• 2021: des défis plus que jamais.

     La Santé, que l’on se souhaite presque machinalement chaque nouvelle année, n’aura jamais été aussi ancrée dans notre quotidien qu’aujourd’hui. L’année qui s’est achevée, avec notre naïf soulagement, n’a pas gardé avec elle nos souffrances, ou nos angoisses. Nous savons que rien ne sera simple ces prochains mois. Nous savons cependant aussi que sans solidarité, sans empathie, et sans la simple et élémentaire préoccupation pour autrui, qui devrait être naturelle, nous n’y arriverons pas. 

    Cette crise, d’abord sanitaire, mais bien vite économique et sociale, a sans doute été le révélateur du meilleur comme du pire que notre société peut engendrer. Je ne veux retenir que le meilleur, à savoir d’abord un engagement admirable de professionnels du secteur public comme privé. Ensuite un débat ouvert et légitime, lorsqu’il l’a été, et il le fut souvent, sur les choix difficiles qu’il a fallu faire. Enfin l’humilité que ce virus a imposé à nos certitudes. 

    Cette humilité, chaque décision prise nous la rappelait. 

    Face à une situation changeante, sans prévisibilité certaine, même à court terme, nous avons dû bien souvent choisir la moins mauvaise voie, conscients que la justesse de ce choix ne serait confirmée ou infirmée qu’à l’avenir. Nous l’avons fait dans la recherche constante de l’intérêt collectif, empruntant des chemins de crête difficiles, arbitrant apparemment entre santé et économie, alors qu’il n’y a qu’osmose constante entre l’une et l’autre. Nous ne prétendons pas rétrospectivement avoir toujours fait les bons choix, mais nous avons été intimement convaincus qu’ils se justifiaient alors.

    A celles et ceux qui ont perdu un proche en 2020, souvent dans des conditions qui les ont privés de l’intimité digne de ce moment de douleur, je souhaite transmette toute ma sympathie.

    A celles et ceux qui ont été touchés, directement ou indirectement par la maladie, je veux dire que la capacité de notre réseau sanitaire à répondre à ce défi sans précédent, a été notre préoccupation constante, et que nous serons à leurs côtés sur le chemin, parfois difficile, du rétablissement.

    A celles et ceux qui, particuliers ou sociétés, indépendants ou salariés, ont été et seront victimes de préjudices économiques consécutifs à la fermeture d’activités économiques ou à la récession inévitable que nous traversons sur le plan national et international, je les assure de la volonté du canton, mais aussi de la Confédération, de les soutenir efficacement pour traverser cette épreuve.

    La Suisse et Genève ont les moyens et la volonté de relever ces défis. Nous ne pourrons le faire que si notre cohésion l’emporte sur nos dissensions.

    La vaccination qui a débuté doit nous rassembler plus encore. Les doutes, et les questions qui en résultent, sont légitimes. Et les autorités sont là pour y répondre.

    https://www.ge.ch/se-faire-vacciner-contre-covid-19

    Il serait faux cependant de croire que la vaccination est le devoir des autres, car ce virus ne sera vaincu que si nous sommes unis dans ce combat. C’est à nouveau un acte de responsabilité individuelle pour un succès collectif.

    À toutes et à tous, je souhaite le meilleur pour 2021 !