailleurs pas encore ce que l'on va y faire, ni quand les travaux vont pouvoir commencer....mais on ferme, en attendant de réfléchir.

    Si l'on faisait de même dans le privé, nul doute que le responsable serait remercié.

    On nous informe par ailleurs que le gérant actuel aurait pour 500'000 francs d'arriérés de loyers, ce qui devrait nous conforter quant au bien-fondé de la décision de fermer l'établissement. Cette information nous laisse toutefois sur notre faim. Comment un arriéré pareil a-t-il pu être accumulé, sinon par la mauvaise gestion municipale d'un bien public ? La fermeture est-elle la conséquence de la décision de rénover ou d'une résiliation de bail pour non-paiement du loyer ? En toute hypothèse, ce n'est pas en laissant l'établissement fermé durant de nombreux mois sans aucun motif que l'on va combler ce trou.

    Autre question à Madame Salerno : On ne sait pas encore quand et comment La-Perle-du-Lac sera rénovée, mais l'on sait déjà que sa gérance sera confiée à un Alsacien domicilié à Annemasse et exploitant la Brasserie alsacienne dans la même ville. Indépendamment des qualités certaines de cette personne, n'y a-t-il aucun jeune talent du cru qui pourrait avoir la chance d'exploiter ce restaurant d'exception, comme l'école hôtelière de Genève, par exemple, qui avait postulé ? Les meilleurs viennent-ils toujours d'ailleurs ?

    En matière de gestion de nos joyaux du bord du lac, comme en matière de culture, notre gauche genevoise a un complexe...peut-être juge-t-elle nos concitoyens à l'aune de l'image qu'elle se fait d'elle-même. Plate et sans ambition.

    Il est grand temps  que notre Ville soit gouvernée, et non gérée comme une association de bons (et petits) copains.

     

     

     

  • CEVA: sans foi ni loi

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    Carouge se sent trahie par Mark Muller (http://www.tdg.ch/geneve/actu/carouge-fachee-etat-tenu-promesses-2011-08-02 ). Mais la trahison n'est pas le fait d'un seul homme. A ses côtés, des hommes et des femmes politiques, sans foi ni loi, étaient prêt à promettre n'importe quoi pour arracher au forceps un « oui » au CEVA lors de la votation du 29 novembre 2009. Aujourd'hui et demain, les mêmes, ne reculeront devant rien pour dissimuler leurs mensonges à la population de ce canton et insulter impunément ceux qui persistent à dénoncer cette extorsion.

    Carouge avait des exigences, et sa population devait être convaincue. Alors il lui fut promis d'améliorer la qualité de vie communale contre un retrait de son opposition au CEVA. Promesse que l'on savait ne pas vouloir tenir pour la simple et bonne raison que le budget ne le permettrait pas. Autorités carougeoises sans doute naïves. Mais doit-on leur reprocher de ne pas s'être méfiées de la roublardise des représentants du canton ?

    N'est-il pas choquant de lire dans la bouche d'un représentant communal qu'à l'avenir il ne faudra plus se fier aux représentants du canton qu'en échange d'engagements datés et signés ? L'Etat est-il devenu un interlocuteur comme un autre dont il faut se méfier ? Je parle ici bien évidemment de l'Etat, et non de candidats en période électorale. Où est la décence ? Où est la moralité ?

    Combien de mensonges faudra-t-il encore mettre en lumière pour que les électrices et les électeurs de ce canton comprennent qu'ils ont été abusés ?

     

     

  • Bonneteau, encore et toujours!

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    Lundi 1er août 17 h 30, quai du Mont-Blanc, la clientèle à pigeonner est abondante et les joueurs de bonneteau sévissent impunément, protégés par des guetteurs bien rôdés.

    Durant 1 h 30, pas un uniforme à l'horizon. Pourtant, vers 19 h, une patrouille bienvenue de 4 gendarmes (oui, 4 gendarmes groupés, et non 2 patrouilles de 2 partant de chaque bout du quai) déambule le long du quai. Présence sans doute rassurante, mais inefficace pour interpeller les joueurs de bonneteau, qui, alertés par leurs complices, ont traversé la route, en attendant le passage de la patrouille, avant de sévir à nouveau.

    A part quelques interventions médiatiques, dont le but est évidemment de convaincre la population genevoise que la loi est appliquée, où est donc la volonté politique de la Conseillère d'Etat Isabel Rochat ? Sans doute en vacances avec elle.

     

     

  • 1er Août: Reprendre son destin en mains et préserver les emplois

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    Le 1er août en Suisse, comme toute fête nationale ailleurs dans le monde, est l'occasion de s'interroger sur les liens que l'on entretient avec la nation, et l'idée que l'on se fait de la position que doit adopter celle-ci face aux problèmes qu'elle traverse ou qui la guettent.

    L'homme, pareil à l'arbre, ne peut véritablement s'élever, dans tous les sens du terme, y compris, et surtout, pour regarder au loin, s'il n'a de larges et profondes racines. Celles-ci ne sont pas tributaires du temps écoulé depuis l'arrivée sur un sol, mais, d'abord, et non seulement, des efforts et de la volonté déployée pour s'intégrer à une communauté, au sein de laquelle on n'est pas toujours né, et dans laquelle on est arrivé, en ayant dû arracher ses racines d'autres terres, parfois dans la douleur, jamais dans la joie. La force et la profondeur des racines dépendent aussi de la qualité du sol qui les accueille, car l'intégration n'est pas une démarche unilatérale accomplie sous les regards d'une population autochtone passive.

    De tout temps la Suisse fut à la fois une terre de traditions et d'accueil. Elle en a retiré sa force et sa grandeur. A l'heure où les termes de multiculturalisme et d'intégration sont sur toutes les lèvres, le risque est grand de laisser la peur de l'immigration dicter notre conduite et de nous refermer sur nous-mêmes, derrière le rempart de nos traditions, fourre-tout dans lequel chacun met ce qu'il croit bon. Il ne s'agit pas de pointer du doigt ceux qui ressentent une crainte, car ses fondements sont réels. Il ne s'agit surtout pas de laisser à certains extrêmes l'opportunité de mener le débat, car c'est de notre avenir à tous dont il est question.

    La Suisse, petite île au milieu de l'océan européen, a peur du ras-de-marée. Elle aurait tort d'ignorer le risque. Avec des salaires qui sont un multiple de celui de ses voisins, notre pays ne peut que susciter la convoitise. Si tous les partis de droite et de centre-droit considèrent que la libre circulation a favorisé l'économie helvétique et doit dès lors être absolument maintenue, la gauche, pour sa part, après l'enthousiasme initial, reste favorable au principe, mais demande davantage de mesures d'accompagnement, afin de lutter contre le dumping salarial.

    L'UDC, quant à elle, lance une initiative pour lutter contre l'immigration et fixer des contingents  annuels d'étrangers, demandeurs d'asile inclus...Texte bien vague qui demandera tant de règlements d'application, que personne, partisans ou adversaires, n'y trouvera sont compte

    Dire que la population suisse n'est pas préoccupée, notamment  pour son emploi, en raison de la concurrence européenne, est aussi faux que de prétendre que la Suisse doit être soumise à une économie planifiée, avec un besoin estimé administrativement de ressources étrangères.

    Les dirigeants d'un pays, tels de bons chefs de famille, ne peuvent ouvrir les portes de la maison sans contrôle, au risque de priver ses occupants des ressources dont ils ont besoin. De quoi a donc besoin notre économie ? Des forces qui lui manquent ! Et le patronat suisse n'a jamais prétendu que les accords de libre circulation devaient permettre de remplacer les travailleurs résidents par des travailleurs européens, mais bien de rechercher là où elle se trouve, la main-d'œuvre qualifiée qui lui manque.

    Le système actuel,  mis en place depuis le début du XXIe siècle sans aucun garde-fou efficace, écarte du marché de l'emploi de nombreux travailleurs, victimes d'une concurrence excessive sur le marché du travail, autant au niveau des salaires que des compétences. En plus des chômeurs officiels, il faut encore ajouter les personnes éjectées vers l'assistance publique, et même les frontaliers traditionnels, qui perdent eux aussi leur emploi en raison de cette mécanique implacable.

    Il n'est décidément plus question de laisser  au patronat la liberté absolue de faire son marché dans une population de plus de 500 millions d'habitants, où se présentera toujours quelqu'un de plus expérimenté qu'un résident en Suisse (peu importe sa nationalité). Il n'est cependant pas question de laisser à l'administration le soin d'évaluer les besoin de notre économie, et de fixer des contingents annuels de permis de travail en faveur de ressortissants européens, comme le voudrait l'UDC, dont l'initiative est un non-sens visant à limiter la population étrangère en Suisse sous prétexte d'assurer une qualité de vie, dont cette population est, et a été, bien souvent, le premier artisan.

    La libre circulation ne doit plus être un dogme intangible. Aucune société ne peut accepter une liberté absolue en ce domaine, faute d'aboutir à une dérégulation du marché. L'emploi de nos résidents doit être préservé, particulièrement l'entrée dans la vie active de nos jeunes, sortant de formation. Si l'Union européenne veut absolument maintenir une liberté absolue de circulation des personnes, sans priorité au marché local de l'emploi, elle n'est pas le partenaire dont la Suisse a besoin, et l'ensemble des accords bilatéraux, qui n'auraient jamais dû être négociés sur de telles bases, deviendront caducs. Nous verrons qui a le plus à perdre dans les négociations qui s'ouvriront alors.

    Notre pays, qui a trop longtemps vécu, préservé des attaques, a perdu l'habitude de les prévenir. L'économie européenne est aux abois. La Suisse va au-devant d'années difficiles (secret bancaire, franc fort-euro faible). Nous devons préserver nos acquis et nous battre pour cela. Les employeurs de notre pays auront logiquement la tentation de réduire leur masse salariale. Un moyen sera de remplacer la main-d'œuvre locale par de la main-d'œuvre étrangère, meilleur marché, chaque fois que cela sera possible. Si nos dirigeants ne réagissent pas, de peur de froisser notre grand voisin, notre pouvoir d'achat ne cessera de chuter, avec pour conséquence indirecte un démantèlement accéléré de notre couverture sociale (AVS, LPP, LAMAL, AI, LAA, Chômage), d'ores et déjà amorcé par cet UDC qui prétend servir la population de notre pays.

    L'initiative UDC est une mauvaise réponse à un vrai problème. Pour une fois, que nos parlementaires ne jouent pas l'autruche ! Qu'ils ne laissent pas une peur légitime sortir des urnes et qu'ils anticipent la préoccupation de nos concitoyens !

    La Suisse a des atouts, il faut qu'elle cesse de douter d'elle-même, et qu'elle reprenne en mains sa destinée, car de sa détermination internationale dépendra le bien-être de sa population.

     

     

     

     

     

     

  • La délation obtient l'onction du Tribunal fédéral

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    Dans un  billet publié hier, Andreas Dekany revient fort opportunément sur un tout récent arrêt du Tribunal fédéral, donnant tort au Tribunal administratif fédéral, et confirmant la décision de février 2009 de la FINMA (autorité de surveillance des banques) d'autoriser l'UBS à transmettre les données bancaires de 255 clients aux autorités américaines (http://leblogdandreasdekany.blog.tdg.ch/archive/2011/07/26/arret-du-tribunal-federal-concernant-la-transmission-de-donn.html )

    Nous avons tout lieu de nous inquiéter des principes dégagés par une telle décision, et même s'il n'est pas politiquement correct de poser cette question, ce d'autant lorsque l'on est soi-même avocat, il serait intéressant de connaître la coloration politique des juges qui ont voté pour l'admission du recours de la FINMA...N'oublions pas qu'en Suisse, les juges fédéraux sont élus par le Parlement, mais qu'ils sont présentés par des partis politiques. Sans doute un système qui en vaut bien un autre, même s'il est difficile de comprendre que la démarche préalable que l'on demande à un juge, dont la qualité première requise est l'indépendance, soit un acte d'allégeance.

    Cela dit, une société privée, ce qu'est encore l'UBS jusqu'à preuve du contraire - bien qu'elle s'empresse de faire appel à l'aide de l'Etat quand cela l'arrange, tout en invoquant immédiatement après, lorsqu'il s'agit de fixer les bonus de ses cadres et dirigeant, les règles internes de la société anonyme - pourrait invoquer l'état de nécessité, ou mieux, la raison d'Etat, pour livrer à une puissance  étrangère, des clients qui se sont précisément adressés à elle en raison du secret qui constituait son fonds de commerce, et auxquels elle a offert des services illégaux aux yeux de l'Etat étranger concerné.

    Ce ne sont pas tant les répercussions de la procédure américaine sur l'UBS qui ont été retenues, mais les conséquences indirectes sur l'économie suisse...

    Ce même Tribunal fédéral, qui ne cesse de rappeler que le dommage indirect n'est pas indemnisé en droit suisse, lorsqu'il s'agit d'examiner les prétentions de victimes en matière de responsabilité civile (ainsi, la mère d'un enfant rendu invalide par un accident qui cesserait de travailler pour s'en occuper ne pourrait pas demander sa perte de gain au responsable), viendrait à considérer que le seul risque d'un dommage indirect pour l'économie nationale légitimerait la violation, par une société privée, de ses obligations tant légales et contractuelles. Historique d'opportunisme jurisprudentiel.

    Et cela ne fait bouger aucun journaliste de notre pays? Cela ne secoue pas le monde politique, concentré sur son échéance nombrilliste du 23 octobre, et cela n'ébranle pas la moralité de la nation. La Suisse est-elle devenue un Etat voyou sans décence, dirigé par des invertébrés qui se plient au gré du vent le plus fort ? Voici ce que j'écrivais il y a deux ans déjà sur le sujet :

    https://poggia.blog.tdg.ch/archive/2009/08/19/ubs-la-honte.html

    L'UBS aurait ainsi subi une procédure pénale? Eh bien qu'elle assume! Cela aurait touché l'économie suisse? Peut-être, mais qu'a fait finalement le Conseil fédéral bien que cette délation officielle ait été cautionnée? Il a garanti l'UBS avec l'argent des contribuables de ce pays.

    Que défend la FINMA ? L'intérêt du pays à long terme ou les intérêts économiques de nos entreprises à court terme comme je le démontrerai prochainement dans un billet relatif au contrôle des assurances privées ? Pour moi la réponse est claire.

    Et s'il fallait une preuve de plus que la justice, dans les affaires sensibles, est un exercice à géométrie variable, elle est toute rapportée.

     

     

     

  • La femme sera l'été du printemps arabe

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    La femme est l'avenir de l'homme chantait Jean Ferrat sur les paroles du poète Louis Aragon. Jamais cela ne sera plus vrai que dans le monde arabe qui se réveille à la démocratie. Balbutiement difficile, et innombrables écueils pour des populations qui n'ont connu, durant des générations, que le discours unique du pouvoir, et pour qui le savoir n'a été, que la reproduction par cœur du savoir des générations antérieures, comme on apprend les versets de l'immuable saint Coran.

    Pourtant, la démocratie ne se reçoit pas, ne s'importe pas. Elle s'apprend, jour après jour, dans l'analyse critique des événements, en se forgeant sa propre opinion, dans l'écoute respectueuse de l'opinion d'autrui. Tâche oh combien difficile.

    Dans ce contexte, glisser un bulletin dans  l'urne n'est pas le début d'une expression démocratique, mais son aboutissement, car ce n'est pas le geste qui importe, mais bien la volonté que son contenu exprime. Et le risque de céder aux sirènes d'un nouveau discours unique et faussement rassurant, celui des intégrismes religieux, est bien présent.

    La société aurait sans doute beaucoup à perdre, mais quelle est la conscience immédiate que peut avoir, l'espace d'un instant de l'Histoire, une population encore enivrée par un espoir qu'elle ne pensait plus avoir? Tout n'est-il pas mieux que la dictature en ces moments-là?  Le doute, et peut-être même la crainte pourraient inciter à l'attentisme et à l'inertie. Pourtant l'avenir immédiat ne se construit pas en soubresauts, car les ajustements risquent de ne jamais être possibles. Autant ne pas faire fausse route.

    Dans ce contexte, la menace intégriste, qui vise à réguler la vie de la société par les dogmes religieux, ne pourra être évitée, principalement qu'avec la force de conviction et la détermination de la femme arabe. C'est elle qui a décidément le plus à perdre dans un tel virage obscurantiste, et qui doit défendre l'égalité des sexes, dans un combat politique, bien sûr, mais aussi à l'intérieur de chaque maison, auprès de chaque père, chaque frère, chaque mari. Car l'apparent effacement de certaines femmes arabes n'est souvent qu'un jeu de rôles social, qui disparait à peine le seuil du domicile franchi, pour laisser la place à un réel partenariat au sein du couple.

    Plus facile à dire qu'à faire pensez-vous ? Sans doute. Mais qui aurait pensé, voici 9 mois à peine, que la Tunisie se débarrasserait de Ben Ali et l'Egypte de Moubarak ? Et ce n'est qu'un début au vu de l'actualité internationale.

    Alors Mesdames, le monde compte sur vous, et sur votre vote massif, pour que ces révolutions soient un réel pas en avant pour la société arabe en route vers une démocratie laïque et respectueuse de l'égalité des sexes.

     

     

  • CEVA: la censure continue!

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    Le 16 décembre 2010 un projet de loi était déposé, demandant un moratoire pour les travaux du CEVA, jusqu’au bouclement du financement à charge des partenaires français (http://www.geneve.ch/grandconseil/data/texte/PL10773.pdf). L’argumentation était simple et élémentaire : pourquoi commencer la construction de cette ligne ferroviaire impliquant une charge financière avouée - mais en-dessous de la réalité - de 1,5 milliard de francs à charge des contribuables genevois et confédérés, si les partenaires français ne sont pas en mesure de poursuivre les voies depuis la frontière à la gare d’Annemasse, avec l’aménagement requis de cette dernière ?

    Le bon sens pesant peu au regard de la force d’inertie, les partis ayant soutenu le CEVA ne souhaitant évidemment pas que leur impéritie, ou pire, leur tromperie, ne soit découverte, ce projet de loi fut d’abord renvoyé aux calendes grecques, puis à la commission des travaux (voir https://poggia.blog.tdg.ch/archive/2011/01/28/ceva-de-la-tromperie-a-la-censure1.html ). La censure était donc reportée à l'épisode suivant.

    Une séance unique a suffi pour balayer cette demande au nom du « on a commencé, faut finir », ou du « vos arguments on ne veut pas les entendre, on a décidé ». Bref, les dés étaient pipés. Tous, sauf le MCG et l’UDC ont rejeté cette demande, sans même entendre qui que ce soit, si ce n’est les balbutiements gênés de Monsieur Mark Muller, Conseiller d’Etat…

    Un rapporteur de majorité fut désigné en la personne de Monsieur Guy Mettan (PDC) et un rapporteur de minorité, Monsieur Roger Golay (MCG), avec un délai au 24 mai pour le dépôt des rapports, en vue du débat en séance plénière.

    Entretemps, la presse nous apprenait que la France exigeait une étude d’impact du CEVA sur la faune et la flore…( http://www.tdg.ch/print/node/343142 ) Le moratoire demandé apparaissait dès lors d’autant plus d’actualité, car jamais les Genevois n’avaient voulu d’un train qui s’arrête à la frontière…Pour la majorité pro-ceva, il devenait dès lors urgent …d’attendre, afin d’éviter tout débat public qui aurait pour conséquence inévitable de mettre au grand jour les mensonges éhontés qui avaient été assénés aux électrices et électeurs lors du référendum de 2009 quant au prétendu soutien indéfectible de nos voisins français, et quant à la volonté commune de construire la région, dont le CEVA serait la colonne vertébrale.

    Ainsi, plutôt que d’affronter honnêtement le débat, des moyens peu avouables sont utilisés pour ne pas dévoiler la réalité des faits. Alors que le député Roger Golay a respecté le délai qui lui a été imposé, Monsieur Guy Mettan n’a toujours pas déposé son rapport, rendant ainsi impossible tout débat en séance plénière. Le but est ainsi atteint.

    On se rappellera que Monsieur le député Guy Mettan, en sa qualité de président de ALP-Rail (http://www.alp-rail.net/cm/contacts.php?lg=fr&page=main ), n’est pas totalement désintéressé dans ce débat, si l’on en juge par les propos qu’il avait tenus dans les médias :

    « Le CEVA sera aussi financé par les Français... » (Un train pour rêver, Tribune de Genève du 18 novembre 2009).

    Nous avons aujourd’hui la preuve que les partisans du CEVA, Conseil d’Etat en tête, n’avaient alors aucune garantie à cet égard, pas même un petit courrier… Toujours difficile de reconnaître ses erreurs.

    Ceci explique cela. Et vive la manipulation !

    (Voir le bêtisier politique du CEVA :( http://www.mobilitege.ch/ceva/affirmations.php ))big-preoccupation.jpg