29/08/2014

Idées fausses sur la caisse publique (I): La fin du libre choix du médecin


Les opposants à l'initiative sur laquelle nous nous prononcerons le 28 septembre prochain ne reculant devant aucune contre-vérité pour effrayer les électeurs, il est bon de revenir sur certains arguments récurrents sans consistance.

Nous sommes tous attachés au libre choix de notre médecin, et toutes les tentatives visant à le restreindre contre notre volonté ont été sèchement rejetées. Nos assureurs, et les milieux qui les soutiennent (tout en étant soutenus par eux), alors qu'ils sont seuls à remettre régulièrement ce sujet sur la table sous l'appellation barbare de "suppression de l'obligation de contracter", seraient subitement devenus, l'espace de cette campagne, les défenseurs de nos libertés.

Ne soyons pas dupes!

Le maintien du système actuel, avec des hausses aussi constantes qu'inexplicables de nos primes, ne pourra inévitablement que nous conduire à une situation insupportable financièrement, tant pour nous-mêmes en tant qu'assurés, que pour les collectivités publiques, obligées de subventionner une partie toujours plus importante de la population.

Jusqu'au jour où nos assureurs bienfaiteurs, pour le bien de notre porte-monnaie, nous proposeront aussi bien une réduction des prestations remboursées, que des réseaux de soins minutieusement sélectionnés.

Il va sans dire qu'instantanément, des assurances complémentaires seront proposées à celles et ceux qui en auront les moyens, pour leur garantir le status quo.

Les médecins ne pourront s'en plaindre en brandissant leur liberté économique, car les caisses maladie veilleront à ce qu'aucun d'eux ne soit exclu de toutes les assurances. Il faudra cependant veiller, avant de consulter un médecin, à ce qu'il ne soit pas exclu de la liste disponible sur le site internet de notre assureur...et régulièrement mise à jour. Et ne croyez pas que seront écartés les médecins les moins compétents, car pour un assureur, un bon médecin est un médecin bon marché, qui ne perd pas son temps à écouter son patient et à faire des examens multiples...quitte à rater le bon diagnostic.

Avec la caisse publique unique, même avec des antennes cantonales, aucun médecin ne pourra être exclu du remboursement de ses prestations selon l'assurance obligatoire, tant qu'il sera autorisé à pratiquer la médecine selon l'autorité sanitaire cantonale. Car une telle exclusion signifierait, ni plus ni moins, que sa mort économique, et serait alors contraire à la constitution fédérale.

En conclusion: la caisse publique unique est précisément la garantie du maintien de la liberté de choix du médecin à laquelle nous tenons tous!

 

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Commentaires

Bah oui, et plus encore... nous serons nombreux à pouvoir nous défendre contre une seule caisse au lieu de disperser nos efforts, car l'OFAS, Swissmedic et cie ont clairement ôté des listes de remboursement tout ce qui fonctionnait bien, ne causait pas de tort ou d'effets négatifs depuis 10 ans au moins pour les remplacer par ce qu'ils voulaient bien et nourrissaient leurs dividendes, même si cela a engendré la mort de beaucoup de personnes :-)

Alors c'est clair que les détracteurs ne pourraient pas me convaincre, même en plusieurs vies.

Et cela permettra aussi à quelques études d'avocats spécialisés en la matière de ne pas laisser tomber dans l'oubli une intoxication au mercure de +5'259 % dans un pays on l'on défend les droits de l'homme partout sauf dans le sien, n'est-il pas M. Poggia ?

Écrit par : Jmemêledetout | 29/08/2014

Je suis contre tant que nous ne saurons pas à quels seront les montants des primes à payer par canton.

Imaginons un instant que Genève fixe ses primes à 400.-, Vaud à 380.- et Fribourg à 350.-.

Ainsi les citoyens de Céligny - enclave Vaud- paieront 400.- et leurs voisins directs 380.-, et je continue les citoyens veveysans paieront 380.- et les habitants d'Attalens/FR -enclave Vaud - paieront 350.- : injustice ou justice ? Je penche pour injustice !!!

Ainsi, on s'aperçoit qu'à quelques dizaines de mètres, que ce qui existe déjà continuera .... alors expliquez-nous comment les partisans vont s'attaquer à ce problème ?

Écrit par : Marie | 31/08/2014

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