23/12/2011

SECRET BANCAIRE EN DECOMPOSITION

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Certains se réjouiront sans doute de la tendance actuelle au démantèlement de notre secret bancaire. Ce sont ceux-là mêmes qui ont inconsciemment profité de l'essor économique exceptionnel de la Suisse depuis la dernière guerre, l'attribuant à la capacité de travail et d'innovation du peuple helvétique, et occultant que la masse financière dont nos  banques ont profité, leur a permis de soutenir nos entreprises dans leurs activités de pointe.

La Suisse des années 70', présentée à juste titre comme la machine à laver mondiale de l'argent sale, n'est plus. Il suffit pour s'en convaincre de passer par les obstacles désormais posés par nos banques pour l'ouverture d'un compte bancaire, et non seulement pour les personnes domiciliées à l'étranger.

Si la fraude fiscale doit être combattue, car elle fait appel à des moyens délictueux pour sortir l'argent du pays de domicile de son ayant-droit, l'évasion fiscale, qui n'est qualifiée comme telle que par le fisc étranger qui voit échapper l'objet de son imposition sur la fortune, mais qui n'est que le déplacement de sommes honnêtement gagnées , après paiement de l'impôt sur le revenu, n'est choquante que pour celles et ceux qui considèrent que la Suisse doit être un agent de ces administrations étrangères, au nom d'une solidarité internationale, que les pays qui s'en prévalent ne revendiquent que lorsque cela les arrange.

Le monde politique et financier semble désormais résigné à glisser sur la planche savonneuse que nous a servie l'UBS, en raison des infractions clairement commises dans ce domaine aux Etats-Unis.

Sans vergogne, nous faisons aujourd'hui de la délation un must incontournable, sacrifiant sur l'hôtel de la bienséance internationale tous ces clients, dont le seul tort est d'avoir cru à la confidentialité qui leur a été vendue pour les attirer chez nous.

Certains tentent malgré tout de relever l'échine, de nager à contre courant, sachant les chutes toutes proches.

C'est ainsi que le 8 juin 2010, Monsieur Martin Landolt, Conseil national PBD, déposait l'initiative parlementaire suivante, visant à inscrire le secret bancaire dans la Constitution, avec une réserve de taille, qui démontre la modération de la démarche :

1. Le secret bancaire est garanti. Est réservé l'alinéa 2.

2. En cas de soupçon de fraude fiscale ou de soustraction fiscale grave, les autorités suisses compétentes peuvent ordonner à des établissements bancaires de communiquer les données probantes. Les conditions et la portée de l'obligation de communiquer sont régies par les conventions pertinentes contre les doubles impositions s'agissant des clients étrangers, par la législation suisse s'agissant des clients suisses.

3. Le Conseil fédéral édicte les dispositions d'exécution.

Eh bien sachez que le 13 décembre 2011, par 172 voix contre 13, le Conseil national a refusé d'entrer en matière, à savoir les 9 PBD plus 4 députés, dont moi-même. (http://www.parlament.ch/ab/frameset/f/n/4901/369687/f_n_4... )

Où étaient alors les parlementaires PLR, défenseurs de la place économique suisse, largement sponsorisés par nos banquiers ?

Où étaient alors les parlementaires UDC, défenseurs de l'indépendance de la Suisse face aux pressions de l'Union européenne ?

Aux abonnés absents.

Une fois encore, le politiquement correct a tué le politiquement efficace et il est temps que certains invertébrés de la politique cessent de fustiger un Conseil fédéral timoré dont ils sont les complices.

 

 

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15/12/2011

Vous avez dit insécurité et répression?

 

Conseil national, 15 décembre 2011, 12h15 : Par 79 voix contre 76, la motion du Conseiller aux Etats PBD Werner Luginbühl, demandant la suppression des peines pécuniaires avec sursis et la réintroduction des peines privatives de liberté de moins de six mois est transformée en simple mandat d’examen… Au moment du vote, la moitié au moins des parlementaires UDC est absente*, alors que la gauche, disciplinée, est bien là.

Il est vrai que la sécurité et la répression de la délinquance ne font pas partie des préoccupations de l’UDC. De la parole aux actes.UDC.png

(*les deux Genevois, Céline Amaudruz et Yves Nidegger, sont à leur place)

 

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08/11/2011

CEVA: L'omertà des milieux politico-médiatiques genevois

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Avertissement : Le message ci-dessous n'est pas à mettre dans n'importe quelles mains, notamment dans celles d'esprits critiques, qui pourraient nourrir des doutes quant à la compétence, voire l'honnêteté intellectuelle de nos dirigeants, sentiment de nature à nuire à l'image de la République.

 

 

Alors que la totalité de la classe politique bien-pensante, de gauche comme de droite, poursuit son travail de désinformation; alors que les journalistes d'investigation de notre vénérable République sont aux abonnés absents; alors que Monsieur Mark MULLER, en grande pompe, annonce le premier coup de pioche du « chantier du siècle »; la population genevoise continue à être bercée dans la douce illusion que l'avenir ne se construira qu'avec le CEVA, ce projet devant être la future colonne vertébrale d'une région qui n'est aujourd'hui qu'un vulgaire lombric, et que celles et ceux qui persistent à considérer qu'une dépense annoncée de plus de 1.5 milliard, mais qui dépassera évidemment les 2 milliards, ne serait qu'une absurdité au vu du bénéfice escompté en termes de mobilité, ne sont que d'infâmes égoïstes, qui ne visent qu'à préserver leur confort personnel aux dépens du bien-être de la collectivité.

C'est ainsi que la TRIBUNE DE GENEVE, faiseur d'opinion par excellence, annonçait, le 19 octobre 2011, que « Berne accepte le surcoût du CEVA », tout en noyant dans le texte, faute de pouvoir l'inscrire en petits caractères dans une note de bas de page, que Genève devrait finalement débourser 125 millions de plus (http://www.tdg.ch/actu/suisse/geneve-devra-payer-entretien-ceva-2011-10-19 ).

Lorsque l'on sait que les Genevois ont voté en novembre 2009 sur une augmentation de budget de 107 millions pour le CEVA, ce nouveau dépassement n'est évidemment qu'une peccadille, ou mieux, un épiphénomène à jeter à la corbeille de l'histoire.

Afin de tuer dans l'œuf toute velléité référendaire, le lecteur est d'ailleurs averti: cette somme n'est en fait que la capitalisation d'un coût d'ores et déjà prévu dans le Protocole de 2002, qui avait actualisé la convention de ... 1912, pour ce qui est des coûts annuels, non couverts, d'entretien et d'exploitation de cette infrastructure.

Certains esprits critiques, bien évidemment méprisables, pourraient être tentés de balbutier une objection, dans la mesure où ce qui était prétendument prévu aurait dû, logiquement, être annoncé, alors qu'au contraire, Monsieur Mark MULLER, en personne, affirmait en regardant l'électeur dans le blanc des yeux : « ce sera un milliard et demi et pas un sou de plus, je le garantis ». Oublions ce détail et regardons par-dessus cette abominable frontière, dont la région en construction n'a cure, et examinons, n'en déplaise aux manipulateurs qui nous gouvernent, ce qu'il en est du financement du CEVA côté français.

Rappelons, si nécessaire, que le CEVA est destiné à relier la Gare de Cornavin à Annemasse et non pas à s'arrêter à la frontière française, faute de quoi sa justification même en serait niée. Or, la France n'ayant toujours pas bouclé le budget la concernant, qui est de la bagatelle d'environ 300 millions, comme le rappelle la TRIBUNE DE GENEVE dans l'article précité, un projet de loi fut déposé au Grand Conseil par certains mauvais esprits, dont votre serviteur (PL10773), demandant « un moratoire sur l'exécution des travaux du CEVA, jusqu'au bouclement du financement à charge des partenaires français ».

Dans ce contexte, Monsieur Mark MULLER, lui encore, fut entendu par la Commission des travaux, ses propos ayant été ainsi rapportés dans le rapport de Monsieur Guy METTAN: « M. MULLER relate l'état des discussions régulières tenues avec les autorités françaises. Si la France refuse de payer sa part du projet, deux solutions se profilent : soit une autorité suisse accepte de financer ladite part, soit on renonce au projet de CEVA. Il estime toutefois que l'Etat français honorera ses engagements, car il y va de sa parole et de son honneur » (PL10773-A).

Le lecteur appréciera le sérieux des garanties obtenues par notre Gouvernement de la part des autorités françaises pour être réduit à faire appel à « la parole » et à « l'honneur » lorsqu'il en va de ce que l'on nomme pompeusement « le chantier du siècle ».

A ce jour, l'on ne sait dès lors toujours pas si la France va boucler sa part du budget, et si oui, quand.

La TRIBUNE DE GENEVE, semble toutefois en savoir davantage que le Président du Conseil d'Etat, puisqu'il est indiqué dans l'article du 19 octobre 2011 : « A 1,567 milliard de francs suisses que le CEVA devrait coûter en valeur actuelle, s'ajoute la part française évaluée à 300 millions de francs suisses. Cette somme est entièrement à charge des collectivités publiques françaises, note le communiqué de l'administration fédérale. Du côté français, on assure que le financement est bouclé à 10 millions d'euros près ».

Lorsqu'on parle « du côté français », on s'abstient évidemment de citer l'interlocuteur, des fois que l'on veuille vérifier.

Parlons-en de ce « côté français »: Monsieur Bernard ACCOYER, député-maire d'Annecy-le-Vieux et Président de l'Assemblée Nationale française , rien que cela, accordait, le 3 novembre 2011, une interview au journal « Le Messager », dans lequel on pouvait lire , je cite :          « Quant au CEVA, il manque quelques millions d'euros côté français, l'Etat peut-il remettre la main au porte-monnaie ? ». « L'Etat a déjà mis plusieurs millions d'euros, le Département a également mis une grosse somme : ça suffit ! Le CEVA est une pompe aspirante. On ne va pas laisser enclaver le Châblais et le bassin annécien et voir notre main d'œuvre partir régulièrement de l'autre côté de la frontière. S'il faut plus d'argent, soit la Suisse apporte le financement, mais on ne peut pas mettre de financements quels qu'ils soient sans avoir désenclavé le nord du Département » ( http://www.lemessager.fr/Actualite/Actualite_de_Hte_Savoie/article_1482557.shtml ).

Et de vanter le désenclavement du Châblais par de nouveaux réseaux routiers qui doivent, pour le Président de l'Assemblée Nationale, être une priorité.

Diable! Voilà ce qui s'appelle construire la région franco-genevoise! Mais quels sont ces « plusieurs millions d'euros » qui auraient déjà été mis par l'Etat français et quelle serait la « grosse somme » versée par le Département de la Haute-Savoie ? Bien évidemment, personne ne pose la question côté Suisse, afin d'éviter les réponses embarrassantes.

Malgré cela, on continue à véhiculer l'information selon laquelle, sur les 300 millions nécessaires du côté français, il ne manquerait que 10 millions. Trois fois rien.

Alors souffrez que je pose la question, au risque de gâcher votre petite fête du 15 novembre prochain: combien de temps encore va-t-on prendre les Genevoises et les Genevois pour des imbéciles en donnant le « premier coup de pioche » à un chantier, dont on sait déjà qu'il dépassera très largement le budget annoncé, tout en le dissimulant délibérément aux contribuables de ce Canton ?

 

 

 

 

 

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17/10/2011

Frontaliers: fallait oser

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C'est LeMatinDimanche qui nous l'apprend. Astrid Baud-Roche, adjointe au maire de Thonon-les-Bains,et membre du bureau du syndicat mixte de l'Agglomération franco-valdo-genevoise considère que les employeurs suisses qui emploient des travailleurs frontaliers français devraient payer au moins le 50% de leurs frais de transport.

Pourtant, depuis 2010, suite à une décision du Tribunal fédéral, les frontaliers peuvent déduire leurs frais de l'impôt à la source, et donc également leurs frais de déplacement. Pas suffisant semble-t-il, pas plus que le taux de change alléchant. Nul doute que cette revendication saura être relayée par nos syndicats, dont les travailleurs frontaliers sont désormais la force vive, tant la fibre syndicale de nos travailleurs résidents a été corrodée par quelques décennies de paix du travail. Ceci explique sans doute pourquoi la gauche helvétique, dont les syndicats sont le fer de lance, répugne à voir la réalité en face et à exiger une priorité territoriale en matière d'embauche*, se limitant à réclamer des mesures d'accompagnement plus efficaces et plus contrôlées à la libre circulation, ce qui ne constituera jamais une protection suffisante pour nos jeunes en fin de formation face à des travailleurs en provenance de l'Union européenne et disposant d'une expérience qui leur fait précisément défaut.

En fin de compte, ne devrait-on pas soutenir cette exigence ? Et même aller plus loin encore !

Ainsi, les employeurs qui engageraient un travailleur frontalier sans avoir préalablement annoncé le poste vacant à l'Office de l'emploi de leur canton, et qui refuseraient un candidat résident en Suisse disposant du profil du poste, devraient assumer intégralement les frais de transport ou de déplacement du travailleur frontalier engagé, sans possibilité de les déduire fiscalement dans la masse salariale. Ce serait ainsi une façon de participer aux efforts financiers du canton pour améliorer les transports des pendulaires.

Cette mesure ne contreviendrait pas aux accords bilatéraux, car un employeur ne pourrait pas être empêché d'engager un travailleur frontalier, si tel est son désir. Par ailleurs, un employeur qui engagerait un travailleur frontalier faute de trouver un candidat en Suisse ne serait pas pénalisé, dans la mesure où son annonce à l'Office de l'emploi resterait sans résultat.

Ceci devrait évidemment être associé à des mesures incitatives sur le plan financier et fiscal, afin de favoriser l'engagement de nos jeunes en fin de formation (ou moins jeunes en cas de nouvelle formation suite à un chômage).

Scandale criera la gauche : vous dressez des travailleurs contre d'autres travailleurs ! Scandale hurlera la droite : vous voulez mettre des entraves à notre économie.

Eh oui, le bon sens a encore du chemin à faire pour vaincre la mauvaise foi.

*afin d'anticiper les récurrentes remarques de certains bloggeurs, qui prennent un malin plaisir à entretenir la confusion, je rappelle que les ressortissants suisses domiciliés à l'étranger ne sont pas et ne seront jamais des frontaliers, puisqu'ils viennent travailler dans leur pays.

 

 

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28/09/2011

CEVA: La Tribune désinforme

 

La Tribune d'aujourd'hui titre «  Le Tribunal fédéral donne son feu vert partiel aux travaux ».

Le lecteur en déduit dès lors que notre plus haute instance judiciaire a donné tort aux recourants qui demandaient le blocage des travaux. Bien fait, se dit-il !

La vérité est fort différente.

Dans le cadre de leur recours au Tribunal fédéral, les recourants concluaient comme suit :

Préalablement

Restituer l'effet suspensif au présent recours, en ce qui concerne le projet partiel n° 25, entre le kilomètre 68.393 (Pont sur l'Arve) et le kilomètre 70.750 (Gare des Eaux-Vives).

En d'autres termes, les recourants n'ont demandé l'effet suspensif au recours que pour le tronçon les concernant, et JAMAIS pour l'ensemble du tracé du CEVA.

L'Etat de Genève, les CFF, l'Office fédéral des transports et le Tribunal administratif fédéral s'étaient pour leur part, OPPOSES A LA RESTITUTION DE L'EFFET SUSPENSIF AU RECOURS.

Malgré cette opposition, et constatant, d'une part, que les recours exposaient le préjudice qui pourrait résulter d'un démarrage des travaux avant une décision finale et, d'autre part, que l'Etat de Genève et les CFF « ont indiqué que les travaux de gros œuvre du tunnel de Champel ne démarreront pas avant le 5 juillet 2012 » (eh oui pas demain, mais dans 9 mois !), le Tribunal fédéral a accordé l'effet suspensif dans toute la mesure qui lui était demandée par les recourants.

Vous l'aurez compris, ce qui est présenté comme une victoire de l'Etat de Genève et des CFF par la Tribune de Genève, n'est en réalité qu'une DEFAITE !

Que notre journal local soit favorable au CEVA est indiscutable, mais qu'il exprime son point de vue en le faisant passer pour de l'information objective n'est tout simplement pas acceptable.

Les journalistes de la Tribune seraient bien inspirés de poser les questions qui fâchent, mais dont on cache les réponses à la population :

  • 1. Où en est-on dans la réalisation des charges imposées par l'Office fédéral des transports, parmi lesquelles figurait la remise de plans rectifiés UN AN AVANT LE DEBUT DES TRAVAUX?
  • 2. Où en est-on avec le financement de la partie française du CEVA, estimée aujourd'hui à plus de 200 millions de francs? Essaye-t-on de la faire discrètement payer par les contribuables genevois, sachant que la Confédération n'interviendra pas pour ce tronçon sur sol étranger?
  • 3. Où en est-on avec le financement complémentaire de la Confédération, qui avait accepté de contribuer à hauteur de 550 millions lorsque le coût était estimé à moins de 1 milliard, alors que le coût estimé voici 2 ans, était déjà de 1,5 milliard, sans compter les aléas géologiques, le renchérissement, l'indemnisation des riverains expropriés et, évidemment, le déficit de fonctionnement de 34 millions par année à charge des Genevois?

Il est évidemment plus facile de vendre un journal qui fustige de prétendus privilégiés égoistes et imperméables à l'intérêt public, que de mettre en évidence l'impéritie et les mensonges de nos autorités.

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11/09/2011

Opacité libérale ou libéralisme opaque?

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Une enquête menée par le magasine « Bon à savoir » (http://www.bonasavoir.ch/content_by_theme.php?&id=913...), en collaboration avec l'émission « On en parle », de la RSR (http://www.rsr.ch/#/la-1ere/programmes/on-en-parle/?date=...), s'est penchée, pour les cantons romands ou bilingues, sur l'application de la nouvelle loi fédérale sur la transparence dans l'administration, entrée en vigueur le 1er janvier dernier, qui n'a fait que renforcer, à Genève, la loi sur l'information du public, l'accès aux documents et la protection des données personnelles (LIPAD A 2 08).

Le résultat est remarquable. Appelé à se prononcer sur les résultats de son canton, parmi les plus mauvais, Mark Muller, président du Conseil d'Etat a estimé « qu'il ne lui appartient pas de répondre à ce type de question ». En d'autres termes, circulez y-a rien voir, la transparence n'est pas une priorité.

Quand on voit le nombre de cadavres que contiennent les armoires de certains de ses services, on comprend que le « secret des affaires », si cher à certains, ait été importé dans le service public.

Quant à l'administration fédérale, l'Office fédéral de la santé publique, dirigé par Didier Burkhalter, interrogé sur la surveillance des caisses maladies...n'a tout simplement pas répondu.

On le comprend, il n'y tout simplement rien à dire.

 

 

 

 

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26/08/2011

26 août 1981, 30 ans déjà

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Il y a 30 ans, avec les idéaux de mes 22 ans, la main droite levée devant le Conseil d'Etat, je jurais de respecter le serment de l'avocat que je voulais devenir depuis mon enfance.

Depuis lors, pas un jour je n'ai regretté ce choix, pas un matin je n'aurais souhaité fuir les clients ou les salles d'audience, malgré les défaites et les déceptions qui ont souvent jalonné ma route. Et rien n'est sans doute plus douloureux que d'être convaincu de n'avoir pu faire triompher la justice.

Mais quelle joie et quel soulagement lorsqu'une victoire, souvent après un long et difficile combat judiciaire, redonne à un être meurtri le goût à la vie.

Mes idéaux de justice sont toujours là, intacts, mais l'expérience m'a appris que la vérité est souvent comparable à une cire molle, que chacun façonne à sa manière, et que les litiges n'opposent pas toujours la bonne à la mauvaise foi, chaque partie étant souvent intimement convaincue d'être dans son bon droit.

En 30 ans, l'accès à la justice s'est considérablement démocratisé, même si, trop souvent encore, son coût reste dissuasif. Le nombre de litiges n'a cessé de croître, chacun étant certain, jusqu'au jour où il aura à faire à elle, que la justice est infaillible. Or, l'activité de l'avocat ne se justifie, et n'est que le produit de la potentielle erreur judiciaire qui guette le plaideur. S'il suffisait d'avoir raison pour obtenir justice, l'avocat deviendrait inutile.

Dans un monde où la communication n'a jamais connu autant de supports, les gens correspondent mais ne se parlent plus. Les fax, mails et courriers remplacent le dialogue, et il faut souvent attendre la première audience pour que les parties se rencontrent. Il est parfois trop tard, et les efforts déployés par les tribunaux afin de promouvoir la médiation doivent être salués, car aujourd'hui, plus que jamais, « un mauvais arrangement vaut mieux qu'un bon procès ».

Il n'en demeure pas moins que souvent la justice est seule en mesure de rétablir l'égalité des armes entre le faible et le puissant, entre le pauvre et le riche, entre la victime et son agresseur.

Dans une société qui a tendance à remplacer la solidarité par la responsabilité individuelle, au motif que chacun devrait se prémunir des coups du sort ; dans une société qui a tendance à culpabiliser tous ceux qui font appel à elle, personnes âgées, malades, accidentés, invalides, chômeurs notamment, les qualifiant d'emblée de présumés profiteurs, la justice est alors seule à même de rappeler que chacun est égal devant la loi.

La loi, précisément. Cette loi que le juge et l'avocat doivent faire appliquer, mais que certains s'acharnent à vouloir faire constamment modifier au détriment des plus défavorisés.

C'est ce constat qui m'a amené à entrer en politique. La jurisprudence a ses limites, celles que lui impose le législateur. Il y a donc un moment où l'avocat doit se résigner à appliquer des lois que d'autres démantèlent ou alors tenter de devenir le porte-parole de ceux qui souffrent au quotidien de cette situation. La tâche n'est pas facile, mais elle mérite d'être entreprise.

 

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25/08/2011

CEVA: Vous connaissez la dernière?

 

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Oyez Oyez braves gens ! Aux corvéables et contribuables à merci, les bâtisseurs de la grande et vénérable région franco-genevoises ont l'honneur d'annoncer la prochaine mise en service de « Tango », le bien-nommé. Comme la danse éponyme, il incarne en effet le déplacement « un pas en avant, deux en arrière ».

Qu'on se le dise, « Tango » sera, dès 2016, le complément indispensable, imaginé par nos chers (dans tous les sens du terme) voisins, au CEVA qui reliera la gare  de Genève à la gare d'Annemasse.

Ainsi, « Tango » transportera les passagers depuis le terminus du tram, qui sera prolongé de la douane de Moëllesulaz jusqu'au centre d'Annemasse, vers le CEVA.

LA BOUCLE SERA AINSI BOUCLEE puisque les pendulaires, pour leur retour à domicile, qu'ils arrivent à la gare d'Annemasse avec le CEVA, ou qu'ils arrivent au centre d'Annemasse avec le tram, pourront prendre « Tango »... pour retourner à Genève avec, respectivement, le tram ou le CEVA. Quant à rentrer chez eux, on verra plus tard.

Nul doute que la fluidité du trafic sortira gagnante de ce jeu de l'oie (peut-être faudrait-il parler d'un autre oiseau).

Mais au fait, ils les parqueront où leurs voitures les pendulaires qui n'habitent pas Annemasse ? Que l'on se rassure, des cerveaux acérés travaillent actuellement sur la question. Vous aurez la réponse quand on vous enverra la facture.

 

 

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20/08/2011

Le PLR aux frontières...de l'indécence

 

Weiss.jpgPar la plume récidiviste de son vice-président Pierre Weiss, dans cette même rubrique, le PLR enfourche son blanc destrier pour venir au secours de nos frontières, et assurer la légitime sécurité à laquelle aspire la population de notre pays. C'est-y pas beau tout ça ?

« Il faut protéger nos frontières », martèle-t-il ! On dirait qu'il n'a fait que cela depuis qu'il est entré en politique.

Il est vrai qu'en période électorale, celles et ceux qui prennent déjà des libertés avec la trajectoire rectiligne en temps normal, n'hésitent plus à opter franchement pour la courbe.

Jugez plutôt de l'acharnement du précité, tête de file et tête pensante du PLR, à soutenir le contrôle aux frontières : ainsi, lorsque le Grand Conseil a eu à se prononcer sur une résolution du PDC demandant au Conseil fédéral de débloquer les effectifs de gardes-frontières, Pierre Weiss a déclaré ne pas vouloir intervenir sur le texte lui-même, sans doute jugé sans intérêt. Il a néanmoins saisi l'occasion pour insulter Eric Stauffer, en le traitant de fasciste, alors que lui, soutenait ce texte et dénonçait la criminalité importée de France voisine.

Pour Pierre Weiss, la manifestation organisée le lendemain de la séance du 28 mai 2010 à la douane de Moellesulaz par le MCG, afin de soutenir la revendication des gardes-frontière demandant une augmentation des effectifs, devait être comprise comme une attaque dirigée contre les frontaliers, infirmières en tête...

Voici la preuve de ce qui est avancé :

R 615 Séance 40 du 28.05.2010 à 20h30

Proposition de résolution de Mme et MM. Fabiano Forte, François Gillet, Guy Mettan, Anne-Marie von Arx-Vernon, Guillaume Barazzone, Philippe Schaller, Vincent Maitre, Serge Dal Busco, Michel Forni demandant au Conseil fédéral de débloquer les effectifs de gardes-frontière

Pierre Weiss (L). Je n'entends pas intervenir sur cette résolution. Je veux juste revenir sur une phrase qui a été prononcée et selon laquelle «la racaille est de l'autre côté de la frontière»... Certains, une fois de plus, ont hurlé, ont profité de la caméra de Léman Bleu - qui existe encore, pour le moment, et retransmet nos débats - pour appeler les citoyens à se rassembler demain matin à la douane de Moillesulaz... J'espère que cet appel a été entendu par les infirmières de notre hôpital ! J'espère que demain matin, pour éviter d'être importunées, elles ne viendront pas travailler ! J'espère que cet appel a été entendu par tous ceux qui vivent de l'autre côté de la frontière et qui sont nécessaires au fonctionnement de notre canton - y compris les chauffeurs de bus des TPG - et que, demain, ils ne viendront pas travailler ! Pour ne pas affronter la vindicte, voire la violence qui éructe des propos de M. Stauffer !
Il y a un moment où cela suffit ! Il y a un moment où les chemises brunes qui sont dans ce parlement nous exaspèrent ! Il y a un moment où il faut dire non ! Ce soir, M. Stauffer a dépassé les bornes ! (Applaudissements.)

Mauro Poggia (MCG). Monsieur le président, vous direz à M. Weiss que nous n'avons jamais traité les infirmières de «racaille». Je m'étonne qu'il puisse faire un tel amalgame et, aussi, d'entendre de sa bouche un tel qualificatif à l'égard de ces braves travailleuses, qui viennent ici apporter leur soutien ! (Exclamations.)
Maintenant, un mot pour dire ceci: notre Conseil fédéral semble avoir oublié notre canton ! ...

***********

Autre démonstration de la duplicité du discours du PLR : au début du mois de mai 2010, les députés MCG ont déposé une proposition de résolution demandant que l'intervention de l'armée soit sollicitée, ce que permet la Constitution fédérale, afin de renforcer la surveillance des frontières la nuit et le week-end.

Voici le texte :

 

Proposition présentée par les députés :

Mmes et MM. Eric Stauffer, Mauro Poggia, Roger Golay,

Jean-François Girardet, Pascal Spuhler, Sandro Pistis,

Henry Rappaz, Dominique Rolle, André Python, Florian

Gander et Marie-Thérèse Engelberts

Date de dépôt : 3 mai 2010

R 612

Proposition de résolution

Pour la sécurité des Genevois, demandons à l'armée d'intervenir,

en vertu du principe de subsidiarité et de l'article 58, alinéa 2, de la Constitution fédérale !

Le GRAND CONSEIL de la République et canton de Genève

considérant :

- que le Conseil fédéral, au travers de M. Hans-Rudolf Merz, a décidé de

réduire le corps des gardes-frontière à Genève ;

- que sur le contingent de 340 gardes-frontière, plus de 150 sont détachés

pour le contrôle de l'Aéroport international de Genève ;

- que seuls 60 à 70 gardes-frontière sont dévolus à la région pour un service

de patrouilles 24 heures sur 24 et 365 jours par année, ce qui est

inacceptable ;

- que le manque d'effectifs contraint de ne plus assurer de contrôle durant

la nuit et les week-end ;

- que la justice pénale française a été durcie pour la petite criminalité,

poussant les malfrats à venir en Suisse, et à Genève en particulier, pour y

commettre leurs délits ou crimes du fait que le nouveau code pénal

prévoit des jours-amende, des peines très laxistes et tolérantes ;

- que le manque d'effectifs aux douanes retombe sur le corps de police,

dernier rempart pour la sécurité et pour interpeller les malfrats ;

- qu'il est établi que plus de 90% des détenus à Champ-Dollon sont

d'origine et de provenance étrangères ;

R 612 2/6

- que le corps des gardes-frontière est placé sous la direction du Conseil

fédéral et que ce corps constitué n'est plus en mesure d'assurer une

présence normale à la frontière par manque d'effectifs ;

- que le Conseil fédéral ne prend pas en considération la situation

exceptionnelle de Genève qui a plus de 170 km de frontière avec la

France et moins de 6 km avec la Suisse ;

- que la sécurité du peuple suisse est de compétence fédérale en premier

lieu, et que par délégation les cantons sont chargés de l'appliquer.

Invite le Conseil d'Etat

en vertu de l'article 58, alinéa 2 de la Constitution fédérale de requérir auprès

du Conseil fédéral l'assistance de l'armée pour effectuer de nuit des contrôles

aux postes-frontière sur le canton de Genève, pour une période de six mois

renouvelable.

http ://www.ge.ch/grandconseil/data/texte/R00612.pdf...

 

Depuis lors, à maintes reprises, le groupe MCG au Grand Conseil, a tenté d'obtenir que ce texte soit discuté et renvoyé en commission pour examen, en sollicitant l'urgence.

A ces multiples occasions, le PLR, Pierre Weiss en tête, uni avec la gauche, a refusé cette entrée en matière, considérant que la sécurité aux frontières n'était pas une priorité.

Vous apprécierez dans ces extraits du Mémorial du Grand Conseil les commentaires, rires, ricanements, et autres brouhaha reproduits, qui témoignent du mépris exprimé à l'égard des préoccupations de la population, relayées par le MCG.

 

Séance 31 du 06.05.2010 à 17h00

M. Eric Stauffer (MCG). Le groupe MCG demande l'ajout et l'urgence sur la proposition de résolution 612, afin de requérir les forces de l'armée aux postes-frontières pour effectuer des contrôles nocturnes, vu la déficience du Conseil fédéral sur les gardes-frontière.

Mis aux voix, l'ajout à l'ordre du jour de la proposition de résolution 612 est rejeté par 54 non contre 34 oui et 1 abstention.

 

Séance 36 du 27.05.2010 à 17h00

M. Eric Stauffer (MCG). Le groupe MCG demande l'urgence sur la proposition de résolution 612, point 136, pour que, sur la base du principe de subsidiarité, l'armée puisse contrôler les douanes la nuit.

Mis aux voix, le traitement en urgence de la proposition de résolution 612 est rejeté par 60 non contre 20 oui.

 

Séance 39 du 28.05.2010 à 17h15

M. Eric Stauffer (MCG). Merci, Monsieur le président. Afin de nous épargner du temps, je demande que le point 58, proposition de résolution 615 du PDC, soit traité avec le point 136, proposition de résolution 612, pour laquelle je demande le traitement en urgence. Etant donné que nous allons discuter de la résolution du PDC, autant faire un seul débat avec la nôtre qui concerne le même sujet, plutôt que cet objet ne revienne en plénière dans trois semaines ou dans un mois. Je demande donc formellement le traitement en urgence pour le point 136 de l'ordre du jour.

Mis aux voix, le traitement en urgence de la proposition de résolution 612 est rejeté par 54 non contre 20 oui.

 

Séance 41 du 17.06.2010 à 17h00

M. Henry Rappaz (MCG). Le MCG demande le traitement en urgence de la proposition de résolution 612, au point 54, intitulée : «Pour la sécurité des Genevois, demandons à l'armée d'intervenir, en vertu du principe de subsidiarité et de l'article 58, alinéa 2, de la Constitution fédérale !»

Mis aux voix, le traitement en urgence de la proposition de résolution 612 est rejeté par 65 non contre 20 oui.

 

Séance 56 du 23.09.2010 à 17h00

M. Fabien Delaloye (MCG). Le Mouvement Citoyens Genevois demande le traitement en urgence de la proposition de résolution 612: «Pour la sécurité des Genevois, demandons à l'armée d'intervenir... (Commentaires. Rires.) ...en vertu du principe de subsidiarité et de l'article 58, alinéa 2, de la Constitution fédérale !» (Brouhaha.)

Mis aux voix, le traitement en urgence de la proposition de résolution 612 est rejeté par 76 non contre 12 oui.

 

Séance 19 du 27.01.2011 à 17h00

Monsieur Fabien Delaloye (MCG). Le groupe MCG demande le traitement en urgence de la proposition de résolution 612, au point 107 de notre ordre du jour: «Pour la sécurité des Genevois, demandons à l'armée d'intervenir, en vertu du principe de subsidiarité et de l'article 58, alinéa 2, de la Constitution fédérale !» (Commentaires.)

Mis aux voix, le traitement en urgence de la proposition de résolution 612 est rejeté par 72 non contre 16 oui.

 

Séance 24 du 10.02.2011 à 17h00

Monsieur Guillaume Sauty (MCG). Le MCG demande l'urgence sur le point 107, proposition de résolution 612 dont voici l'intitulé: «Pour la sécurité des Genevois, demandons à l'armée d'intervenir, en vertu du principe de subsidiarité et de l'article 58, alinéa 2, de la Constitution fédérale !»

Monsieur le président. Merci, Monsieur le député. Nous allons voter sur cette demande d'urgence.

Mis aux voix, le traitement en urgence de la proposition de résolution 612 est rejeté par 72 non contre 15 oui.

 

*********************

Vous l'aurez compris, certains mangeraient leur chapeau pour être élus au Conseil national. D'autres raseraient sans doute leur barbe...

Il se trouve cependant que les électrices et les électeurs ne s'y tromperont pas, et sauront distinguer l'original de la copie.

 

 

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15/08/2011

Les Murs de la honte

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Il y a 50 ans, dans la nuit du 12 au 13 août 1961, les dirigeants de l'Allemagne de l'Est ordonnaient la construction, à Berlin, d'un « mur de protection antifasciste ». Durant 28 ans, ce « Mur de la honte », comme tous s'accordent à le qualifier aujourd'hui, a séparé des familles entières, symbolisant, aux yeux de l'Occident, la démarcation entre l'ouest et l'est de l'Europe, entre la liberté et l'oppression.

Les dirigeant du monde libre ont, unanimement, avec l'Allemagne, marqué ce devoir de mémoire, envers toutes ces femmes et ces hommes qui ont perdu la vie en tentant de franchir ce mur de bêtise, d'incompréhension et d'exclusion, érigé sur des prétexte, pour dissimuler des mobiles inavouables.  Il fallait le rappeler. L'oubli n'est-il pas le passage obligé vers la récidive ? J'en suis convaincu, et certains ne manquent pas de nous le rappeler à juste titre chaque 24 avril.

Mais nos dirigeants restent cruellement silencieux lorsque, sous leurs yeux, se construit depuis bientôt 10 ans, une barrière trois fois plus haute et deux fois plus large que le mur de Berlin, dans un contexte historique certes incomparable, et pour des motifs, déclarés ou inavoués, bien différents, mais avec, néanmoins, le dessein, encore et toujours identique, de séparer ce qui est bon de ce qui ne l'est pas, les constructeurs étant bien évidemment convaincus d'être les seuls à pouvoir prononcer la juste sentence de l'exclusion des uns, et de la protection des autres.

Mon propos n'est pas ici d'analyser les mobiles, réels ou fallacieux, à la base de la de construction du « mur de protection » érigé par Israël en Cisjordanie, même s'il est évident aujourd'hui, avec le recul, que cette barrière n'a jamais été à même d'empêcher le passage de terroristes, qu'elle a créé une misère accrue de « l'autre côté », comprenez, « le mauvais », et renforcé, chez les exclus, un radicalisme religieux et une haine, qui sont le terreau dans lequel germera la violence de demain. Par contre, cette  « barrière de sécurité » a  permis d'étendre impunément certaines colonies contestées en Cisjordanie, par la politique du fait accompli.

Pour ceux que le sujet intéresse, je conseille vivement le visionnement d'un reportage diffusé par ARTE le 30 janvier 2010 : (http://videos.arte.tv/fr/videos/israel_retour_sur_une_sep...)

Nous attendrons donc 2052, pour voir nos dirigeants reconnaître que le mur construit par Israël est, lui aussi, un « mur de la honte », construit, contrairement au mur de Berlin, non pour mieux opprimer de ce côté-ci, « le bon », mais pour mieux humilier et écraser de ce côté-là, un peuple, dont la grande majorité ne demande qu'une chose, vivre en paix, chez lui, et dans la dignité.

Il est sans doute plus conventionnel de privilégier le mutisme à la dénonciation. Mais la vérité, noyée au milieu de l'hypocrisie, est pareille à l'huile immergée dans l'eau. Quoi que l'on fasse ou dise, elle finit toujours par remonter à la surface...Ces murs-là, avant d'être la honte de ceux qui les érigent, sont la honte de ceux qui les tolèrent en silence.

 

 

 

 

 

 

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06/08/2011

Perle-du-lac : bientôt le bivouac!

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« Le Conseil administratif a décidé de travailler sur un projet ambitieux »...nous dit Sylvie Bietenhader, au nom de la Gérance immobilière municipale de la Ville de Genève (http://www.tdg.ch/geneve/actu/perle-lac-fermera-portes-fi... ).

Nous voilà rassurés ! Si le Conseil administratif a décidé de travailler...il ne lui reste qu'à commencer à mettre en pratique cette belle résolution.

Oui mais voilà, le restaurant de La-Perle-du-lac, situé sur l'un des plus beaux sites de Genève, et qui mérite certes des travaux de rénovation, ne serait-ce que pour assurer la rentabilité à long terme de ce bien du patrimoine de la Ville, n'est pas encore prêt à accueillir ses nouveaux clients, bien que sa fermeture ait été décidée...pour le 31 août, au beau milieu de la belle saison.

En effet, les travaux, prévus pour cet automne, ne pourront pas commencer comme prévu. On ne sait d'ailleurs pas encore ce que l'on va y faire, ni quand les travaux vont pouvoir commencer....mais on ferme, en attendant de réfléchir.

Si l'on faisait de même dans le privé, nul doute que le responsable serait remercié.

On nous informe par ailleurs que le gérant actuel aurait pour 500'000 francs d'arriérés de loyers, ce qui devrait nous conforter quant au bien-fondé de la décision de fermer l'établissement. Cette information nous laisse toutefois sur notre faim. Comment un arriéré pareil a-t-il pu être accumulé, sinon par la mauvaise gestion municipale d'un bien public ? La fermeture est-elle la conséquence de la décision de rénover ou d'une résiliation de bail pour non-paiement du loyer ? En toute hypothèse, ce n'est pas en laissant l'établissement fermé durant de nombreux mois sans aucun motif que l'on va combler ce trou.

Autre question à Madame Salerno : On ne sait pas encore quand et comment La-Perle-du-Lac sera rénovée, mais l'on sait déjà que sa gérance sera confiée à un Alsacien domicilié à Annemasse et exploitant la Brasserie alsacienne dans la même ville. Indépendamment des qualités certaines de cette personne, n'y a-t-il aucun jeune talent du cru qui pourrait avoir la chance d'exploiter ce restaurant d'exception, comme l'école hôtelière de Genève, par exemple, qui avait postulé ? Les meilleurs viennent-ils toujours d'ailleurs ?

En matière de gestion de nos joyaux du bord du lac, comme en matière de culture, notre gauche genevoise a un complexe...peut-être juge-t-elle nos concitoyens à l'aune de l'image qu'elle se fait d'elle-même. Plate et sans ambition.

Il est grand temps  que notre Ville soit gouvernée, et non gérée comme une association de bons (et petits) copains.

 

 

 

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04/08/2011

CEVA: sans foi ni loi

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Carouge se sent trahie par Mark Muller (http://www.tdg.ch/geneve/actu/carouge-fachee-etat-tenu-pr... ). Mais la trahison n'est pas le fait d'un seul homme. A ses côtés, des hommes et des femmes politiques, sans foi ni loi, étaient prêt à promettre n'importe quoi pour arracher au forceps un « oui » au CEVA lors de la votation du 29 novembre 2009. Aujourd'hui et demain, les mêmes, ne reculeront devant rien pour dissimuler leurs mensonges à la population de ce canton et insulter impunément ceux qui persistent à dénoncer cette extorsion.

Carouge avait des exigences, et sa population devait être convaincue. Alors il lui fut promis d'améliorer la qualité de vie communale contre un retrait de son opposition au CEVA. Promesse que l'on savait ne pas vouloir tenir pour la simple et bonne raison que le budget ne le permettrait pas. Autorités carougeoises sans doute naïves. Mais doit-on leur reprocher de ne pas s'être méfiées de la roublardise des représentants du canton ?

N'est-il pas choquant de lire dans la bouche d'un représentant communal qu'à l'avenir il ne faudra plus se fier aux représentants du canton qu'en échange d'engagements datés et signés ? L'Etat est-il devenu un interlocuteur comme un autre dont il faut se méfier ? Je parle ici bien évidemment de l'Etat, et non de candidats en période électorale. Où est la décence ? Où est la moralité ?

Combien de mensonges faudra-t-il encore mettre en lumière pour que les électrices et les électeurs de ce canton comprennent qu'ils ont été abusés ?

 

 

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31/07/2011

1er Août: Reprendre son destin en mains et préserver les emplois

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Le 1er août en Suisse, comme toute fête nationale ailleurs dans le monde, est l'occasion de s'interroger sur les liens que l'on entretient avec la nation, et l'idée que l'on se fait de la position que doit adopter celle-ci face aux problèmes qu'elle traverse ou qui la guettent.

L'homme, pareil à l'arbre, ne peut véritablement s'élever, dans tous les sens du terme, y compris, et surtout, pour regarder au loin, s'il n'a de larges et profondes racines. Celles-ci ne sont pas tributaires du temps écoulé depuis l'arrivée sur un sol, mais, d'abord, et non seulement, des efforts et de la volonté déployée pour s'intégrer à une communauté, au sein de laquelle on n'est pas toujours né, et dans laquelle on est arrivé, en ayant dû arracher ses racines d'autres terres, parfois dans la douleur, jamais dans la joie. La force et la profondeur des racines dépendent aussi de la qualité du sol qui les accueille, car l'intégration n'est pas une démarche unilatérale accomplie sous les regards d'une population autochtone passive.

De tout temps la Suisse fut à la fois une terre de traditions et d'accueil. Elle en a retiré sa force et sa grandeur. A l'heure où les termes de multiculturalisme et d'intégration sont sur toutes les lèvres, le risque est grand de laisser la peur de l'immigration dicter notre conduite et de nous refermer sur nous-mêmes, derrière le rempart de nos traditions, fourre-tout dans lequel chacun met ce qu'il croit bon. Il ne s'agit pas de pointer du doigt ceux qui ressentent une crainte, car ses fondements sont réels. Il ne s'agit surtout pas de laisser à certains extrêmes l'opportunité de mener le débat, car c'est de notre avenir à tous dont il est question.

La Suisse, petite île au milieu de l'océan européen, a peur du ras-de-marée. Elle aurait tort d'ignorer le risque. Avec des salaires qui sont un multiple de celui de ses voisins, notre pays ne peut que susciter la convoitise. Si tous les partis de droite et de centre-droit considèrent que la libre circulation a favorisé l'économie helvétique et doit dès lors être absolument maintenue, la gauche, pour sa part, après l'enthousiasme initial, reste favorable au principe, mais demande davantage de mesures d'accompagnement, afin de lutter contre le dumping salarial.

L'UDC, quant à elle, lance une initiative pour lutter contre l'immigration et fixer des contingents  annuels d'étrangers, demandeurs d'asile inclus...Texte bien vague qui demandera tant de règlements d'application, que personne, partisans ou adversaires, n'y trouvera sont compte

Dire que la population suisse n'est pas préoccupée, notamment  pour son emploi, en raison de la concurrence européenne, est aussi faux que de prétendre que la Suisse doit être soumise à une économie planifiée, avec un besoin estimé administrativement de ressources étrangères.

Les dirigeants d'un pays, tels de bons chefs de famille, ne peuvent ouvrir les portes de la maison sans contrôle, au risque de priver ses occupants des ressources dont ils ont besoin. De quoi a donc besoin notre économie ? Des forces qui lui manquent ! Et le patronat suisse n'a jamais prétendu que les accords de libre circulation devaient permettre de remplacer les travailleurs résidents par des travailleurs européens, mais bien de rechercher là où elle se trouve, la main-d'œuvre qualifiée qui lui manque.

Le système actuel,  mis en place depuis le début du XXIe siècle sans aucun garde-fou efficace, écarte du marché de l'emploi de nombreux travailleurs, victimes d'une concurrence excessive sur le marché du travail, autant au niveau des salaires que des compétences. En plus des chômeurs officiels, il faut encore ajouter les personnes éjectées vers l'assistance publique, et même les frontaliers traditionnels, qui perdent eux aussi leur emploi en raison de cette mécanique implacable.

Il n'est décidément plus question de laisser  au patronat la liberté absolue de faire son marché dans une population de plus de 500 millions d'habitants, où se présentera toujours quelqu'un de plus expérimenté qu'un résident en Suisse (peu importe sa nationalité). Il n'est cependant pas question de laisser à l'administration le soin d'évaluer les besoin de notre économie, et de fixer des contingents annuels de permis de travail en faveur de ressortissants européens, comme le voudrait l'UDC, dont l'initiative est un non-sens visant à limiter la population étrangère en Suisse sous prétexte d'assurer une qualité de vie, dont cette population est, et a été, bien souvent, le premier artisan.

La libre circulation ne doit plus être un dogme intangible. Aucune société ne peut accepter une liberté absolue en ce domaine, faute d'aboutir à une dérégulation du marché. L'emploi de nos résidents doit être préservé, particulièrement l'entrée dans la vie active de nos jeunes, sortant de formation. Si l'Union européenne veut absolument maintenir une liberté absolue de circulation des personnes, sans priorité au marché local de l'emploi, elle n'est pas le partenaire dont la Suisse a besoin, et l'ensemble des accords bilatéraux, qui n'auraient jamais dû être négociés sur de telles bases, deviendront caducs. Nous verrons qui a le plus à perdre dans les négociations qui s'ouvriront alors.

Notre pays, qui a trop longtemps vécu, préservé des attaques, a perdu l'habitude de les prévenir. L'économie européenne est aux abois. La Suisse va au-devant d'années difficiles (secret bancaire, franc fort-euro faible). Nous devons préserver nos acquis et nous battre pour cela. Les employeurs de notre pays auront logiquement la tentation de réduire leur masse salariale. Un moyen sera de remplacer la main-d'œuvre locale par de la main-d'œuvre étrangère, meilleur marché, chaque fois que cela sera possible. Si nos dirigeants ne réagissent pas, de peur de froisser notre grand voisin, notre pouvoir d'achat ne cessera de chuter, avec pour conséquence indirecte un démantèlement accéléré de notre couverture sociale (AVS, LPP, LAMAL, AI, LAA, Chômage), d'ores et déjà amorcé par cet UDC qui prétend servir la population de notre pays.

L'initiative UDC est une mauvaise réponse à un vrai problème. Pour une fois, que nos parlementaires ne jouent pas l'autruche ! Qu'ils ne laissent pas une peur légitime sortir des urnes et qu'ils anticipent la préoccupation de nos concitoyens !

La Suisse a des atouts, il faut qu'elle cesse de douter d'elle-même, et qu'elle reprenne en mains sa destinée, car de sa détermination internationale dépendra le bien-être de sa population.

 

 

 

 

 

 

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27/07/2011

La délation obtient l'onction du Tribunal fédéral

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Dans un  billet publié hier, Andreas Dekany revient fort opportunément sur un tout récent arrêt du Tribunal fédéral, donnant tort au Tribunal administratif fédéral, et confirmant la décision de février 2009 de la FINMA (autorité de surveillance des banques) d'autoriser l'UBS à transmettre les données bancaires de 255 clients aux autorités américaines (http://leblogdandreasdekany.blog.tdg.ch/archive/2011/07/2... )

Nous avons tout lieu de nous inquiéter des principes dégagés par une telle décision, et même s'il n'est pas politiquement correct de poser cette question, ce d'autant lorsque l'on est soi-même avocat, il serait intéressant de connaître la coloration politique des juges qui ont voté pour l'admission du recours de la FINMA...N'oublions pas qu'en Suisse, les juges fédéraux sont élus par le Parlement, mais qu'ils sont présentés par des partis politiques. Sans doute un système qui en vaut bien un autre, même s'il est difficile de comprendre que la démarche préalable que l'on demande à un juge, dont la qualité première requise est l'indépendance, soit un acte d'allégeance.

Cela dit, une société privée, ce qu'est encore l'UBS jusqu'à preuve du contraire - bien qu'elle s'empresse de faire appel à l'aide de l'Etat quand cela l'arrange, tout en invoquant immédiatement après, lorsqu'il s'agit de fixer les bonus de ses cadres et dirigeant, les règles internes de la société anonyme - pourrait invoquer l'état de nécessité, ou mieux, la raison d'Etat, pour livrer à une puissance  étrangère, des clients qui se sont précisément adressés à elle en raison du secret qui constituait son fonds de commerce, et auxquels elle a offert des services illégaux aux yeux de l'Etat étranger concerné.

Ce ne sont pas tant les répercussions de la procédure américaine sur l'UBS qui ont été retenues, mais les conséquences indirectes sur l'économie suisse...

Ce même Tribunal fédéral, qui ne cesse de rappeler que le dommage indirect n'est pas indemnisé en droit suisse, lorsqu'il s'agit d'examiner les prétentions de victimes en matière de responsabilité civile (ainsi, la mère d'un enfant rendu invalide par un accident qui cesserait de travailler pour s'en occuper ne pourrait pas demander sa perte de gain au responsable), viendrait à considérer que le seul risque d'un dommage indirect pour l'économie nationale légitimerait la violation, par une société privée, de ses obligations tant légales et contractuelles. Historique d'opportunisme jurisprudentiel.

Et cela ne fait bouger aucun journaliste de notre pays? Cela ne secoue pas le monde politique, concentré sur son échéance nombrilliste du 23 octobre, et cela n'ébranle pas la moralité de la nation. La Suisse est-elle devenue un Etat voyou sans décence, dirigé par des invertébrés qui se plient au gré du vent le plus fort ? Voici ce que j'écrivais il y a deux ans déjà sur le sujet :

http://poggia.blog.tdg.ch/archive/2009/08/19/ubs-la-honte...

L'UBS aurait ainsi subi une procédure pénale? Eh bien qu'elle assume! Cela aurait touché l'économie suisse? Peut-être, mais qu'a fait finalement le Conseil fédéral bien que cette délation officielle ait été cautionnée? Il a garanti l'UBS avec l'argent des contribuables de ce pays.

Que défend la FINMA ? L'intérêt du pays à long terme ou les intérêts économiques de nos entreprises à court terme comme je le démontrerai prochainement dans un billet relatif au contrôle des assurances privées ? Pour moi la réponse est claire.

Et s'il fallait une preuve de plus que la justice, dans les affaires sensibles, est un exercice à géométrie variable, elle est toute rapportée.

 

 

 

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25/07/2011

La femme sera l'été du printemps arabe

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La femme est l'avenir de l'homme chantait Jean Ferrat sur les paroles du poète Louis Aragon. Jamais cela ne sera plus vrai que dans le monde arabe qui se réveille à la démocratie. Balbutiement difficile, et innombrables écueils pour des populations qui n'ont connu, durant des générations, que le discours unique du pouvoir, et pour qui le savoir n'a été, que la reproduction par cœur du savoir des générations antérieures, comme on apprend les versets de l'immuable saint Coran.

Pourtant, la démocratie ne se reçoit pas, ne s'importe pas. Elle s'apprend, jour après jour, dans l'analyse critique des événements, en se forgeant sa propre opinion, dans l'écoute respectueuse de l'opinion d'autrui. Tâche oh combien difficile.

Dans ce contexte, glisser un bulletin dans  l'urne n'est pas le début d'une expression démocratique, mais son aboutissement, car ce n'est pas le geste qui importe, mais bien la volonté que son contenu exprime. Et le risque de céder aux sirènes d'un nouveau discours unique et faussement rassurant, celui des intégrismes religieux, est bien présent.

La société aurait sans doute beaucoup à perdre, mais quelle est la conscience immédiate que peut avoir, l'espace d'un instant de l'Histoire, une population encore enivrée par un espoir qu'elle ne pensait plus avoir? Tout n'est-il pas mieux que la dictature en ces moments-là?  Le doute, et peut-être même la crainte pourraient inciter à l'attentisme et à l'inertie. Pourtant l'avenir immédiat ne se construit pas en soubresauts, car les ajustements risquent de ne jamais être possibles. Autant ne pas faire fausse route.

Dans ce contexte, la menace intégriste, qui vise à réguler la vie de la société par les dogmes religieux, ne pourra être évitée, principalement qu'avec la force de conviction et la détermination de la femme arabe. C'est elle qui a décidément le plus à perdre dans un tel virage obscurantiste, et qui doit défendre l'égalité des sexes, dans un combat politique, bien sûr, mais aussi à l'intérieur de chaque maison, auprès de chaque père, chaque frère, chaque mari. Car l'apparent effacement de certaines femmes arabes n'est souvent qu'un jeu de rôles social, qui disparait à peine le seuil du domicile franchi, pour laisser la place à un réel partenariat au sein du couple.

Plus facile à dire qu'à faire pensez-vous ? Sans doute. Mais qui aurait pensé, voici 9 mois à peine, que la Tunisie se débarrasserait de Ben Ali et l'Egypte de Moubarak ? Et ce n'est qu'un début au vu de l'actualité internationale.

Alors Mesdames, le monde compte sur vous, et sur votre vote massif, pour que ces révolutions soient un réel pas en avant pour la société arabe en route vers une démocratie laïque et respectueuse de l'égalité des sexes.

 

 

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