26/05/2016

Les leçons de morale du Maire de Saint-Julien-en-Genevois

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Ebranlé par les remontrances lancées depuis son tertre par Antoine Vielliard, auto-proclamé "porte-voix de Saint-Julien-en-Genevois", Maire de ladite commune française, suite à l'application déterminée, par le soussigné, de la directive cantonale obligeant l'Etat, les régies publiques et les entités subventionnées à engager prioritairement, à compétences égales, les chômeurs présentés par l'Office cantonal de l'emploi de Genève, permettez que je balbutie ici une réponse, empreinte d'humilité, tant doit être grand le respect à l'égard de l'élu d'une nation qui nous distille au quotidien les leçons d'un savoir-faire, source d'inspiration constante.

http://portevoix.blog.tdg.ch/archive/2016/05/23/discrimination-a-l-embauche-ou-accords-bilateraux-geneve-doi-276363.html

Ne sachant si mes propos parviendront aux oreilles éloignées de l'intéressé, ayez l'obligeance de lui rapporter ce qui suit, au cas où vous le croiseriez au détour d'un conseil d'administration des Transports Publics Genevois (TPG), dont il est membre, semble-t-il, tant sa considération pour Genève est immense. http://ge.ch/hrcintapp/externalCompanyReport.action?companyOfrcId13=CH-660-2777009-7&ofrcLanguage=2

Dites-lui que ce qu'il nomme avec mépris "copinage cantonal" ou "politique discriminatoire", ne vise en réalité qu'à mettre les demandeurs d'emploi genevois sur pied d'égalité avec des travailleurs frontaliers, dont personne ne contestera le droit de rechercher un revenu équivalant à un multiple de ce qui leur est offert en France, mais dont certains de nos employeurs, encore bien trop nombreux à mon goût, recherchent systématiquement les services, sans même regarder si les compétences sont disponibles ici, sachant que le coût de la vie inférieur auquel ils doivent faire face leur permet d'accepter des salaires inférieurs à ceux de nos résidents.

Dites-lui aussi que le copinage, pour reprendre le terme qu'il semble affectionner, est précisément ce dont souffrent malheureusement de nombreux demandeurs d'emplois genevois, lorsque le recrutement est confié à des cadres responsables frontaliers.

Dites-lui encore, à supposer qu'il ne l'ait toujours pas compris, et que ses propos soient l'expression de cette ignorance plutôt que d'une volonté malveillante de tromper le lecteur, qu'il n'a jamais été question de recruter "sur le passeport plutôt que sur l'expérience", et encore moins "des employés de nationalité suisse", et qu'il est certain que des ressortissants français au chômage à Genève, bénéficient de cette directive. A moins que pour Monsieur Vielliard, les Français d'ici ne valent pas les Français de là-bas. De surcroit, laisser entendre qu'il faudrait choisir entre "le passeport" (suisse) et la compétence, dénote une telle arrogance, qu'elle se passe de commentaire.

Dites-lui toujours, qu'en tant qu'administrateur des TPG, recevant des jetons de présence de cette régie publique, il serait bien inspiré de s'abstenir à l'avenir de laisser entendre qu'en recrutant local plutôt que "sur l'expérience" (comprenez "en France") "on prend le risque de recruter des chauffeurs de bus qui multiplient les accidents". N'en déplaise à la condescendance gauloise de l'intéressé, nos travailleurs sont au moins aussi compétents que nos voisins, et leur relation au travail est sans doute moins problématique que ce que les événements actuels dans l'Hexagone affichent avec consternation.

http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/ici-geneve-cote-ferait/story/25102335

Dites-lui bien que dans la situation inverse, qui verrait près de 90'000 travailleurs franchir quotidiennement la frontière en provenance de Suisse, avec un chômage croissant en Auvergne-Rhône-Alpes, notre "porte-voix", alors transformé en "porte-monnaie", serait en première ligne pour exiger que l'on protège celles et ceux qui seraient laissés sur le bord du chemin de la prospérité.

Qu'on lui rappelle que "le beurre et l'argent du beurre" est un reproche bien malvenu qu'il adresse à Genève, sachant qu'indépendamment des 280 millions de compensation versés à la France sur l'impôt à la source des frontaliers, ce sont 6 milliards au moins par année que ces derniers dépensent sur leurs salaires à leur lieu de domicile. De quoi fleurir la Mairie de Saint-Julien-en-Genevois.

Dites-lui également que les autorités genevoises ne violent pas les Accords bilatéraux, dans la mesure où, d'une part, cette directive ne s'applique au secteur privé que sur une base volontaire, et où, d'autre part, un travailleur en provenance de l'Union européenne pourra toujours être engagé à compétences supérieures, ce qui doit sans doute être un pléonasme aux yeux de notre observateur transfrontalier.

Dites-lui enfin que je tremble à l'idée qu'il ait pu transmettre, comme il l'affirme, "les articles parus la semaine dernière sur la discrimination à l'embauche à Genève au comité de suivi des accords bilatéraux entre l'Union Européenne et la Suisse".

 

Cela dit, il ne suffit pas que la Mairie de Saint-Julien-en-Genevois soit à la place Général-de-Gaulle, pour que l'appel lancé par Monsieur Vielliard le 23 mai fasse entendre sa voix au-delà de sa porte.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Commentaires

Bravo Monsieur Poggia, je n'aurai pas dis mieux ! Anne-Marie Peysson, Présidente de l'ALCIP

Écrit par : peysson | 26/05/2016

Vous avez bien fait de répondre à de la propagande par l'énoncé de quelques vérités bien assénées.

Écrit par : Mère-Grand | 27/05/2016

Une histoire de paille et de poutre...
A l'évidence, la poutre est bien dans l'oeil de l'arrogant M. Vieilliard !

Écrit par : Exprof | 27/05/2016

Excellente réponse et merci.

Bon week-end

Écrit par : Marie | 27/05/2016

le lui dire ne sert à rien: son porte-voix filtre ces dires et ne fonctionne que dans un sens, le même qu'utilisent

- les agences de Pôle-Emploi des communes frontalières, envers les chercheurs d'emploi: tous chômeurs y inclus nouveaux venus pas inscrits, issus de Catalogne ou de Roumanie, de Lille de Marseille ou de Nantes, sont appelés et encouragés à mort, à postuler en Suisse, et pour ce faire reçoivent toutes aides, supports documentaires & formation payés si besoin.
A l'opposé de cet accueil chaleureux, tout chômeur suisse résident frontalier se voit maltraité, au CV sciemment sous-estimé et mis sous pression, voire sous chantage de radiation avec obligation d'accepter la 3me offre d'emploi (interdit mais appliqué)

- le GTE, chez qui mieux vaut ne pas entrer si vous n'êtes que CH résident frontalier : vous payez d'abord la cotis de membre puis la cotis de consult juridique, avant d'avoir une réponse.. négative, par exemple à la question : pourquoi le % de calcul des allocations chomage appliqué par les assedics n'est que de 38% du salaire? ...

- par les agences de placements (à majorité des multis UE) dont les collaborateurs filtrent les candidatures d'abord selon la nationalité: CH refoulés, d'autant si leurs lieu de résidence est frontalier (argument verbalement affirmé sans complexe)

Dans le monde genevois de la recherche d'emploi, aggravé depuis 2002, nous sommes des milliers, jeunes diplômés & quinquagénaires licenciés, à avoir des années de discrimination à l'embauche par recruteurs Fr, des citoyens suisses
au profit de toutes nationalités autres que CH.


mais comme ces pratiques françaises ont cours depuis plus d'une décade, le porte-voix de St Julien

- ex membre du conseil d'administration des HUG alors qu'il était conseiller général de Haute-Savoie avec 4 nouveaux lieux hospitaliers en route dont la construction de 2 grands centres (les gouffres de l'hypocrisie politique & des conflits d'intérêts dépassent celui de la sécu)

en a fait un principe acquis: utiliser l'argument de la discrimination et "le faire à l'envers" n'est qu'une méthode de base du commercial qu'il était, qu'est sa formation diplômante.

Écrit par : divergente | 27/05/2016

C'est courageux pour un Conseiller d'Etat d'écrire ce que vous avez écrit. J'applaudis des deux mains et des deux pieds.

Écrit par : Vincent Roldana | 27/05/2016

Bravo! Il est temps de réagir Et de dire haut et fort ce que tout citoyen suisse où résident suisse note depuis de nombreuses années. Merci M.Poggia!

Écrit par : Gargantini Pascale | 27/05/2016

Vous savez que depuis toujours la Suisse est convoitée avec arrogance, rien que ça, pour son Fric en commençant soit par les chicaneries honteuses de l UE contre la Suisse soit en finissant par le Porte Voix de St Julien qui crache dans la soupe qui lui est servie mais jamais il dira "Merci" mais "encore et encore". A tout hasard, pourrait il nous dire si les salaires des Frontaliers est il dépensé et investi en Suisse? En règle générale, son meilleur moyen de se défendre est d agresser, procédé bien répandu plutôt des faiblards et ça ne m étonne pas que demain il pourrait attaquer les politiciens qui ne lui plaisent pas sur leur confession ou leur cravate mais comme dit @Mr Poggia ci dessus, n est pas Charles de Gaulle qui veut !!!

Bien à vous.
Charles 05

Écrit par : Charles 05 | 28/05/2016

Vous avez le soutien de la population c'est l'essentiel, quand à ce monsieur qu'il s'égosille... . Bien à vous M. Poggia.

Écrit par : Alma | 28/05/2016

Malheureusement, il est à dire que la France Politique est devenue un Donneur éternel de leçons, de morale , rien que 24/24 et 7/7 en commençant par le Pays des Droits de l Homme jusqu au stade que Mr Fabius (ex ministre des affaires étrangères ou plutôt des affaires étranges!) avait déclaré en septembre 2012 à Marakech lors de la 4 ème réunion des Amis (=pires ennemis) de la Syrie:Al Nosra /al qayda fait du bon boulot en Syrie"". Il n a pas été déchu de sa nationalité ni grondé par Mr Hollande puisqu il n a déclaré que ce que les hautes instances dirigeantes fran4aisesavaient décidé de faire comme politique quasi pro-terroriste (je le dis en restant chou et gentil...) et il ne craignait rien. Preuve à l appui est qu il a été gradé comme Chef de la plus haute instance juridique dite le Conseil Constitutionnel ...Comme quoi, dire n importe quoi, ça devient il endémique ou épidémique?

Écrit par : Charles 05 | 28/05/2016

M. Poggia, la jeune génération genevoise vous respectent et nous vous prions de continuer votre combat qui inspire de nombreuses personnes. Vous êtes en train de planter des graines et il vous faut continuer à les arroser quelque peu afin de créer une autonomie de floraison.

Amicalement.

Écrit par : Billard | 28/05/2016

Un certain Michel Rocard éminent socialiste qui plus est, n’a-t-il pas dit en son temps "Nous ne pouvons pas héberger toute la misère du monde" et bien nous genevois (et résidents genevois) à une autre échelle nous ne pouvons pas résorber tout le chômage de nos pays voisins ...Ha il fait bon d’être maire socialiste, de cracher dans le bassinet tout en profitant de la politique libérale et de l’oseille du pays voisin, A bon entendeur salut !

Merci Monsieur Poggia d'avoir remis les pendules à l'heure.

Écrit par : Valti | 29/05/2016

Excellent! Ah si tous les Conseillers d'Etat avaient ce même courage de dire les choses clairement et honnêtement à ceux qui profitent de nos biens et avoirs et se permettent en plus de nous cracher dessus, tout en nous écartant au passage à leurs uniques profits!

Écrit par : Corélande | 29/05/2016

Monsieur Charles 05,

- « Malheureusement, il est à dire que la France Politique est devenue un Donneur éternel de leçons, de morale , ... »

"donneur de leçons" ... je crois savoir ce que c'est.

Mais "donneur de morale", la notion m'échappe.

De quelle morale, au juste ?

Et ... s'agit-il ...

... de _sa morale_ que la "France Politique" veut "donner" aux autres ... parce que la "France Politique" pense que sa morale est bonne pour tout le monde et c'est une bonne idée que tout les autres (pays? partis politiques? parlements? présidents? syndicats? patrons? banquiers ? ) aient la même morale, ou ...

... d'une _morale différente_ de la sienne que la "France Politique" veut "donner" aux autres ?

Et accessoirement ... c'est "donner" ... comme ... "prend si tu veux" ... ou plutôt comme ... "prends, on te laisse pas le choix" ?

Écrit par : Chuck Jones | 29/05/2016

@Chuck Jones
Je ne ferais qu approuver à 100% votre texte. Je n aurais pas pu dire mieux.
Quand je parle de "morale", je cite, par exemple, ce qu on dit sur "la France, Pays des Droits de l homme 24/24 et 7/7". Mais quand on voit ce que Sarkosy et consorts ont fait de la Libye et ce que Hollande et Fabius ont fait de la Syrie et surtout faire et dire qu Al Nosra/Al Qayda fait du bon boulot en Syrie", je pense que la morale n a plus rien à faire dans ce pays.

J enfonce le clou:Et que dit le Peuple Français sur ces deux potentiels candidats présidentiels pour 2017 (et/ou de leurs camps politiques) après ce qu ils on fait en Libye, Syrie comme au Yemen et la grâce et l Amour de "Nos Grands Amis" les Rois-Emirs. Que dit il le Peuple Français? Rien de chez Rien...comme disent les "Djeunes"...

Écrit par : Charles 05 | 29/05/2016

Merci M. Poggia pour cette réponse du berger à la bergère.
Il serait toutefois judicieux que l'Etat de Genève soit plus attentif aux cadres recruteurs qui sont engagés dans les entreprises publiques (TPG; HUG;...) et autres fondations subventionnées, car il est de notoriété publique que les recruteurs français travaillant à Genève favorisent l'engagement de leurs compatriotes frontaliers.

Merci de poursuivre votre action en faveur des résidents genevois.

Écrit par : Christian | 30/05/2016

Monsieur Poggia,

Je me permets de réagir à votre bulletin, dont la teneur aurait été plus intéressante, si la véhémence exprimée en était atténuée. Je souhaite à cet effet, apporter une forme de témoignage qui dépasserait les clivages politiques, et vous livrer ainsi une opinion la plus objective possible, en relevant les éléments qui semblent être les plus importants de votre discours. A cet effet :

- Il est tout à fait légitime de votre part de privilégier les citoyens genevois, je ne crois pas qu’il puisse y avoir une forme de discrimination quelconque. C’est plus une question de bon sens que d’éthique. Toutefois cette réserve devrait être levée dans certains cas !

- Pour ce qui a trait aux frontaliers qui travaillent à Genève et qui paient leur impôt à la source. Ceux-ci ont été initialement formés par la France et le coût de leur éducation a été nul pour la Suisse. Ils contribuent au produit intérieur brut généré à Genève et au dynamisme de ce canton-ville, et dans un ordre économique classique et rationalisé, une contrepartie semble entrer parfaitement dans l’ordre des choses.

- Votre argument qui consiste à dire que les français souhaitent tous travailler en Suisse, plus singulièrement à Genève, est à relativiser. Il ne concerne qu’une partie des postulants. Lorsqu’il s’agira de haute fonction, votre affirmation ne se vérifiera pas, car certaines fonctions en France sont aussi bien rémunérées qu’en Suisse, rémunérations auxquelles s’ajoute une série d’avantage en nature et en termes de protection sociale qui n’existe pas en Suisse. La disparité des salaires étant clairement moins importante en Suisse qu’en France. Je vous parle en connaissance de cause. Dans mon cas en l’occurrence, si d’aventure je souhaitais travailler en Suisse ce ne sera pas pour le salaire, mais pour son modèle politique, son haut niveau de vie et le bien être que l’on peut percevoir dans ce pays fort bien organisé par ailleurs. Je ne crois pas être le seul à me placer dans ce type de perspective.

- Enfin, je crois que vous avez d’une certaine façon raison d’éconduire le Mairie de Saint-Julien-En-Genevois, car les affaires de Genève, ne le concernent pas. Plus généralement les politiques français ont ce défaut majeur de prodiguer des leçons à outrance, alors même que ceux-ci sont les pires gestionnaires. Il semble que ce sont les moins bien placés qui se permettent systématiquement de dispenser des leçons dont la pertinence reste à prouver, c’est une constante inhérente à la culture française, probablement trop nostalgique de son passé « lumineux. »

Je vous remercie d’avoir lu mon post, et c’est avec plaisir que je lirai vos contributions.

Karim

Écrit par : Karim | 02/06/2016

Intéressant de constater que la réponse de Me Poggia aux attaques dont il a été l'objet ne figure déjà plus dans la première page des blogues, contrairement aux attaques elles-mêmes.

Écrit par : Mère-Grand | 02/06/2016

Bravo pour la joute verbale et la finesse du verbe. Les faits malheureusement sont autres, en 2015 les autorités CH ont délivrés 16'000 nouveaux permis frontaliers (ils ne sont pas tous hyper qualifiés...) et dirigés 600 chômeurs en fin de droit de plus vers l'hospice général... alors ?

Écrit par : paul | 04/06/2016

Paul, voyez-vous, les nouveaux bénéficiaires de l'Hospice pourront tout à loisir bosser la semaine et, le samedi, pour des associations qui ont fait la une des journaux, et tout cela pour une forminable rétribution de l'ordre de 3'200.- à 3'700.- dans un emploi de solidarité. Emplois de solidarités qui sont des contrats fixes. Autant dire qu'ils y resteront jusqu'à la retraite.

La République se donne bonne conscience avec ce genre de mesurettes. Dans les faits, en dehors des TPG, rien n'a changé. Pour les seize mille nouveaux permis frontaliers, rien de très surprenant, vu les affaires qui frappent ce service. La RH est sur "copains d'avant"... si, si, le site préféré de ceux qui ont fait leurs classes en France. Et c'est le même genre d'individu, qui vous flanquera un "Vous n'avez pas l'air très motivé pour le poste proposé". C'est sûr qu'en passant de 32'000 à 100'000 frontaliers en l'espace de 14 ans, ça ne facilite pas l'accès au marché du travail. Vivement que l'on dénonce ces ...... bilatérales. Mais même l'UDC ne le fait pas, cela arrangant trop certains membres de ce parti. Il n'y a qu'a voir également l'application de l'initiative sur l'immigration de masse. La situtation n'a en rien changé d'un iota. On délivre autant toujours de permis B. Rien de personnel, Monsieur Poggia, mais ne nous étonnons pas de l'augmentation de l'abstention. Quant à votre réponse au maire de St-Julien, (je l'ai fait également) elle est à saluer, mais les faits suivront-ils les bonnes intentions ? Les promesses ne remplaceront jamais les chiffres. En conséquence de quoi, en avez-vous, au sein de votre Département, qui attestent d'une volonté de ne pourvoir que des Suisses, au sein de celui-ci ? La situation aux HUG étant à part, puisque celui-ci ne pourrait pas fonctionner sans ceux-ci, reconnaissons-le.

Écrit par : Laurent Lefort | 04/06/2016

@Mr Poggia,Bravo pour votre intervention et surtout pour votre boulot.

Néanmoins, vous n êtes pas sans savoir que les infirmières formées en Suisse passent une durée de travail quasi équivalente au nombre d années de leur formation, il y a un probléme et cherchons l erreur.

Aux HUG, la formation des jeunes médecins (6 années de faculté qui coûtent entre 500 000 voire même 1 million de FS pour la CH). Par la suite et pour leur formation spécialisée aux HUG comme assistants, c est la galère de trouver une place d assistant tout d abord puis pour être gradé à un Chef de Clinique c est une 2 ème galère.

N est il pas la oourse aux économies en favorisant des médecins allemands ou Français (formés aux frais de leurs pays et non pas la Suisse!) et tant pis pour les jeunes médecins suisses..C est très vexant tout cela..Il n y aurait que les autorités comme les vôtres qui pourraient mettre les points sur les i...

Écrit par : Charles 05 | 07/06/2016

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