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  • CLAUDE RUEY ET EASYJET

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  • ASSURANCE INVALIDITE : LA CHASSE AUX SORCIERES

    Contrairement à ce que tente de faire croire un certain parti d’extrême droite, qui n’a de cesse de démanteler la couverture sociale de notre pays, soutenu par un inconscient collectif qui fait du travail la valeur suprême et, donc, l’absence de travail une carence de la volonté, les profiteurs ne sont pas là où l’on croit.

    Régulièrement, l’Assurance invalidité fédérale publie fièrement sont tableau de chasse dans les médias, comme jadis on brûlait les sorcières sur le bûcher. C’est ainsi que l’on apprend qu’une centaine de « profiteurs » ont été débusqués et punis. Des anti-citoyens vivant aux crochets de la collectivité en se faisant verser les substantielles mannes de cette généreuse assurance sociale, qui permet, nous le savons tous, de couler des jours oisifs et béats, dans l’attente des prestations, tout aussi confortables de l’AVS.

    De qui se moque-t-on ? Celles et ceux qui sont au front de la défense des assurés savent quels sont les abus commis par les Offices AI, secondés par une cohorte de pseudo-experts médicaux, qui sont sans doute les seuls à trouver dans cette assurance sociale une source de revenus d’autant plus confortable et bienvenue que le Tarmed a désormais limité les possibilités de s’enrichir rapidement par l’exercice consciencieux de la médecine.

    Combien de pauvres femmes et hommes, venus grossir les statistiques des « profiteurs démasqués » ne sont autres que des assurés, envoyés devant des experts complaisants pour lesquels seule la mort serait une entrave légitime au travail ?

    Combien de ces assurés démunis sont-ils contraints d’accepter des réductions ou suppressions de rentes faute de pouvoir se défendre devant les tribunaux, par manque de ressources non seulement financières, mais aussi psychiques, tant les décisions de l’AI sont ressenties comme une agression violente et injuste.

    Sans doute était-on plus « généreux » à octroyer une rente d’invalidité voici vingt ans, la conjoncture de l’époque l’expliquant. Est-ce toutefois une raison suffisante pour plonger aujourd’hui ces personnes dans la précarité ? A supposer qu’elles n’aient pas été totalement invalides à l’époque, elles le sont devenues avec le temps. Comment justifier d’imposer à un rentier AI qu’il reparte dans le marché du travail avec un préavis de deux mois ? Quel employeur pourrait raisonnablement être intéressé par sa candidature, alors que son curriculum vitae présente un « trou » allant parfois jusqu’à plusieurs décennies ! Mais où est donc passée notre solidarité ? Ces personnes sont donc vouées à l’assistance publique. Assainir l’AI en créant des injustices est non seulement indigne d’un État de droit, mais inutile économiquement, car si la poche change, c’est bien toujours le même pantalon.

    Ne soyons pas dupes, les abus sont le fait d’une infime minorité d’assurés, tant le sort des rentiers AI n’a rien d’enviable. Personne ne nous fera croire que la crise économique a été salutaire et qu’elle a permis à des invalides de retrouver une capacité de travail. Il ne s’agit en fait, sous le couvert d’une révision, que d’interpréter différemment des situations inchangées, ce qui est inadmissible sur le plan de la sécurité du droit et de l’équité. Ne parlons même pas de tous ces invalides qui se voient refuser des rentes au motif qu’ils pourraient trouver un travail dans un « marché équilibré de l’emploi », fiction juridique qui les renvoie à l’Assurance chômage, puis, à terme, à l’assistance publique également.

    Voilà où sont les abus aujourd’hui. Il faut les dénoncer haut et fort, car contrairement au jeu télévisé, les « maillons faibles » ne s’éliminent pas, et un État moderne se juge sur sa capacité à soutenir et à intégrer ses membres les plus défavorisés.

  • LIBYE-suisse: La politique du lombric

    L’accord conclu entre la petite Confédération Suisse et la Grande Jamahiriya arabe Libyenne Socialiste et Populaire, au-delà de l’indignation épidermique qu’il peut susciter, met en évidence un mal bien plus profond de notre pays.

    Mon propos n’est pas de faire appel à un sentiment patriotico-nationaliste, par définition simpliste et simplificateur, mais d’analyser comment la Suisse a pu, en quelques jours, donner d’elle-même une image aussi piteuse que déplorable.

     

    L’honnêteté veut avant toute chose que l’origine du conflit soit rappelée :

     

    Tout débute le 12 juillet 2008 lorsque 2 employés du couple Hannibal et Aline Kadhafi, qui résident alors à l’Hôtel Président à Genève, avec leur fils de 3 ans et deux gardent du corps, déposent plainte pour séquestration et lésions corporelles. Le même jour, les employés en question sont pris en charge par la police, de sorte qu’ils sont « hors de danger », à supposer que leurs accusations aient été fondées.

     

    Plutôt que d’adresser aux époux Kadhafi, dont la présence à Genève est motivée par la prochaine naissance de leur second enfant dans une clinique privée, un mandat de comparution - quitte à prendre ensuite d’autres dispositions au cas où ces personnes refuseraient de s’expliquer - ce sont des mandats d’amener qui sont délivrés par le Commissaire de police, en accord avec le représentant du Procureur Général.

     

    Bien que ne bénéficiant pas du statut diplomatique, le couple Kadhafi dispose d’un passeport diplomatique, d’où les mises en garde du Département fédéral des affaires étrangères à l’attention du Département genevois des Institutions, de prendre toutes les précautions d’usage compte tenu des répercussions politiques que cette interpellation ne manquera pas de susciter au niveau des relations bilatérales entre les deux pays. LES VOILA TOUS AVERTIS !

     

    Pourtant, ce ne sont pas moins de 20 policiers qui interviennent le 15 juillet 2008 dans l’Hôtel où réside le couple et son enfant. Après une vague tentative de discussion l’assaut est ordonné. Hannibal Kadhafi est emmené menotté à la police, et son épouse à la Maternité. Il faudra attendre le 17 juillet, soit deux jours de détention,  pour que leur mise en liberté soit ordonnée, moyennant des cautions totalisant 500'000.—francs. Durant cette détention, personne ne s’est de surcroît préoccupé de l’enfant de 3 ans…

     

    Personne, au niveau cantonal ou fédéral, ne prend alors les devants, afin d’anticiper la réaction évidente et prévisiblement disproportionnée du Chef d’Etat Libyen, pas plus qu’après le passage à Genève de Aicha Kadhafi, sœur de Hannibal, qui annonce une riposte « œil pour œil, dent pour dent ». Mieux encore, devant les caméras de télévision, Micheline Calmy-Rey, venue soutenir son collègue Laurent Moutinot, sourit et plaisante durant la conférence de presse. L’intention de nuire devant être écartée, ce comportement ne peut être mis que sur le compte d’un manque flagrant de sérieux et de professionnalisme.

     

    Pendant ce temps, deux ressortissants suisses sont arrêtés, puis assignés à résidence en Lybie (les autres ont eu le temps de fuir), sans parler des entreprises suisses dont les contrats sont gelés et les employés étrangers également retenus sur sol libyen. Le dommage se chiffre en centaines de millions.

     

    Depuis lors, et durant une année, notre diplomatie est incapable de sortir de l’impasse. Mieux encore, les maladresses se multiplient, au point que les exigences du Colonel Kadhafi, dont la mesure n’a jamais été la principale qualité, deviennent franchement surréalistes.

     

    Ce même Colonel prend la parole durant le G8 de L’Aquila pour demander que la Suisse soit disloquée et rattachée aux pays limitrophes selon la région linguistique, sans que personne ne réagisse…Il est vrai qu’il faut relativiser le message en fonction de celui dont il émane, mais tout de même… La Suisse est bien seule et isolée !

     

    Et voici que débarque notre Président Hans-Rudolf Merz. Sans concertation aucune avec ses collègues du Conseil fédéral, et encore moins avec les autorités du canton de Genève, il décide, seul, d’organiser le « coup d’éclat » qui sera, dumoins le pense-t-il, la gloire de sa carrière.

     

    Il signe, au nom de la Confédération, un accord honteux, qui n’a même pas le mérite d’avoir été passé pour le bien supérieur de la nation, et par lequel :

     

    1. il présente au peuple libyen au nom de la Suisse, ses excuses pour l’arrestation « injustifiée et inutile» du « Diplomate libyen » et de sa famille.
    2. il accepte la mise en œuvre d’un Tribunal arbitral avec siège à Londres, qui devra dire si les conventions internationales, le droit national, les usages internationaux et « les principes généraux de la loi et la courtoisie reconnus par les nations civilisées » ont été respectés.
    3. il s’engage à ce que les autorités suisses compétentes prennent les mesures nécessaires contre les responsables de l’incident, que le Tribunal arbitral désignerait.
    4. il s’engage à renvoyer en jugement les responsables d’infractions pénales qui seraient désignées par le Tribunal arbitral.
    5. il engage la Suisse à verser aux victimes de l’incident (la famille Kadhafi), ou au bénéficiaire de leur choix les indemnités fixées par le Tribunal en cas de reconnaissance d’une responsabilité civile ou pénale.
    6. Il prend l’engagement pour la Suisse à ne pas répéter un tel incident à l’avenir, à l’égard de tout citoyen libyen.

     

    Moyennant quoi les parties restaurent leurs relations normales dans les 60 jours.

     

    Aucune phrase, ni aucun mot pour les 2 otages suisses totalement innocents et retenus contre leur volonté durant plus de 13 mois. Bien évidemment personne n’aura à juger du bienfondé de cette mesure de représailles, ni d’une quelconque indemnité en leur faveur. Aucun dédommagement non plus pour toutes ces sociétés suisses que l’on a traitées plus bas que terre du jour au lendemain.

     

    Quant à ce Tribunal arbitral, son activité ne sera qu’une pure mascarade –néanmoins lucrative pour ceux qui le composeront-, car, d’une part, Hans-Rudolf Merz a lui-même qualifié l’arrestation de « injustifiée et inutile », et, d’autre part, on recherchera en vain des juges arbitraux suffisamment courageux pour ne pas vouloir satisfaire la Libye, face à une Suisse qui s’est elle-même condamnée.

     

    Quelle leçon tirer de cette débâcle?

     

    Une gestion calamiteuse de cet incident, qui n’aurait même pas dû avoir lieu si au niveau cantonal et fédéral, les Chefs des Départements concernés, Laurent Moutinot et Micheline Calmy-Rey, avaient su être présents au moment opportun pour donner les ordres qui s’imposaient.

     

    La conclusion d’un accord exclusivement dicté par la Libye, à l’issue d’un rapport de force, et dans lequel les intérêts de la Suisse, de ses ressortissants et de ses entreprises ne sont absolument pas préservés.

     

    Une violation manifeste de l’autonomie cantonale en laissant un Tribunal arbitral étranger désigner des coupables sur sol genevois.

     

    Des pouvoirs de représentation de la Confédération clairement outrepassés par un Président agissant sur le plan international au mépris de la collégialité.

     

    Des engagements outranciers à l’égard de tout ressortissant libyen, auquel un traitement de faveur devra être désormais assuré, de peur de créer un nouvel « incident ».

     

    Mais au-delà de tout cela, deux messages dramatiques à la Communauté internationale :

     

    1. Lors d’une arrestation injustifiée, Les Tribunaux suisses ne sont là que pour fixer les indemnités dues aux faibles. Les forts peuvent utiliser la menace, le chantage et la prise d’otages. Me Charles Poncet pourra retirer sa demande devant les Tribunaux genevois, désormais inutile.

     

    1. La Suisse est gouvernée par des invertébrés incapables, qui agissent au gré du vent et de l’humeur, sans ligne politique claire. Ils ne méritent donc aucun respect.

     

    Malheureusement chaque pays a les gouvernants qu’il mérite, et la course au Conseil fédéral à laquelle on assiste aujourd’hui pour remplacer Pascal Couchepin, en est la triste représentation.

     

    Pour être élu, il faut faire le consensus autour de soi. Ceux qui dérangent ou qui font peur par leurs idées nouvelles sont écartés. Comme disait très justement Georges-André Chevallaz, la Suisse est un pays de viticulteurs, lorsqu’un cep dépasse, on le taille.

     

    Ainsi, celles et ceux qui parviennent aux plus hautes charges de l’Etat ont dû prouver que leurs idées étaient suffisamment aseptisées pour réunir une majorité d’élus. Ce n’est malheureusement pas la définition des grands esprits. La médiocratie est installée.

     

    La Suisse en a pourtant grand besoin d’innovation et de courage en ces temps difficiles.

     

    Ce qu’a fait Hans-Rudolf Merz démontre la réalité du Principe de Peter. Malheureusement, faute de s’en rendre compte, il ne démissionnera pas, et faute de pouvoirs, voire de volonté pour le faire, le Parlement ne le renverra pas à ses Conseils d’administration.

     

    Après UBS et la Libye, à quand la prochaine auto-flagellation ?

     

     

     

     

  • UBS : LA HONTE

    « La Suisse respire » entonne en cœur la presse nationale. Oui peut-être, mais l’odeur est nauséabonde. Il est vrai qu’après une noyade annoncée, on ne peut que se réjouir de boire la tasse !

     

    Bref. Le moral est bon. Tant pis pour la morale, et les quelque 4450 dommages collatéraux, qui ne sont autres que les nageurs auxquels nous nous sommes agrippés, jusqu’à les sacrifier, précisément pour éviter notre propre noyade.

     

    Pense-t-on vraiment avoir sauvé la face et évité le pire ? Si notre Conseil fédéral pense réellement ce qu’il déclare, la situation est indubitablement préoccupante.

     

    Rappelons tout de même – la mémoire étant par définition courte lorsqu’elle mène à l’introspection – que notre grande Banque est allée aux Etats-Unis proposer à des ressortissants américains des subterfuges juridico-économiques pour échapper au fisc de leur pays !

     

    Un tel comportement est inqualifiable, sinon pénalement, puisqu’il s’agit d’instigation et de coactivité de fraude fiscale. Sans l’aide de l’UBS, nul doute que ces Américains fortunés auraient respecté les lois de leur pays. Cependant, la présentation de nos banquiers était trop alléchante.

     

    Mais voilà, puisqu’à la malhonnêteté, il faut associer la couardise, tels des « repentis » maffieux italiens, nos banquiers, avec la providentielle assistance de l’Etat, ont négocié leur salut en dénonçant leurs clients, ceux-là même qui les avaient engraissés durant tant d’années.

     

    Est-ce une victoire ou une honte ?

     

    Pire encore, au nom de l’intérêt supérieur de la Nation, notre Exécutif fédéral intervient dans la négociation, complétant l’amalgame entre des banquiers avides et véreux et la Confédération suisse !

     

    Pourtant, quel serait ce lien entre le secret bancaire suisse et une activité délictuelle commise à l’étranger ? Depuis quand l’ordre juridique suisse protégerait-il l’auteur d’un délit à l’étranger ? Pourquoi la filiale américaine de l’UBS, sommée aux Etats-Unis de présenter des pièces pourrait-elle invoquer, en Suisse, son secret bancaire ? Il s’agissait d’une affaire americano-américaine, qui devait être réglée selon le droit américain, aussi douloureux que cela soit pour ces banquiers qui ont fait leur fond de commerce de cette activité illicite.

     

    Ce n’est en réalité pas le secret bancaire suisse qui était en jeu, contrairement à ce que l’on nous raconte, mais uniquement une question de gros sous…

     

    Si l’UBS n’avait pas cédé, tel un lézard qui lâche sa queue pour sauver sa peau, l’amende aurait été gigantesque, et les Etats-Unis se seraient servis dans les avoirs de la Banque. Et devinez qui aurait finalement payé l’addition ? Je vous le donne en mille ! Ceux-là mêmes qui ont mis 6 milliards et garanti 60 milliards pour sauver cette Banque en fin d’année dernière et à qui l’on a dit que la politique salariale de la Banque ne les regardait pas, lorsqu’ils se sont émus d’apprendre que plus de 3 milliards allaient être versés en bonus en début d’année: VOUS ET MOI.

     

    Ainsi, on fait croire au monde que la Suisse est prête à sacrifier les clients de ses banques sur l’autel d’un secret bancaire de pacotille, qui ne pèse pas bien lourd face à la raison d’Etat.

     

    MERCI UBS ! MERCI NOTRE CONSEIL FEDERAL !

     

    Le message est passé, et vous en verrez bientôt les funestes conséquences.

     

     

  • TROP DE DEMOCRATIE?

    Certains prétendus démocrates nous expliquent régulièrement, notamment à Genève, que la démocratie est malade d'un mal inhérent à sa propre structure, au motif que l’usage du référendum et de l’initiative serait détourné de son but car ces instruments démocratiques serviraient prétendument des intérêts particuliers au détriment de l’intérêt général.

    Ce raisonnement, malheureusement répandu, est non seulement absurde, il est dangereux. Ces platoniciens qui s’ignorent, et qui pensent que de la liberté naît la tyrannie, considèrent en fait que seuls de  « bons sujets » devraient être soumis au peuple – comprenez par là ceux qui sont dignes d’intérêt à leurs yeux – alors que les autres devraient être tranchés par nos élus.

    En d’autres termes, c’est l’usage des droits démocratiques « par les autres » qui dérange. Pourtant, heureusement que les droits démocratiques existent ! Comme disait Winston Churchill, la démocratie est le pire des régimes, si on fait abstraction de tous les autres.

    En réalité, ce qui tue la démocratie, ce sont les avis péremptoires exprimés par des ignares paresseux convaincus de détenir la mesure du bien collectif. La Suisse est un exemple de démocratie pour le monde. Là où d'autres affronteraient leurs différences, nous les juxtaposons pour en faire notre force. Non sans heurts ou amertumes parfois.

    Cette Suisse, qui a séduit le monde et qui a fait la fierté de tant de générations perd aujourd'hui ses repères, ses valeurs fondamentales. Par une politique extérieure maladroite, elle a fait rimer neutralité avec isolement. Timorée, et souvent même complexée, elle confond ouverture et renoncement.

    De plus en plus de citoyennes et de citoyens de ce pays, des femmes et des hommes qui ne sont pas des conservateurs, et qui n'ont pas d'affinités avec l'extrême droite, demandent un retour aux valeurs civiques, éthiques et morales auxquelles ils croient, afin qu'il fasse bon vivre en Suisse, en protégeant nos emplois et en dynamisant la recherche d'emploi pour nos chômeurs, en créant des logements à loyers abordables sans dissuader les promoteurs par des chicanes administratives, en donnant à nos enfants une éducation qui les armera face au monde de demain, en soutenant la recherche qui a toujours été la carte de visite de la Suisse, et en continuant à permettre l'accès à une médecine de qualité tout en exerçant un contrôle efficace sur les caisses-maladie.

    Pour cela nous avons besoin de finances saines, et nous devons continuer sur la voie qui a été tracée. Genève doit être et rester attractive pour de nouvelles entreprises étrangères, avec lesquelles il faut négocier une imposition favorable en échange d'une création d'emplois. Nous devons maintenir les forfaits fiscaux pour ces étrangers qui choisissent Genève pour dépenser leur argent, et qui sinon iraient tout simplement ailleurs.

    Ceux-là même qui demandent le maintien et l'amélioration des droits sociaux font exactement le contraire de ce qu'il faut pour remplir les caisses de l'Etat, condition sine qua non pour atteindre cet objectif.

    Au-delà des dogmes partisans, Genève n'échappe pas à la règle, et a besoin à sa tête de femmes et d'hommes suffisamment imaginatifs pour prévoir les besoins des prochaines décennies, et impérativement intègres pour échapper à l'influence des lobbys qui gangrènent notre pouvoir politique.

    Pour cela, toutes celles et ceux qui s'abstiennent habituellement de voter, par résignation, écoeurement ou désintérêt doivent comprendre que leur voix est essentielle le 11 octobre pour changer le visage politique de ce canton.