30/09/2014

Scandale au Groupe Mutuel: timing parfait

 

 

groupe-mutuel-ok.jpgLe 28 septembre, l’initiative pour une caisse publique est rejetée par la majorité du peuple et des cantons suisses. Seuls deux cantons romands, dont Fribourg, pour quelques 500 voix, et le Valais, clairement quant à lui, emboitent la position suisse alémanique.

Les observateurs politiques ne manquent pas de relever que la position du Groupe Mutuel, en Valais, a lourdement pesé sur le verdict des citoyens de ce canton.

Le lendemain, 29 septembre, Le Nouvelliste diffuse l’information : alors qu'une enquête de l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA), active notamment dans la surveillance des assureurs privés, est en cours, l’ensemble du comité directeur, dont son charismatique président Pierre-Marcel REVAZ, donne sa démission le jour même.

Le fait que cette démission en bloc intervienne le lendemain de la votation populaire sur la caisse publique, n’est évidemment qu’une coïncidence chronologique totalement indépendante de la volonté aussi bien de ladite Autorité fédérale que des organes du Groupe Mutuel…

Cette nouvelle nous rappelle furieusement le scandale qui a frappé SUPRA assurances SA et ASSURA-Basis SA et dont on attend encore, et désespérément, un verdict quelconque depuis plus de 18 mois.

Il se trouve que depuis 15 ans, je dénonce par la contestation de mes primes d’assurance de base, auprès de Mutuel assurance, l’opacité comptable et les passerelles occultes entre l’amicale « Groupe Mutuel » et ses divers satellites, dont plusieurs assurances maladie qui n’ont, dans cette constellation, de « social » que le nom.

C’est ainsi que l’association Groupe Mutuel, propriétaire des immeubles (partiellement acquis par des prêts accordés par ses membres auxquels des loyers sont facturés), et seul employeur pour l’ensemble des collaborateurs du Groupe au service de ses membres, répartit les frais généraux du Groupe entre ses différents membres, selon une « clé » qui n’ouvre décidément  que les portes du doute et de la perplexité.

Ainsi, sans que personne n’ait jamais contrôlé (jusqu’ici) si l’addition des frais généraux facturés aux divers membres du Groupe correspond bien à 100% desdits frais, Groupe Mutuel exige, de surcroit, aux sociétés qui « bénéficient » de ses prestations, le versement d’une redevance, comparable à la cotisation que versent les membres d'un club de pétanque, si ce n’est qu’il s’agit ici de plusieurs millions annuels, versés sans contreprestation, et cela pour partie avec nos primes, dont il n’est pas inutile de rappeler que celles-ci sont également assumées, pour les plus démunis, par les collectivités publiques.

Jusqu’ici cette situation n’a apparemment inquiété personne, les contrôles du « rez-de-chaussée » n’étant jamais montés au « 1er étage ». Faut-il imaginer que la situation aurait changé ? Il était en tous cas essentiel de ne rien remuer avant que le bon peuple n’ait confirmé sa confiance, certes toute relative, pour un système dans lequel les profiteurs ont encore de beaux jours devant eux.

 

 

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Commentaires

Merci beaucoup d'en parler.
C'est simplement grotesque et pathétique.
Nous apprenons le 30.09.2014 que non seulement la dite société est mise en examen par la FINMA, mais également que toute la direction est changée, même la présidente.

Cher Monsieur,
Je vous laisse apprécier la teneur de la nouvelle Présidente, notamment lorsqu'elle déclare qu'il lui faut du temps pour ... connaitre !!! ... l'entreprise !

Là, en fait ... elle se fout du Monde !

http://www.rts.ch/video/info/journal-12h45/6184867-le-conseil-d-administration-du-groupe-mutuel-a-demissionne-en-bloc.html

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 30/09/2014

Est-ce que le puissant PLR Pascal Couchepin influence encore la vie du Valais ?
Et si oui, à quel point ?

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 30/09/2014

Bravo pour votre courage ! (Et pourtant, j'ai pas voté pour vous...)

Écrit par : guillaume | 30/09/2014

Ha ha ha les contrôles du "rez de chaussée" ne sont jamais montés au "1er étage", ni descendus au garage souterrain où ils auraient pu admirer les belles Ferrari de M. Revaz !!

Écrit par : A. Piller | 30/09/2014

C'est un peu comme en France !

Mais ce n'est pas nouveau, mais le peuple aime l'odeur de la merde, parait-il !

Écrit par : Corto | 01/10/2014

Concernant les futurs contrôles du rez-de-chaussée et de tous les étages, je me permets de vous signaler qu'après avoir payé sans faute durant 22 ans la "1ère classe" de la Visana, pour chambre en privé, etc, et ne leur ayant quasi-rien coûté, cette caisse indélicate me vira comme impropre au Groupe Mutuel avec simple assurance de base, les OP m'ayant obligé de résilier la couverture complète, dès que la BCGE m'a précipité dans l'enfer des dettes, refusant tout nouvel arrangement de mon crédit suite à un accident. (voir "La descente aux enfers d'un poète endetté) TdG 2-3.7.1988. Le Groupe Mutuel me fit donc toutes les misères possibles, avant de me balancer contre mon gré pour n'avoir pas pu honorer tout leur racket chez Philos où je suis resté esclave économique sans possibilité de résiliation, jusqu'à être viré de force chez Intras, avec obligation de payer d'emblée les médicaments en pharmacie, et assurance ayant parfois pratiqué la compensation de dette. Augmentant mes retards de paiement auprès de médecins et pharmaciens, avec toutes les humiliations que ça implique .. refus parfois d'accepter la cession de créance, etc etc, et la contrainte d'éviter au possible de se faire soigner, annulation d'opérations, etc etc, dont les conséquences se font de plus en plus ressentir.

Ainsi, je ne puis que vous inviter, encore et encore, à découvrir plus de détails concernant ces délits portant atteinte gravissime à ma santé, mes finances, etc, sur le blog boycotté par la rédaction de la Tribune de Genève, craignant visiblement que de nouveaux lecteurs ne puissent le parcourir: http://barondecuir.blog.tdg.ch

Dans l'espoir que l'une de vos prochaines initiatives consiste à faire introduire en Suisse l'indispensable droit d'adresser des plaintes collectives aux Instances concernées, et de faire cesser la supercherie scandaleuse en vigueur des assureurs juges et partie.

Cordialement.

Écrit par : Jean-Marie ROTH | 01/10/2014

Brillant billet.

J'ai particulièrement apprécié : "une « clé » qui n’ouvre décidément que les portes du doute et de la perplexité."

En plus c'est mon assurance et elle ne me rembourse rien du tout grâce aux bons soins de Swissmedic qui fait tout pour cela.

Lorsque l'Etat voudra bien se responsabiliser par rapport aux coûts de santé qu'il génère lui-même, on pourra peut-être avoir une caisse unique et surtout beaucoup moins de malades.

Le mal n'est pas forcément là où on le croît et les remèdes non plus. Je regrette que vous ne soyez plus à Berne.

Écrit par : Jmemêledetout | 01/10/2014

Quoi ? Le PLR Valais n'a plus de représentant à Berne ?
Envoyons donc Germanier ... vous savez ... celui qui est accusé ces derniers jours ... un justiciable sous la coupole.

Voila donc que la mafia PLR Valais s'en prend encore à nos institutions.

Quoi ? Blocher a été viré pour moins que ça ?

http://www.rts.ch/info/suisse/6190683-le-plr-jean-rene-germanier-en-route-pour-un-quatrieme-mandat-au-national.html

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 02/10/2014

Ouf ... les commentaires ne sont pas fermés, je peut donc vous demander votre opinion.

Nous, genevois, combien allons nous encore payer ?

http://www.rts.ch/info/suisse/6210279-santesuisse-veut-faire-payer-les-cantons-pour-les-soins-ambulatoires.html

Le reportage ne fait qu'une minute et 33 secondes, c'est pourquoi je pense qu'il sera facile pour tout un chacun de se faire une opinion.

Suite au refus de la caisse unique, en voila le résultat.

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 09/10/2014

Les commentaires sont fermés.