02/03/2017

Comme l'a dit Coluche: quand on n'a rien à dire...

Dans le supplément de “Bob” de ce jeudi (http://www.tdg.ch/10906305), dont l'humour s’exprime cette fois-ci à l’insu du plein gré de l’auteur, nous apprenons que le conseiller d’Etat Luc Barthassat, peu avant Noël dernier, a demandé une avance sur salaire. Le ton est grave, la préoccupation profonde.


Relevons tout d’abord le mérite de La Tribune de Genève: contrairement au journal Le Temps, lorsqu’elle entend dire gratuitement du mal de quelqu’un, elle ne fait pas appel à un “chroniqueur masqué”, se référant à des sources, “connues de la rédaction”, qui “tiennent à conserver leur anonymat”.
Cette fois-ci c’est notre Bob cantonal qui fait office de lansquenet. Diantre! Compte tenu de la kyrielle de candidats à l'élection du conseil d’Etat, il faut faire de la place. Et les maillons faibles, comme les coupables, il est préférable de les désigner que de les chercher.


Venons-en à l’autoproclamée “drôle d'enquête”, qui figure en bonne place de notre quotidien.
Ainsi, Luc Barthassat ferait partie de ces trop rares citoyens qui préféreraient régler leurs factures avant de partir en vacances, et qui s’en préoccupent. A moins que ce soit pour payer une rançon quelconque. Qui sait. Le silence, comme la page blanche, permet tous les fantasmes. Quand un journaliste pose des questions et qu’il n’obtient pas de réponses, cela ne peut que révéler le caractère gênant desdites questions, et donc leur pertinence. L’introspection n’étant pas une qualité humaine répandue, difficile d’imaginer que les questions posées soient ineptes.
Sans réponses à ses questions donc, et ne voulant pas se poser celle de savoir qui pourrait avoir intérêt à cette indiscrétion - on protège sa source, ce d’autant lorsqu’elle est intarissable - notre journaliste nous sert un article d’une vacuité remarquable, décrivant sa vaine quête d’une vérité aussi supposée qu’imaginaire et malveillante.
L’article aurait pu se résumer en trois lignes: Luc Barthassat a demandé une avance sur salaire, il y avait droit, il l’a obtenue, et il ne doit rien à l’Etat. Pas très sexy, vous l’admettrez, et l’abstention scripturale pure et simple aurait alors dû s'imposer. Ce d’autant que Luc avait défloré le sujet sur les réseaux sociaux il y a 48 heures, comme il sait si bien le faire. Faute de scoop, il reste le flop!


Nul doute que Bob, qui rit des autres toute l’année, saura rire de lui cette fois-ci.
Et la prochaine fois que l’on veut médire de quelqu’un, que l’on pense à moi! Je m’appelle Poggia,      P-O-G-G-I-A.
QDB

 

09:17 | Lien permanent | Commentaires (3) | | |  Facebook

Commentaires

une suggestion à Bob:
Selon Ronald Zacharias, les fesses de Genève y rien à retoucher.
Je m'appelle Briand B-R-I-A-N-D.

Écrit par : briand | 02/03/2017

J’ai beau retourner la question dans tous les sens j’avoue que je ne comprends pas le courroux envers la TDG.

Une information potentiellement intéressante arrive (comment, c’est en effet une des bonnes questions à poser ?) à l’oreille d’un journaliste d’un des derniers médias du canton (et Dieu sait si je ne tiens pas en haute estime la Tamedia de Genève).

Le fait qu’un conseiller d’Etat demande une avance sur salaire n’est évidemment ni illégal ni même forcément problématique mais ce n’est pas non plus totalement anodin : à ce niveau de responsabilité et de rémunération ça peut très légitimement déclencher un questionnement. Rappelons au passage qu’un des prérequis pour accéder à ce poste est de ne pas avoir de poursuites.

Ledit journaliste prend langue avec la magistrat pour lui demander un commentaire. C’est à nouveau un comportement raisonnable. Jusque-là rien n’est publié et potentiellement rien ne le sera.

A ce moment, la magistrat, plutôt que de répondre au journaliste (y compris qu’il n’a pas envie de faire de commentaire sur une affaire privée) décide de sa propre initiative de porter l’affaire en public, tout en dénonçant je ne sais quel terrible complot ourdi à son encontre. Et le collègue du magistrat d’en remettre une couche par son présent blog.

Rappelons donc encore une fois que c’est M. Barthassat qui a de sa propre initiative décidé de mettre le sujet sur la place publique – C’est SON choix. Il pourrait – et ses collègues – avoir au moins l’élégance de l’assumer. A mon sens la presse à fait son boulot – et oui, des fois, c’est le poil à gratter des puissants de cette république.


Quant à l’argument de vouloir payer ses factures avant de partir en Vacances… sérieusement ? Est-il dans cette non affaire nécessaire de prendre le citoyen pour un complet idiot ?

Écrit par : alexT | 03/03/2017

Barthassat nous refait le sketch de Fernand Reynaud "Le pauv'paysan"

Écrit par : Larry Klette | 03/03/2017

Les commentaires sont fermés.