04/01/2013

Les violeurs de New Delhi n'auront pas d'avocats


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« Nous avons décidé qu'aucun avocat ne se présentera pour défendre les accusés du viol, parce que ce serait immoral de défendre l'affaire", a annoncé Sanjay Kumar, un avocat membre du Barreau du district de Saket.

Selon Sanjay Kumar, les 2.500 avocats enregistrés auprès du tribunal ont décidé de "rester à l'écart" pour assurer une "justice rapide", signifiant ainsi que les avocats des suspects devront être commis d'office » (Tribune de Genève, 2.1.2013).

J’avais pensé que le refus exprimé par les avocats susceptibles d’assurer la défense des six « violeurs-assassins » devait être mis sur le compte de la peur de représailles contre eux-mêmes ou leurs familles. Aussi légitime qu’aurait été, de prime abord, cette excuse, elle n’aurait pas moins jeté un discrédit définitif sur la justice indienne. En effet, si des avocats pouvaient craindre pour leur sécurité en défendant d’ignobles individus, que dire des juges eux-mêmes, dont le verdict devrait alors correspondre impérativement aux attentes de la foule. Cette foule, capable du meilleur comme du pire.

L’argumentaire est donc d’un autre ordre : il serait « immoral » de défendre ces criminels, et il serait préférable de laisser des avocats commis d’office pour assurer une « justice rapide »…Comprenez par là que les avocats d’office, en Inde, contrairement à ce qui se passe chez nous, ne sont que des béni-oui-oui, complices de la justice (avec un petit « j ») et du pouvoir, marionnettes sans consistance dont la seule raison d’être est de donner au procès une apparence d’équité. En réalité, ils ne servent à rien, et certainement pas à leurs clients, leur présence devant être une docile assistance aux juges pour leur permettre d’arriver rapidement à leurs fins.

Je me souviens encore du procès-éclair de Nicolae Ceaucescu le 25 décembre 1989. J’avais alors 30 ans, j’étais avocat depuis six ans à peine et j’avais été bouleversé, non pas tant par la sentence, certainement méritée, mais bien par le rôle abject assuré alors par un avocat-croupion, dont on ne savait pas vraiment s’il était à la défense ou à l’accusation. Après 55 minutes d’un simulacre de procès, le dictateur roumain était condamné à mort et aussitôt fusillé.

Bien sûr j’entends déjà certains d’entre vous me rétorquer que certaines crapules ne méritent même pas un procès. « Pourquoi faudrait-il encore leur assurer une défense puisqu’il n’y a rien à dire en leur faveur ? ».

C’est oublier que ces criminels, des hommes souvent, des femmes parfois, qui se retrouvent sur le banc des accusés ont aussi une parcelle d’humanité, infime peut-être à en juger par les crimes commis, et que cette humanité-là, même si elle ne doit finalement peser que bien peu au regard des charges de l’accusation, mérite d’être regardée, jaugée, exprimée aussi, peut-être une dernière fois, avec des mots qui feront du condamné notre « semblable » dans cette justice des hommes.

La défense, honnête, et respectueuse de la victime (à supposer bien sûr que l’on ne considère pas que la seule défense du criminel soit une insulte à sa victime), est le dernier rempart contre l’arbitraire. Je dirai même que cette défense est la seule légitimité de la sentence qui sera prononcée, aussi sévère soit-elle, et qu'un procès sans défense, en pareille situation n'est qu'une version déguisée du lynchage. 

Que la famille de la victime, et la rue avec elle, réclame vengeance, est sans doute compréhensible, voire respectable compte tenu de l’atrocité des faits, mais la société a instauré une justice précisément pour la substituer à la loi du talion, et même à l’égard de ceux qui n’ont eu aucune compassion pour leur victime. Dans un état de droit, cette justice ne doit donc pas devenir le bras armé de la vengeance.

C’est la raison pour laquelle je dis aux 2'500 avocats enregistrés auprès du tribunal qui doit connaître de ces faits horribles, que leur retrait pour laisser place à des fantoches de la défense n’est pas seulement une lâcheté. Il est le reniement de leur serment, il est une abnégation de la raison d’être de leur profession.

Imaginons un seul instant, oubliant le confort des certitudes rassurantes, que parmi les six accusés se trouve un innocent, que cet innocent soit condamné à mort et exécuté. De quel côté se situeraient alors les monstres ?

 

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Commentaires

Vous avez, bien sûr, tout à fait raison, et raison de l'écrire.

Écrit par : Mère-Grand | 04/01/2013

Monsieur Poggia,
Un peu d'humanisme vous va bien. Je reste pourtant surpris par votre méconnaissance de l'Inde et surtout de la politique en général.
Lorsque vous serez conseiller d'Etat, vous comprendrez que certaines décisions douloureuses doivent être parfois prises, dans l'urgence, pour le bien du plus grand nombre et pas forcément sur la base de critères humanistes.
Si un seul des accusé devait échapper à la sanction, c'est tout le pays qui serait à feu et à sang. N'est-ce pas un prix un peu élevé à payer pour des principes ?
A moins que vos lignes n'expriment qu'une stratégie électorale bien cynique pour développer une facette séduisante qui n'apparait pas de manière évidente à priori...
Ou plus simplement, votre besoin de vous convaincre que vous êtes un type bien.

Écrit par : Pierre Jenni | 04/01/2013

Je comprends à la fois votre réflexe professionnel et votre vision sur l'innocent.
A vous lire on dirait que les avocats commis d'office seraient nuls. Je ne sais pas si on peut être aussi certains de la qualité des autres non commis d'office s'il défendaient sans conviction. Ce premier argument ne me semble donc pas tenir.

En effet il peut y avoir un innocent. Pour cela il faudrait que tous les hommes ayant occupé ce bus soient accusés. Ce n'est pas le cas pour ce que nous en savons. Mais que dire des lâches qui ont assisté sans bouger à cette ignominie, parmi lesquels des femmes -à n'en pas douter!

Ce qui est en cause c'est la société indienne dans son ensemble et la complaisance occidentale à son endroit.

Mais que je sache, les politiciens suisses, dont vous, ne bougez pas une oreille à ce sujet.

La commission par omission ne vaut pas mieux que le risque de condamner un innocent.

Quant à votre comparaison avec le fou des Carpattes, si elle est admissible sur le plan théorique, elle ne tient pas dans son cas. Lorsqu'on sait ce que ce cordonnier poussé par l'occident comme par les soviétiques, car acceptable des deux bords, son sort n'est que justifié. Comme le serait la condamnation des responsables politiques suisses qui bradent notre pays comme si de rien n'était.

Nous vous avons soutenu pour aller à Berne de grâce ayez un discours politique différent et surtout, faites-vous entendre par des prises de position moins convenues.

Nous sommes nombreux à avoir confiance en vous, osez la différence, elle vous sied mieux que le costume gris de Burkalter, Berset & Co!

Écrit par : Dominique Vergas | 04/01/2013

Merci pour votre note fort détaillée et instructive.
Il est vrai qu'un être humain est bien plus que l'auteur d'un geste, aussi horrible fût-il.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 04/01/2013

merci pour cet article pertinent qui a dû demander beaucoup de courage et de lucidité, au risque de vous faire des ennemis mais dans une quête de vérité et de droit. Je suis "soulagé" de voir qu'il existe encore des gens sur cette terre ayant encore une part d'humanité.

Je trouve que Me Poggia a absolument raison, il existe des juges pour juger, il serait malvenu que les avocats ne défendent plus des délinquants ou criminels sous prétextes que leurs actes soient "mal".

Il est clair qu'il n'est pas question ici de supporter ou encourager cet acte ou encore les personnes qui l'ont commise, mais le temps a clairement démontré que la justice dite "émotive" n'était pas la solution.

Cette jeune fille est décédée, un policier essayant de maitriser la foule en colère aussi, rajouter à cela 5 pendaisons, ce sera au total 6+1 êtres humains morts pour cet acte. Est-ce cela la justice?

Des solutions devront être trouvés, mais il n'appartient pas à des gens en colère de se substituer à notre système judiciaire et toujours influencer pour des peines plus sévères et toujours plus de restrictions de nos libertés restantes. Tuer des criminels, car dépourvu de défense ces gens vont droit à la peine capitale, juste pour soulager nos consciences est presque aussi pervers que l'acte en lui-même. Laissons la justice faire son travail équitablement...

quant au commentaire de Pierre Jenni, vous évoquez un pays qui "serait" à feu et à sang, vous souhaitez donc agir sur cette crainte conditionnelle, hypothétique et qui n'existe pas dans le présent? Prendre des décisions sur une peur hypothétique revient à une paranoïa et un manque de self-control.

Nous vivons dans un état de droit et la justice symbolisé par une balance doit garder son équilibre.

Certains crimes et délits sont malheureusement hors de contrôles quelque soit les mesures prises, personnellement je prône la prévention et l'encadrement plutôt qu'un système hyper-répressif qui ne fait que soulager nos "égos".

Écrit par : Legendxi | 04/01/2013

On ne peut qu'être de votre avis par rapport à l'obligation professionnelle qui vous est dictée vous autres avocats. Mais sur l'obligation morale, non imposée aux avocats si l'on devait juger de leurs actes et leurs soucis de paraître dans les médias, il appartient à ce grand pays de faire le ménage une fois pour toutes avec la misogynie ancestrale qui le gangrène de manière outrancière. Cette gangrène du mauvais exemple touche aussi l'Islam, mais là je touche un point qui ne suscitera certainement pas beaucoup d'émotion de votre part. Ne pas offrir une défense à des personnes qui se comportent comme des animaux en rut et comme des tyran féroces sans foi ni loi, autorise une cour martiale de grande exception.........sans la présence d'avocats. Bravo aux membres du Barreau de New Delhi pour sa prise de position humaine.

Écrit par : Pierre-Alain LAURENT | 04/01/2013

Ne pouvant voter pour vous, domicile oblige je ne pense pas que vos propos soient électoralistes. Cependant et même si je ne connais pas l'Inde dans le menu détail, nous pouvons sans peur de nous tromper dire que l'Inde vit encore dans une espèce de moyen âge ou la femme n'a aucune valeur. Si elle vit par ce procès fût-il de marionnettes une révolution cela apportera une pierre à l'édifice de la démocratie et du respect de femme hindoue et peut être une explosion des castes d'intouchables

Écrit par : Pierre Oberson | 04/01/2013

La commission d'office d'avocats "peu enthousiastes"à défendre une cause, fut-elle aussi abjecte ou innommable que celle qui nous est soumise par cette affaire indienne, me rappelle furieusement l'affaire de Caryl Chessman, gazé le 2 mai 1960 à Saint-Quentin. Un "commis d'office" n'a pas forcément l'envie de creuser le dossier plus qu'il n'en faut...Mais les apparences sont sauvegardées, non ?

Écrit par : Perroud Jacques | 04/01/2013

Je pense que les avocats indiens ont agi en toute clarté.

Aucune excuse, aucune circonstance.

Quant à l'hypothèse émise que "parmi les six accusés se trouve un innocent, que cet innocent soit condamné à mort et exécuté" : il aura été coupable de n'avoir pas aidé les deux victimes, autant coupable d'avoir laissé les cinq autres accusés commettre cet épouvantable forfait.

Il aurait du immédiatement intervenir, il aurait du se désolidariser des autres.
Sinon il est coupable et mérite le même châtiment.

Violer une femme puis la mutiler avec une barre de fer rouillée... même la plus cruelle créature du règne animal ne ferait pas pareil.

La peine de mort ne rendra pas la vie à ces deux victimes.
Mais elle éradiquera les coupables.
Oeil pour oeil, dent pour dent.

Écrit par : Alesh Imsia | 04/01/2013

une sentence exemplaire pour une telle cruauté ...pourquoi juger.. la decision d une pendaison est dejà prise......

Écrit par : lemaitre | 04/01/2013

Il est compréhensible de défendre son gagne-pain. Qu'arriverai-t-il aux trains de vie des avocats dans nos pays industrialisés si ceux-ci devaient avoir une morale irréprochable? Il est vrai que l'on demande à tout les acteurs de la Justice (car il n'en existe pas avec un petit de j) d'avoir ce sens de la morale irréprochable de peur d'être plus près du criminel que ce qui pourrai être admis par les citoyens. Au final on ne retrouve sûrement que deux sortes d'individus dans l'immoralité: les coupables et les avocats. Lorsqu'un homme est coupable il ne faut plus chercher à l'innocenter à l'aide d'un quelconque vice de forme ou dénigrement de témoin. Je suis en ce sens favorable à l'abrogation des avocats au pénal dans notre pays. Ceux-ci n'y ont plus sens du moment qu'ils ne servent qu'à prolonger les procédures en refusant les décisions de chaque juge qu'il rencontreront car, tel un enfant de 8 ans, ils n'auront pas eu raison. Il n'y a d'ailleurs que les avocats qui osent prétendre agir à la demande de leur client alors que le client en question est déjà trop heureux de s'en tirer à si bon compte. Je salue ce regain de moralité des avocats indiens dans une profession qui n'en à plus chez nous.

Écrit par : Frédéric PAPAUX | 04/01/2013

Si j'étais avocat, je serais volontiers votre défenseur dans le "délit de défense" dont semble vous accabler certains citoyens de notre pays pourtant bien policé.

Tout accusé de crime à le droit d'être défendu. Point barre. Sous peine de retrogader la justice au rang de mauvaise parodie.

Il y a encore trop de gens qui confondent désir de vengeance avec justice, aussi humaine et imparfaite soit-elle.

Par votre déclaration, vous honorez votre profession.

Écrit par : Michel Sommer | 04/01/2013

@Frederic - j'espère sincèrement pour vous que vous n'aurez jamais à passer devant un tribunal. Et si par impossible ça devrait être le cas je ne doute pas que vous vous défendrez parfaitement tout seul.
Le système pénal occidental (et Indien, leurs lois étant très inspirées du système anglo-saxon) est basé sur un triumvirat juge - procureur (accusation) - avocat (défense). Il s'est forgé en plusieurs siècles comme étant le moins mauvais système. Je suis très inquiet des commentaires visant à refuser une défense à ces accusés - c'est une remise en cause de nos valeurs fondamentale. Je ne pense pas que la charia ou la justice citoyenne soient vraiment des alternatives recommandables.

Écrit par : AlexT | 04/01/2013

Je vous remercie pour vos commentaires. Même si je comprends certaines réactions épidermiques, je voudrais ajouter ceci:
1. Sur certaines questions de principe, il n'est pas possible d'avoir des réponses à géométrie variable. Ainsi, concernant la peine de mort, il n'est pas rare d'entendre: "je suis contre sauf lorsqu'il s'agit du viol et de l'assassinat d'en enfant et que l'accusé a reconnu les faits". Aussi compréhensible que soit cette position, il faut rappeler que l'histoire judidiciaire comporte de nombreux cas dans lesquels la personne qui avait reconnu les faits plus ou moins spontanément était en réalité innocente. Si l'on admet le principe de la justice est faillible, une sentence irréversible ne devrait pas être acceptée. J'ajoute que la prison à vie, si elle est exécutée comme telle n'est pas forcément une peine plus clémente que la mort.
2. Admettre le principe qu'un accusé, de surcroît risquant la peine de mort, puisse n'avoir aucun avocat, ou pire un avocat d'office dont la mission serait d'accélérer la procédure, est évidemment la négation même de l'Etat de droit. Et il n'est pas question ici de gagne-pain, sachant que la rémunération est dans des situations aussi extrêmes, nulle ou dérisoire.
3. Je ne dis pas que les avocats d'office soient, chez nous, des alibis d'une parodie de justice. Il faut savoir qu'en Suisse, lorsque l'accusé est poursuivi pour crime, c'est généralement un avocat chevronné qui est désigné d'office pour sa défense, à défaut d'avocat de choix. Cela ne semble pas être le cas en Inde puisque l'avocat interrogé affirme que tous les avocats ont refusé le mandat, afin qu'on leur désigne des avocats d'office en vue d'une justice rapide...entendez par là expéditive. En d'autres termes, il est notoire là-bas que les avocats d'office sont généralement des avocats désoeuvrés...donc peu brillants, ou tellement mal rémunérés qu'il se borneront à faire acte de présence. Je considère donc qu'il s'agit d'un lynchage déguisé, ni plus ni moins. Si l'on considère que cela est acceptable au vu des chefs d'accusation, il faut prendre délibérément le risque que cela soit tout aussi acceptable dans des situations qui imposeraient politiquement une condamnation de l'accusé.
4. Quant à dire que la condamnation d'un innocent est un risque à prendre, s'agissant d'un moindre mal pour éviter des émeutes nationales, je laisse à l'auteur de ce commentaire le soins d'une petite recherche historique des cas d'application de ce beau principe...

Écrit par : mauro poggia | 05/01/2013

Vous avez raison. S’il est vrai que tout avocat doit obtenir le meilleur droit possible pour son client, et son action pourra être dure et même exagérée (“immorale” pour quelques personnes), il n’est pas moins vrai que tout humain doit avoir droit à la défense. Et cela par une raison très simple: la justice n’est légitime que quand il y a des garanties pour les accusés. L’Inde n’aura pas une culture juridique et politique suffisante pour les principes européens, peut-être, et ce crime est épouvantable, mais voilà un argument qui renforce la force des principes! Un État de Droit ne pourra, en aucune circonstance, valider des méthodes indignes d’un État de Droit. S’il les permet, l’État et la société seront aux niveaux de leurs ennemis. Comme le disait déjà le grand théoricien du droit Gustav Radbruch, on ne doit pas dire que tout ce qui est utile au peuple est Droit, mais, au contraire, seulement ce qui est droit sera utile au peuple.

Écrit par : Silvério Cunha | 05/01/2013

Merci M. Poggia pour votre note bis.
On ne peut qu'y adhérer sur le fond des principes dans un Etat effectivement régi par le droit.

La question est de savoir si l'Inde, avec un système à castes, banni par la constitution mais toujours en vigueur dans les faits, est effectivement un Etat de droit.

Soit pour le principe mais alors une question:

Pourquoi ne pas former un collectif de défense composé de grands pénalistes étrangers, dont certains anglo-saxons, pour assurer une défense de chevaliers blancs qui, pour la beauté du geste et la sauvegarde de ces superbes principes, assureront une défense courageuse. Car là, du courage il en faudra et je ne crois pas que le beau Bonnant ou son associé bahaméen seront du voyage!

Je ne connais que le cas de ce jeune avocat suisse qui a eu le courage de défendre les victimes de PolPot comme exemple.

Il est si simple de défendre les grands principes comme M. Sommer, du fond de son canapé ou fauteuil club bien au chaud à la genevois staïl!
D'ailleurs Sommer c'est pas un avocat?

Vous voyez je vous rejoins quand même car je pense aussi que tout le monde a le droit à une défense. Mais si nous avions, collectivement, un peu plus d'éthique de vie, les vraies démocraties n'entretiendrait pas de relations diplomatiques avec la Chine (qui fait payer la balle à la famille du condamné à mort et vend ses organes!), la Russie et un grand nombre d'autres pays qui commettent l'infamie d'une justice paravent au quotidien. Seulement voilà, il y a des sous à la clé!
Napoléon, le seul qui ait réussi à pacifier la Suisse par l'Acte de Médiation, disait "les Peuples supportent toutes les chaînes si elles sont en or"!

Malheureusement, il faut le dire, l'éthique est une vision bien plus idéaliste qu'une vraie justice.

Même ici en Suisse lorsqu'il s'agit de ne rien faire contre les dirigeants de grandes sociétés qui les ont soit pillées, soit qui ont eu des comportements scandaleux qui exposent la Suisse à la perte de son modèle économique. Une fois encore, cher Monsieur, nous avons confiance en vous et lorsque les élites politiques comme les élites économiques de la Suisse bien pensante ne bougent pas ou feignent de faire en absolvant les criminels économiques, levez-vous et dénoncez-les.
Vous êtes taillé pour cela car vous avez la pertinence du propos que d'autres dans votre parti n'ont plus depuis longtemps.

Peu importe que vous soyez seul. Mieux vaut être seul que mal accompagné!

Écrit par : Dominique Vergas | 05/01/2013

Monsieur Poggia je ne suis pratiquement jamais d'accord avec vous mais il faut reconnaitre une position courageuse et digne. Bravo pour cet article.

Écrit par : dionysauce | 05/01/2013

L'avocat se doit d'être le garant du respect de la loi pour son client. Son travail s'arrête au moment où il est sûr que l'application faite de ces lois est juste. Il n'y a que les avocats de chez nous qui se permettent d'interprêter la loi dans le sens qui leur convient. Le but n'étant parfois que de faire un effet de manche au procureur sans ce soucier le moins du monde de leur client. L'existence des avocats a permis l'avénement d'une justice impartiale où l'on ne souhaite plus pendre le premier venu mais la recherche de la Vérité. Désormais chose faite et les avocats eux-mêmes ayant bien changé, il n'y à plus de raison de maintenir leur existence au pénal. Il y assez de problème en justice civile pour éviter de garder ce fardeau alors que tout le monde parle de lenteur judiciaire. Les avocats, par leur existence même, crée une justice où le citoyen ne se reconnaît plus. Combien de fois entend-on un criminel dire à ces co-détenus qu'il est en prison non-pas à cause de ses crimes mais du fait que son avocat était nul? Cela sous entend donc que la justice devient partiale du fait même de l'existence de bons/mauvais avocats. Il s'agit alors d'une inégalité qu'il faut faire disparaître.
@AlexT Connaissant la justice de notre pays et toutes les instances de recours possible cela ne me dérangera effectivement pas de me défendre seul le moment venu.

Écrit par : Frédéric PAPAUX | 05/01/2013

Ce qui est sûr, c'est qu'en lisant ceci :

http://www.lefigaro.fr/international/2013/01/04/01003-20130104ARTFIG00648-inde-le-temoignage-poignant-de-l-ami-de-l-etudiante-violee.php

Je n'aurais jamais pu être avocat. Pour moi, la peine de mort est encore bien trop douce pour ces gens là, ni même juge, je leur aurais fait la même chose.

Mais l'Inde n'a rien à envier à notre pays Me Poggia, ici l'on refuse l'assistance judiciaire à des gens gravement malades, des handicapés, des vieux, sous prétexte qu'il gagnent trop, quand bien même ils auraient plus de Fr. 7'000.00 de frais à leur charge et liés à leur maladie et à prélever sur un minimu vital ! Parce que cet office là, Monsieur, ne sait pas compter et je peux le prouver.

La seule issue est donc de rajouter à ce montant incompressible parce que la survie en dépend un avocat à Fr. 450.00 de l'heure... qui ne verra pas pendant 8 mois ce qu'aurait vu un étudiant de première semaine de droit, soit un organisme qui "oublie" d'envoyer les rapports médicaux et 35 pages de pièces à un expert..., ce qui oblige ces mêmes personnes à prendre d'urgence un autre avocat en cours de procédure, de se priver du moindre achat de pyjama pendant des années :-)

Alors, expliquez-moi Me Poggia, en quoi notre système est meilleur que le leur ?

Parce qu'ici, en Suisse, il faut être criminel, pour bénéficier des droits humains les plus élémentaires et avoir droit à un avocat d'office.

SVP, oubliez ce qui se passe en Indes et occupez-vous de ce qui se passe ici !

Écrit par : Jmemêledetout | 05/01/2013

M.Poggia, en tant que converti à l'islam, que pensez-vous de procès sous l'égide de la charia?

Écrit par : c.valmont | 05/01/2013

Pour répondre à ce dernier commentaire, et même s'il est hors sujet, je dirai que la justice doit être une attribution de l'Etat, et de l'Etat seul. Dans la mesure où l'Etat doit être laïc, la religion n'a pas à interférer dans la justice, et donc, n'a pas à se substituer à elle. La laïcité est la distance nécessaire que doit prendre l'Etat vis-à-vis de l'ensemble des religions, afin de garantir précisément l'égalité de traitement entre tous les membres de la collectivité quelles que soient leurs fois ou croyances, à supposer qu'ils en aient. A défaut de garantir l'égalité de traitement un Etat ne sera jamais une démocratie.

Écrit par : mauro poggia | 05/01/2013

@ Maître Poggia,

Je suis d'accord avec votre texte à part sur la prtie qui insinue que des avocats commis d'office ne seraient que des mauvais.

Je ne connais pas le système indien, mais si un prévenu à la chance de tomber d'office sur un avocat de la trempe de Marc Bonnant à Genève, il est mieux barré que s'il avait du payer les 1'000 francs de l'heure de sa poche.

Car a priori, si les 6 inculpés voyageaient en bus, on doute qu'ils aient de toute façon les moyens de se payer chacun une star du barreau, ce qui rend donc improbable qu'ils puissent bénéficier de la meilleure défense possible.

Sinon, j'aime bien la conclusion du commentaire de Jmemêledetout:
"SVP, oubliez ce qui se passe en Indes et occupez-vous de ce qui se passe ici !"

Il est vrai que nous avons a penser aux nôtres, de plus en plus nombreux, qui souffrent.

Écrit par : La censure règne en Suisse | 06/01/2013

Maître Poggia,

Plus que d'un système, il s'agit de l'âme d'un pays, d'un grand pays, de la plus grande démocratie du monde, hantée mue par le souvenir vivace d'un grand personnage, le Mahatma Gandhi, qui lui-même était avocat et s'est toujours dicté comme principe de ne pas défendre l'indéfendable lorsqu'aucun doute n'était permis. Ce qui me semble est le cas ici.

Je connais très bien l'Inde et en particulier Delhi, je connais également très bien les Indiens.

Ce qu'aucun media ne dit, c'est qu'il existe depuis de nombreuses années à Delhi une brigade motorisée exclusivement dédiée à la sécurité des femmes. Mais sans-doute, faute de moyens en personnel, et vu l'immensité du territoire à couvrir, ce dispositif demeure inefficace.

Les individus qui ont commis cet acte odieux, n'auront droit "qu'à" un avocat commis d'office, car l'ensemble de la profession, qu'ils soient Hindous, Musulmans, Sikhs, Jains, Bouddhistes ou Chrétiens d'une seule voix se sont fait entendre. Personne n'a été appâté par le gain et la médiatisation qui découlerait sûrement de la défense d'un tel acte.

Il semblerait qu'en Inde les victimes sont encore respectées, contrairement à ce qu'il se passe ici.

Écrit par : Nicole Bougantouche | 06/01/2013

J'aime beaucoup l'approche adoptée par Me Faire, un autre avocat blogueur :

http://maitrefaire.ch/2012/12/07/des-juges-sous-influence/

(sous les commentaires, pas le billet)

Je trouve que sa mesure est d'un grand réconfort, notamment son "Dans certains pays, la foule est un peu plus hargneuse et prompte au jet de pierres que sous nos latitudes." (sous-entendu qu'il est bien facile de critiquer depuis la Suisse...)

Écrit par : Un visiteur | 06/01/2013

Une chose est certaine, les avocats ne sont pas à la recherche de la vérité, mais plutôt pour qu'elle n'éclate pas au grand jour.
De plus, l'époque où l'on voulait faire porter le chapeau à n'importe qui, possible car les moyens d'investigations étaient faibles, est bel et bien révolue.
Désormais, soit on a les preuves, soit on ne les a pas (merci les avocats). Donc un potentiel innocent sera très rapidement sorti de la procédure.
A ce propos, le rôle de l'avocat ne se résume plus qu'à réfuter les moyens de preuves, sans trop regarder la morale et la vérité, histoire d'avoir respecté son serment et d'avoir engrangé les honoraires correspondant à l'allongement de la procédure grâce à ses nombreux recours et oppositions.
Personnellement, je dis non à votre billet, et je suis encore heureux de voir que certains avocats, bien sûr qui se trouvent en-dehors de Genève, aient encore le courage de ne pas défendre l'abject, la cruauté, l'inhumanité. Non M. Poggia, certains de nos congénères n'ont aucune part d'humanité en eux, ils ne méritent aucune défense, aucune excuse, aucun pardon.
Au demeurant, je m'étonne de votre billet, qui vient quelque peu en contradiction avec les demandes de votre parti vis-à-vis d'une Justice plus ferme...et plus expéditive!

Écrit par : Bob Pahud | 06/01/2013

A lire certains commentaires, je me rends compte à quel point les avocats ont mauvaise réputation. Ainsi, il soutiendraient l'insoutenable, défendraient l'indéfendable, dans le seul but alternatif de gagner beaucoup d'argent ou de se faire de la publicité.
Je ne dis pas que cette réalité n'existe pas. Je dis qu'elle est le fait d'une minorité, et il faudrait sortir des clichés véhiculés par les séries télévisées américaines.
Croire qu'il suffit d'être innocent pour être acquité est d'une confondante naïveté, et il faut avoir vécu à l'écart des prétoires pour y croire.
Ce sont d'ailleurs ceux qui disent le plus de mal des avocats qui se précipitent les premiers vers eux dès le moindre problème. En d'autres termes, tous les avocats sont des pourris, sauf celui que l'on a choisi, ou, faudrait-il dire, celui à qui l'on a fait l'honneur de s'adresser.
Autre malentendu inquiétant. Pourquoi les avocats chargés de défendre ces violeurs-assassins devraient-ils plaider leur acquittement? L'avocat doit-il nier la réalité de la culpabilité de l'accusé? Certes non.
Ces hommes risquent la peine de mort. Que l'on pense qu'ils le méritent ou non repose exclusivement sur ce que les medias nous ont rapporté des faits. N'y a-t-il rien d'autre à dire? Ces hommes ont-ils été des ordures depuis leur naissance jusqu'à ce jour atroce? Une autre peine que la mort ne serait-elle pas plus judicieuse pour servir d'exemple? Je n'en sais rien, mais j'ai au moins l'humilité de dire que je n'en sais rien.
Ma modeste expérience m'a enseigné qu'il y a parfois un monde entre ce que l'on dit d'un accusé et l'homme qui s'adresse à vous.
Le Procureur aura le rôle de donner des accusés l'image la plus immonde possible, celle que les médias nous ont déjà donnée. N'y a-t-il pas place pour un avocat qui devra donner d'eux une autre image, sans nier les faits et leur gravité?
Pensez-vous que Badinter, dans son combat pour l'abolition de la peine de mort, a ruiné la portée de son argumentaire en demandant l'acquittement des criminels qu'il défendait? Certes non.
Tout ceci pour dire qu'à lire l'information commentée dans mon billet, les avocats refusaient d'assumer la défense "pour que la justice soit plus rapide". En d'autres termes pour que les accusés soient condamnés à mort plus rapidement, ajoutant que la nomination d'avocats d'office n'entraverait pas cet objectif...
En ma qualité d'avocat, je refuserais aussi de défendre ces accusés, si j'étais consulté par l'un d'eux, parce que le crime est abject et parce que je sais qu'en Suisse, ils se verraient désigner des avocats d'office chevronnés, qui les défendraient sans compromission. C'est une question de choix personnel. Par contre, désigné moi-même d'office, j'assumerais cependant ce mandat, car tel est mon serment.
Mieux encore, si les avocats du barreau dont je fais partie, dans une réaction surréaliste, venaient à affirmer en choeur, qu'il refuseront de les défendre pour accélerer le cours de la justice, tout en sachant que les avocats d'office désignés ne feraient que de la figuration, je crois bien que je me porterais volontaire pour qu'une défense digne de ce nom soit opposée à l'accusation.
Si un homme, le dernier, doit s'élever contre l'arbitraire du pouvoir, ce devrait être un avocat, car cette profession n'est pas un métier, mais une vocation, dumoins devrait-elle l'être. Et le lynchage, fut-il habillé en sentence de justice, met la société qui le tolère au niveau du crime qu'il sanctionne.

Écrit par : mauro poggia | 06/01/2013

Hum... c'est une jolie plaidoirie, mais je ne suis pas convaincue.

L'abolition de la peine de mort n'existe pas Me Poggia, il y a juste d'autres façons insidieuses et bien plus sadiques de tuer les gens et de plus légales.

Je comprends qu'un avocat veuille défendre un criminel ou dans ce cas plusieurs d'un coup, c'est sa vocation, comme vous dites.

Je ne comprends juste pas qu'il n'y ait personne pour défendre les victimes lorsque c'est l'Etat qui a un comportement criminel sur le plan pénal, parce que cela demanderait un peu plus de c...ourage et aussi une infrastucture nécessaire pour aller jusqu'aux droits de l'homme, inévitablement.

Sur le plan civil non plus d'ailleurs. Ce qui génère des morts lentes, Monsieur, des dénis d'une violence inouïe.

J'aurais presque envie de chanter "Que sont nos avocats devenus"... à se prendre pour Zorro défendant le pire et refusant de défendre les mourants.

Écrit par : Jmemêledetout | 06/01/2013

Totalement d'accord avec votre dernière note. Malheureusement à Genève il y a peu de membres du Barreau qui ont votre niveau de conscience sans arrière pensée. Il y en a en revanche pas mal qui tiendraient ce raisonnement mais pour ce faire de la pub non pour le principe noble du droit à la défense.

Il en va de ce droit comme du préjugé qui est un plaie dans les tribunaux genevois ou circule une autre calamité, les avocats-juges. Et honnêtement je ne sais pas si Genève, malgré les beaux principes qu'elle affiche, est un modèle de justice.

Merci d'avoir générer ce débat de fond par cette note de qualité qui, une fois encore, remonte le niveau du parti vers lequel vous avez migré qui n'est pas toujours un modèle, notamment en ville de Genève.

Écrit par : Dominique Vergas | 06/01/2013

"pour qu'une défense digne de ce nom soit opposée à l'accusation"
Merci Me Poggia d'apporter de l'eau aux moulins des commentateurs ici présents. Vous ne parlez plus droit ou humanité. Ce que les avocats aiment ce n'est plus la Justice mais le combat, l'argumentaire de l'effet de manche, le bonheur d'avoir des mots pleins la bouche et qu'en plus on leur donne la parole.
Dans un pays comme le nôtre avec l'évolution qu'il a suivi, je répète que les avocats pénalistes n'ont plus raison d'être. Les recours, les journaux, les mouvements citoyens, les observatoires divers, les ONG et, en dernier mais non des moindre, le conseil de la magistrature feront plus que n'importe quel avocat payé par l'Etat. Et cela nous assurera au moins que les arguments de la défense seront réels et non plus imagés, digne d'un Baudelaire ou d'un Rousseau en lieu et place d'un être humain capable de répondre, à sa façon certe mais, par lui-même.
Après ce que les avocats malencontreusement élus au gouvernement fédéral nous ont imposé avec le CPP, cela nous permettrai de croire à nouveau à notre système judiciaire.

Écrit par : Frédéric Papaux | 07/01/2013

À Jmemeledetout: il y a des avocats pour défendre les victimes, et c'est d'ailleurs l'essentiel de mon activité. Je suis d'ailleurs très rarement à la défense. Je n'hésiterais d'ailleurs pas une seconde à défendre la famille de cette malheureuse victime si cela s'était déroulé en Suisse. Mais je serais choqué que les accusés doivent se défendre seuls ou qu'ils soient flanqués de potiches en guise d'avocats.
À f. Papaux: vous me faites dire ce que je n'ai pas dit. Pour qu'une défense soit opposée à l'accusation ne signifie pas de la rhétorique ou des effets de manche, mais bien un avocat humain et suffisamment sensible pour donner de l'accusé, si cela est possible, une autre image que celle du monstre qu'il a été lorsqu'il a agi. Les juges pourront alors, tels le fléau de la balance, soupeser ce qui aura été mis dans les deux plateaux de la balance. Je ne plaide pas pour la clémence, mais pour l'égalité des armes. Les accusés n'ont pas donné cette chance à la victime. La société n'a pas a se mettre à leur niveau pour les juger. C'est en cela que la société se différencie des criminels qu'elle juge.

Écrit par : mauro poggia | 07/01/2013

Non, Me Poggia, si vous avez bien lu ce que j'ai écrit ci-dessus, les victimes les plus démunies, handicapés, vieux, isolés, invalides, malades, n'ont aucun droit à une défense quelconque sans payer un avocat à Fr. 450.00 de l'heure ce qu'ils ne sont pas en mesure de faire et qui seraient d'ailleurs bien incapables de faire n'importe quelle démarche pour en trouver un.

Certains ne sont même pas capables d'aller à la poste pour y chercher de l'argent pour se nourrir et encore moins de soulever une casserole pour se faire à manger. Sans parler de tout le reste.

Si au poste où vous êtes actuellement sur le plan fédéral vous voulez défendre ce qui est inacceptable, vous ne pourrez le faire qu'en ayant une bonne connaissance du terrain, ce que votre réponse de montre pas. Il faut atterrir Me Poggia, la situation est bien pire que ce que vous ne croyez.

Ce sont des milliards de francs du contribuable qui partent dans l'assiette d'incompétents. Des milliers de gens à qui l'on nie le simple droit à la survie.

Que pensez-vous Me Poggia, d'une intoxication au mercure de + 5'259 % de mercure, soit 30 x la dose mortelle, en Suisse ! qui ne ferait l'objet d'aucune déclaration au services de santé officiel parce que ce n'est pas obligatoire légalement ? Mettant en danger la population, car pas d'enquête de faite, pas de traçabilité avec un déni total de ses conséquences.

Ce qui signifie d'autres personnes qui en sont mortes et d'autres atteintes très gravement dans leur santé sans même savoir pourquoi parce que ces tests ne sont réalisés que par une minorité de médecins et encore, il faut attendre des années pour qu'il acceptent de les demander.

Un mot d'ailleurs, mercure, qui résonne comme un tableau abstrait à nos incompétents médecins de tout bord, sans parler des experts, car si les médecins ont 2h00 de cours de toxicologie à tout casser dans leur parcours, il ont dû en oublier les effets ou n'avoir même pas eu le temps de les étudier :-)

Et votre Etude, Monsieur, a refusé ce dossier 1 mois et demi après sa demande d'ouverture et 5 relances pour avoir une réponse négative et la proposition d'un autre avocat ! Trop tard.

Alors que c'était du pain bénit pour n'importe quel avocat digne de ce nom.

Ne me dites pas, Monsieur, plus jamais, qu'il y a en Suisse des avocats pour défendre ces gens là.

Et je comprendrai que vous refusiez de publier ce commentaire parce que je ne suis pas idiote. Que je sais que vous avez déployé beaucoup d'efforts pour défendre les démunis et probablement vos stagiaires encore plus, mais lorsque l'on veut défendre une démocratie dans un pays étranger, il faudrait commencer par chez soi et même dans ses propres locaux.

Nous vivons dans un pays où certains conseillers fédéraux ou même président(e)s ont dépensé des centaines de milliers de francs pour défendre les droits de l'homme à l'étranger en oubliant totalement de les défendre dans leur propre pays et accepter des milliards de coûts de santé dus à leur propre incompétence et leur incapacité à connaître le terrain ou pour des décisions absurdes de l'OFAS, de Swissmedic et Cie qui mettent en danger la vie les allergiques leur refusant le fait de pouvoir se soigner avec des médecines qui leur sont compatibles quand bien-même ils les paieraient de leur poche, parce que retirés du marché.

Ceci est une liste très loin d'être exhaustive Monsieur. Car tous les domaines sont concernés par une incompétence généralisée, sociaux, médicaux, etc... manque de formation, de communication entre les différents services, refus de se plier aux raisons médicales, etc... des milliards générés par le contribuable, Monsieur, qui partent dans un trou noir béant et inutile.

Cela fera peut-être l'objet d'un livre, si la vie, la force, en laisse le temps.

Mais si vous avez vraiment envie de défendre le peuple contre un système totalement démissionnaire de ses propres responsabilités et aberrations, alors je peux vous fournir des éléments précieux et une expérience du terrain certaine et des pièces !.

Écrit par : Jmemêledetout | 08/01/2013

Entièrement d'accord Monsieur Poggia.

Écrit par : Marius | 08/01/2013

"Pour répondre à ce dernier commentaire, et même s'il est hors sujet, je dirai que la justice doit être une attribution de l'Etat, et de l'Etat seul (...)"
Je ne crois pas que votre réponse soit hors sujet: c'est à ma connaissance la première fois qu'un Musulman énonce ici aussi clairement, sans ambages et sans restriction aucune, la pré-éminence totale des lois civiles sur les lois religieuses.
Je trouve que c'est un fait qui mérite d'être relevé. Vous ne convaincrez évidemment pas tous ceux qui rappellent l'existence de la takia (al-takia), ni ceux qui ont de fortes préférences pour une religion au dépends d'une autre. En tant qu'athée, incapable de plus, je l'avoue, de comprendre qu'un adulte puisse se convertir à une religion quelconque (sauf sous une extrême contrainte, qui rend donc cette conversion purement formelle), je me réjouis de cette déclaration, car fût-elle le résultat d'un calcul hypocrite (ce que je ne pense honnêtement pas), elle aurait de toute façon demandé beaucoup de courage.

Écrit par : Mère-Grand | 08/01/2013

J'ai de la peine à y croire, mais vous avez laissé passer mon troisième commentaire Me Poggia. Alors je m'incline bien bas devant votre courage parce que peu d'élus ou avocats du barreau auraient fait cela.

Écrit par : Jmemêledetout | 08/01/2013

Monsieur Poggia,

Oui, vous avez raison. Pour que justice passe et soit faite, il faut que tout accusé - quel que soit son ou ses crimes - soit défendu.

La peine de mort est rarement appliquée en Inde. L'article de wikipedia nous dit qu'elle est possible pour les crimes les plus horribles et qui soulèvent l'indignation de la population, circonstances qui me semblent présentes dans le cas actuel.

Les accusés risquent donc bien la peine capitale. Et au moins deux d'entre eux ont un avocat. Pouquoi aller plus vite que la musique?

Je suis contre la peine en toute circonstance.

Il y a cependant quelque chose qui m'intrigue. C'est le deux poids deux mesures. J'ai été regardé dans les archives de ce blog au mois de mai 2011. Rien, du moins rien en ce qui concerne l'Etat de droit et la Justice. Pourtant c'est bien le premier mai qu'une personne a été exécutée sans avocat, et même sans procès. Mais à cette occasion, pas d'indignation. Pourquoi donc cette indignation sélective?

La seule excuse serait d'annoncer qu'il s'est agi d'une exécution fictive, car on ne peut assassiner quelqu'un qui est mort depuis 10 ans.

Je vous souhaite une bonne soirée.

Écrit par : Johann | 08/01/2013

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Je suis contre la peine de mort en toute circonstance.

Écrit par : Johann | 08/01/2013

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