09/04/2018

Chômage en baisse en mars 2018

Oui, le chômage est passé à 4,9% en mars 2018, alors que la croissance économique n'en est qu'à une lente reprise. https://www.ge.ch/statistique/domaines/apercu.asp?dom=03_03

Ce résultat, nous le devons sans doute à des facteurs multiples, et il serait prétentieux de s'en attribuer le mérite. Néanmoins, affirmer que le travail de notre Office cantonal de l'emploi n'y est pour rien serait à l'inverse malhonnête. De même, serait-il faux de prétendre que le changement progressif - et encore insuffisant - de mentalité de nos entreprises, davantage soucieuses à notre main-d'oeuvre locale, n'aurait joué aucun rôle dans ce résultat réjouissant.

Il est vrai qu'en politique, comme partout ailleurs, il est préférable de n'attendre aucune reconnaissance de quiconque. Cela évite au moins des déceptions. Dans ce domaine particulier du chômage, si le taux n'avait pas baissé, ou s'il avait augmenté, votre serviteur serait incompétent. Il baisse, il ne peut donc être que malhonnête, en présentant des chiffres fallacieux..,

C'est ainsi que l'on voit fleurir les commentaires selon lesquels le chômage baisserait, car les chômeurs passeraient à l'aide sociale. Manque de chance pour mes détracteurs, Genève a connu une augmentation 5 fois moins importante entre 2014 et 2017, des chômeurs arrivant en fin de droit. C'est ailleurs en Suisse que la maîtrise du chômage se fait au détriment de l'aide sociale.

Comment expliquer que le nombre de nouveaux permis frontaliers délivrés en 2017 n'a jamais été aussi bas? Sinon précisément par une préoccupation croissante de la situation de nos demandeurs d'emploi locaux? Préoccupation qui est elle-même la résultante d'un discours politique invariable et pertinent?

Les chiffres du chômage émanent su Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO), tant pour les cantons, que pour la moyenne suisse. Genève se borne dès lors à communiquer ce qui lui est transmis par Berne. N'en déplaise à certains.

Bien évidemment, si le chômage du canton a été confié au soussigné en début de législature en 2013, ce n'était pas dans la perspective d'obtenir sa baisse. Les partis traditionnels, chargés de cette politique publique durant des décennies avaient de toute évidence pour agenda de venir nous dire aujourd'hui que le MCG, pourtant si virulent à défendre la main-d'oeuvre locale, avait été incapable de faire mieux que ses prédécesseurs. Manque de chance pour eux, mais heureusement pour nos demandeurs d'emploi, les choses en sont allées différemment.

Je remercie toutes celles et ceux qui ont contribué à ce résultat, aussi bien à l'OCE que dans les services de l'Etat, dans les établissement publics autonomes, dans les entités subventionnées, et dans le secteur privé. Mais le chemin est encore long, car pour un demandeur d'emploi, le taux de 4,9% ne veut rien dire. Pour lui c'est encore 100% de frustration et d'angoisse.

 

 

chomage-cube-mars-2.jpg

13:34 | Lien permanent | Commentaires (1) | | |  Facebook