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  • EMPLOI: LE CONSEIL D'ETAT SUIT LE MCG

    emploi-tunisie.jpgEn politique, lorsque le bon sens tente de plaider seul sa cause, sans être soutenu par des intérêts partisans, il a autant de chances de convaincre son auditoire qu’un noir devant une assemblée du Ku Klux Klan. C’est malheureusement le triste constat que les députés MCG au Grand Conseil sont contraints de faire régulièrement. Jugez plutôt :

    En matière d’emploi et de lutte contre le chômage, le MCG demande inlassablement depuis le début de cette législature, que l’Etat, les collectivités et les régies publiques donnent l’exemple en imposant une priorité en faveur des résidents du canton pour chaque poste à pourvoir. Les Accords bilatéraux entre la Suisse et l’UE permettent en effet d’instaurer cette priorité dans le secteur public, alors qu’une législation l’imposant au secteur privé serait déclarée discriminatoire.

    Réaction unanime de la gauche et de la droite : le MCG est un parti anti-frontaliers et xénophobe. Accusations aussi calomnieuses qu’imbéciles reprises en cœur par des médias dont la qualité première n’est certes pas l’esprit critique.

    Pourtant certains ne manquent pas de réfléchir derrière cette indignation d’apparat, conscients que la problématique soulevée par le MCG est réelle et que l’exigence posée est fondée.

    C’est ainsi que le Conseil d’Etat annonce, au lendemain du 1er mai, qu’il entend réintroduire la commission tripartite pour l’engagement dans le secteur public. Souvenez-vous, cette commission composée de représentants des syndicats, du patronat et de l’Etat, qui statuait sur les demandes d’engagement de travailleurs frontaliers avant l’entrée en vigueur de la libre circulation…Ainsi, la priorité aux résidents serait réintroduite. MERCI MCG ! Un discours que l’on abhorrait hier encore lorsqu’il émanait de la bouche des députés MCG devient aujourd’hui une évidence.

    Mieux encore, alors que le MCG préconisait, pour le secteur privé, des mesures incitatives pour les entreprises prêtes à se plier à la priorité du marché cantonal de l’emploi, le Conseil d’Etat propose d’instaurer un label « Entreprise genevoise responsable », en faveur des entreprises qui acceptent volontairement de se soumettre à cette commission tripartite. ENCORE MERCI MCG !

    Finalement peu importe que nos idées, parce qu’elles sont justes, soient reprises par d’autres. L’essentiel est que la population genevoise en sorte gagnante. Et c’est le cas.

    Néanmoins, ceux qui se sont battus, seuls contre tous, pour faire triompher le bon sens et la justice, auraient apprécié, au moment où les faits leur donnent raison, que l’on se souvienne que cette évidence ne l’est que par le combat qu’ils ont mené, et non grâce aux défilés de l’Alliance de gauche ou à une proposition spontanée de l’Entente. C’est sans doute trop demander. Mais la population n’est pas dupe.

  • LA LEGION FRANCO-VALDO-GENEVOISE

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    Engagez-vous, engagez-vous, vous verrez du pays ! Comme le légionnaire romain dans Asterix s’engageait dans la légion, nos politiques de tous bords s’engagent pour la région franco-valdo-genevoise.

    Davantage que le résultat d’une démarche intellectuelle, cet engagement est le fruit d’un postulat : Genève est le centre naturel de cette grande région dont le développement ne sera que commun, ou ne sera pas.

    Le propos n’est évidemment pas de nier l’interaction régionale, ni même l’apport  essentiel que les travailleurs frontaliers ont donné à l’essor de Genève ; mais oser prétendre qu’à moyen terme, 30'000 résidents genevois iront travailler en France, alors qu’il n’y a même pas l’amorce d’un début de balbutiement de projet permettant d’espérer obtenir un jour, de l’autre côté de la frontière, des salaires équivalents à ceux de Genève, relève de la profession de foi.

    N’étant pas payé pour être politiquement correct (il n’y aurait d’ailleurs aucune rémunération suffisamment élevée pour cela), souffrez, chers inconditionnels du « un pour tous, tous pour un », que je jette un pavé dans votre mare boueuse.

    Emploi : Genève est le canton où sévit le plus grand taux de chômage. Lorsque certains mauvais esprits (vous savez, ceux qui se disent ni de gauche, ni de droite), osaient esquisser un lien entre l’afflux de travailleurs frontaliers et le chômage à Genève, on les a fait taire. Jusqu’au jour où le SECO a admis ce lien pour les cantons présentant une frontière avec l’Union européenne. 

    L’explication est simple : la Suisse connaissant des salaires largement supérieurs à ceux de nos pays voisins (ne parlons même pas des autres), et le Conseil fédéral n’ayant prévu aucun échelonnement dans le temps du nombre de permis attribués à des frontaliers, des travailleurs venant de régions de plus en plus éloignées sont venus s’installer en France voisine, contribuant d’ailleurs à la pénurie de logements, dont les habitants de l’Ain et de la Haute-Savoie sont les premières victimes.

    A cela s’ajoute que dans tous les domaines professionnels, les travailleurs frontaliers avec expérience ont immédiatement recherché un emploi en Suisse, nos employeurs préférant engager un frontalier expérimenté plutôt qu’un résident genevois ayant fraîchement achevé sa formation. Alors qu’antérieurement une commissions tripartite vérifiait que des recherches préalables avaient été entreprises par l’employeur sur le territoire genevois, voire suisse, cette exigence devenait, du jour au lendemain, contraire aux accords bilatéraux !

    Ce que l’on ne dit pas, c’est qu’en France voisine la main-d’œuvre qualifiée se fait rare, ayant déserté les employeurs français pour la Suisse, ce qui prétérite l’économie et la formation professionnelle dans ces régions.

    Avec la baisse de l’euro, ce phénomène, que nos gouvernants continuent à vouloir nier, ne fera que s’amplifier si les collectivités et régies publiques, en premier lieu, ne montrent clairement  leur volonté de favoriser la main-d’œuvre résidente, et si nos entreprises aux courtes vues, ne prennent pas conscience que c’est le pouvoir d’achat des résidents genevois qui est en jeu, la paupérisation de notre population étant en marche depuis plusieurs années déjà.

    Vous l’avez compris, mon propos n’est pas de dire qu’il ne doit pas y avoir de frontaliers à Genève. C’est le contraire qui est vrai. Mais tout est question de mesure, et si rien n’est fait pour répondre au réel sentiment d’injustice que ressent une part de plus en plus importante de nos résidents, alors naîtra un sentiment xénophobe dont nous aurions tout à perdre.

    Que fait la gauche me direz-vous, pour protéger nos travailleurs ? Rien. Tel l’idiot utile de la droite, notre gauche considère qu’un chômeur chez nous vaut bien un chômeur ailleurs.

    Alors, en faveur de qui et au détriment de qui la région se construit-elle ?romain_flippant.jpg

    Logement et transports: On construit tellement peu à Genève depuis des décennies, que ce soit sous une majorité de gauche, comme de droite, que nos résidents sont contraints d’aller s’installer ailleurs, au prix d’interminables trajets, matin et soir. Au point que les « 2 Robert » (rien à voir avec le dictionnaire du même nom), à savoir Robert Cramer (Les Verts) et Robert Borel (ancien maire socialiste d’Annemasse), sont allés jusqu’à affirmer que la vocation naturelle de la région était : « travailler à Genève et dormir en France ».

    Est-ce véritablement ce que souhaite la population genevoise ? Certes non.

    Cette situation, qui empoisonne la circulation transfrontalière, avec 550'000 passages journaliers, n’est tout simplement plus acceptable, et indépendamment de la nécessaire construction rapide de logements économiquement accessibles à Genève, des alternatives doivent être  proposées en matière de transports en commun.

    A cet égard que fait la France ? Construit-elle des P+R sur son territoire? Participe-t-elle à la construction de P+R en Suisse ? Que nenni ! La Suisse propose de construire un train grandes lignes de Cornavin à Annemasse pour 1,5 milliard (CEVA), et non seulement la France ne prévoit aucun parking dans cette dernière ville pour accueillir les pendulaires, mais n’est même pas capable de réunir les 100 millions d’euros nécessaires pour réaliser le tronçon français et l’aménagement des gares françaises concernées.

    Par ces quelques exemples, il est démontré que la région est encore une (belle) vue de l’esprit. S’il faut être visionnaire pour gouverner, il faut aussi être deux pour danser la valse…Or, la région se construit à sens unique, avec, d’un côté, des négociateurs de bonne volonté qui mettent la main au porte-monnaie et, de l’autre, des politiciens opportunistes qui ne recherchent que leur intérêt.

    Tant que la Suisse, et Genève en particulier, continueront à avoir un complexe d’infériorité et continueront, comme le petit dans le préau des grands, à donner leur goûter avant même qu’on le leur demande, il n’y aura malheureusement jamais de négociations sur un pied d’égalité, et par voie de conséquence, de région harmonieusement développée.

     

     

  • SUCCES DU MCG !

    MCG.gifLe succès du MCG est avant tout la défaite des partis traditionnels, qui, depuis des décennies, se moquent éperdument du peuple qu’ils prétendent représenter, et qui, enfermés dans des idéologies déconnectées de la réalité, se sont révélés incapables de répondre à l’attente légitime d’électrices et d’électeurs, qu’ils méprisent au fond d’eux-mêmes, et qu’ils ne considèrent qu’instrument d’accès au pouvoir.

    A force de mondialisation, d’ouverture et de libre circulation, de Maastricht à Schengen, la gauche, comme la droite, ont, par des motivation différentes, mais convergentes dans leurs effets, oublié à la fois l’intérêt national et la priorité d’attention que mérite la population à laquelle leur politique s’adressait. Ainsi, que ce soit une droite centrée sur un profit favorisé par la libre circulation des travailleurs et des marchandises, ou une gauche allergique à toute discrimination dirigée contre des travailleurs provenant de l’étranger, au nom d’une internationale socialiste archétypique, la politique helvétique, et genevoise en particulier, n’a tout simplement pas été capable de réguler des flux migratoires, qui, en présence d’un chômage croissant, d’une hausse de la criminalité, d’une pénurie de logements et d’une baisse du pouvoir d’achat, ont fait naître une crise identitaire majeure.

    Mais le MCG, de miroir déformant qu’il était, dans lequel  la politique traditionnelle se reflétait, est désormais devenu une force politique nouvelle, indépendante de cet establishment culturel ou de cette oligarchie économique, qui n’ont que mépris pour la population. Force politique, car désormais rien d’essentiel  ne pourra se faire sans son soutien. Nouvelle, car le MCG n’est pas un parti politique classique ; il est un mouvement d’hommes et de femmes désireux de faire de la politique autrement, à l’écoute de la population, mais néanmoins conscients que notre pays, notre canton, ne verront leur avenir se faire qu’avec les nations qui les entourent, dans le respect de nos lois et de nos traditions.

    Ces prochains mois, ces prochaines années, nous assisterons à des alliances surprenantes, dont la seule finalité sera de barrer la route au MCG, émanant de partis qui se prétendent respectueux de la démocratie, et qui iront jusqu’à invoquer la défense de cette même démocratie pour justifier leurs actions. Or, ils ne respectent en réalité la démocratie que lorsqu’elle leur permet d’accéder au pouvoir, et la méprisent lorsqu’elle les désavoue, qualifiant de populistes ceux qui obtiennent, par les urnes, l’onction des électeurs.

    N’est populiste que celui qui tient un discours auquel il ne croit pas, dans le seul but de séduire les électeurs. Sachant que les partis qui qualifient ainsi le MCG sont au pouvoir depuis des décennies, qui est populiste en promettant sécurité, logement, et travail pour nos jeunes ? La population n’a pas été dupe.

    Aujourd’hui c’est bien le citoyen qui est gagnant, à savoir non seulement toutes celles et ceux qui sont les laissés pour compte de notre société, mais aussi, et surtout, des hommes et des femmes, toutes classes sociales confondues, écoeurés par des dirigeants élitistes et dogmatiques.

    Merci d’avoir voté MCG, car le bon sens n’a pas de couleur politique !

    MCG : NOUS EXISTONS POUR VOUS ET PAR VOUS.

  • Kadhafi: Ils ont osé!

    photo.jpgAprès avoir poussé la servilité jusqu’à rentrer de Tripoli avec des valises au lieu des otages ; après avoir poussé la couardise jusqu’à s’auto-flageller plutôt que de dénoncer un régime criminel ; après avoir poussé l’indécence jusqu’à poursuivre un élu genevois pour avoir, à la tête du MCG, osé désigner en la personne de Kadhafi l’exemple même de l’étranger dont la présence en Suisse doit être bannie, voici que la vérité la plus infâmante nous est dévoilée :

    « le Conseil fédéral a délibérément trompé la population suisse en lui faisant croire que la somme de 1,5 million destinée à Hannibal Kadhafi était bloquée en Allemagne jusqu’à décision d’un Tribunal arbitral, alors que cette somme lui était versée immédiatement sur un compte libyen en été 2010»

    Ce mensonge indigne de l’honnêteté que l’on serait en droit d’attendre du Conseil fédéral a été proféré dans le but évident de ne pas avouer un accord honteux et humiliant.

    Saurons-nous ces prochains jours si le Conseil d’Etat genevois était au fait de cette situation, participant ainsi à la tromperie ?

    La consternante réalité est cependant évidente : le Conseil fédéral a versé une rançon de 1,5 million pour libérer notre dernier otage !

    Nul doute que la valeur de la vie de cet otage justifiait objectivement ce montant. Mais alors pourquoi déguiser cette rançon en un prétendu accord judiciaire ? Pourquoi, une fois l’otage en sécurité sur sol helvétique, Madame Calmy-Rey a-t-elle poursuivi cette mise en scène, sans nul doute à l’insu du Parlement, qui devait l’élire, du bout des lèvres, Présidente de la Confédération ?

    Comment maintenir la confiance en nos institutions devant de pareils dysfonctionnements ?

    Hannibal Kadhafi aura ainsi reçu 1,5 million de la Confédération pour avoir passé 2 nuits en détention et avoir vu son visage, de face et de profil, dans un quotidien genevois.

    Combien la Confédération a-t-elle débloqué pour les dizaines de milliers de réfugiés fuyant la Libye après avoir été dépouillés, battus, blessés, par les sbires du colonel et de son clan ? Je vous le demande Mesdames et Messieurs les Conseillers fédéraux !

    La notion de justice représente-t-elle si peu à vos yeux pour que seule la force et l’arrogance de vos interlocuteurs soit à même de vous arracher quoi que ce soit, aussi injuste soit-il ?

    Vous ne dirigez pas notre pays. Tout juste l’administrez-vous, mal, sans courage et sans fierté!

  • Y'EN A MARRE

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  • Securité? Keskseksa?

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  • DU PAIN ET DES JEUX

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