15/10/2012

Chronique de Berne: Lutter efficacement contre la petite délinquance

De la parole aux actes:

Notre Ministère public demande des moyens supplémentaires pour lutter efficacement contre la petite délinquance, compte tenu de la lourdeur de la nouvelle procédure pénale.

Votre serviteur a ainsi déposé devant le Conseil national, le 20 septembre dernier, une initiative parlementaire dont le but est d’accélérer la procédure dans les cas de flagrant délit ou d’aveu immédiat, en évitant au Ministère public de devoir demander systématiquement, comme c’est le cas actuellement, la prolongation de détention devant le Tribunal des mesures de contrainte.

( http://www.parlament.ch/f/suche/pages/geschaefte.aspx?gesch_id=20120465 )

Ainsi, l’ordonnance pénale du Ministère public vaudrait prolongation de détention pour trois mois, mais au maximum pour la durée de la peine ferme prononcée, et il appartiendrait alors au condamné, s’il entend faire opposition contre cette ordonnance, de demander sa mise en liberté provisoire.

Une fois le délai de 10 jours écoulé, en l’absence d’opposition, l’ordonnance pénale devient définitive et le prévenu, devenu condamné, passe en exécution de peine. En cas d’opposition, le Ministère public décide s’il maintient sa décision et, le cas échéant, après instruction complémentaire, renvoie le prévenu devant le Tribunal de police. Le tout peut se faire dans les trois mois, sans nécessité de passer par une demande de mise en détention, qui, en l’état actuel, est une simple formalité lorsqu’une ordonnance pénale est prononcée.

 

 

 

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Commentaires

En moyenne 3 arrivée aux urgences de gamins plantés par des lames par semaines et depuis quelques semaines, les mêmes gamins avec des balles provenant d'armes à feu, vous appelez ça de la petite délinquance ?

Ce n'est pas parce que sur ordre du chef de la police d'interdire dans la presse ces agressions, que dis-je, cette violence inexplicable que nous devons, nous citoyens, appeler ces tentatives de meurtres lorsque les lames frôlent le coeur, "petite délinquance" !

Ce n'est pas non plus parce que les auteurs ont en moyenne 18 ans, que nous devons également qualifier ce massacre autorisé de "petite délinquance".

Concernant des changements de la part des autorités concernant ce fléau bien caché, on ne risque pas de voir les choses changer ! Avouer que Genève égale les records de Chicago dans les années de prohibition dans une ville comme Genève censée attirer tous les magnats de la pègre, cette en limousine avec chauffeur et avouer publiquement des chiffres aussi peut rassurant, mon cher Monsieur, c'est complétement incompatible !!!

Écrit par : Corto | 15/10/2012

Comme d'habitudes, les chiffres avancés par Corto sont totalement extravertis et exagérés, c'est n'importe quoi... de la mythomanie pure et dure...

Écrit par : JMC | 15/10/2012

Chère xxxxx,

Je me réfère à notre échange de courriels et, comme je vous l'avais indiqué le 30 septembre dernier, j'ai demandé un rapport circonstancié à la Cheffe de la police.

Suite à ce rapport, je peux vous indiquer que :

- votre appel à la Centrale d'alarme (117) a été enregistré le 29 septembre 2012, à 2h31 et est effectivement resté sans réponse.

Il avait été précédé d'un autre appel d'un citoyen, à 2h30 signalant cette même rixe. Appel auquel le collaborateur de service à la centrale cette nuit, soit à 2h32, a répondu et donné suite en faisant un appel urgent aux patrouilles disponibles.

En moins d'une minute, trois patrouilles se sont retrouvées dans xxxxx.

L'un des gendarmes présent sur place indique avoir rencontré un habitant qui les a informés de l'agression et donné une description succincte de l'auteur présumé. Ce signalement a été transmis à la centrale d'alarme afin d'aviser les patrouilles. Les gendarmes présents dans la rue ont patrouillé dans tout le quartier à la recherche de l'auteur ou de la victime, sans succès.

Lors de leur passage dans la rue xxxxx, ils ont rencontré un habitant de ladite rue qui leur a indiqué que la victime était très avinée et que selon lui, l'altercation devait être plus impressionnante que blessante. C'est certainement pour cette raison que la victime a sans doute pu quitter les lieux aussi facilement, après qu'il lui ai apporté son aide.

Je mesure le sentiment d'incompréhension dont vous faites état, mais dans le cas présent, je dois vous indiquer que les opérateurs de la centrale d'urgence 117 ont réagi correctement et selon les procédures en vigueur, tenant compte de paramètres qui vous échappaient sans doute mais qui étaient prioritaires en termes de sécurité. Pour information, le jour en question et entre 2h15 et 2h45, ils ont répondu à 32 appels urgents et ont géré, durant ce laps de temps également, d'autres demandes urgentes demandant des renforts. A un moment donné, plus aucune patrouille n'était d'ailleurs disponible.

Je vous prie d'agréer, chère xxxxx, mes salutations les meilleures.


En vous adressant mes meilleurs messages,

pm


Pierre Maudet
Conseiller d’Etat


(Juste pour dire, je ne suis pas le destinataire de ce courriel !!!)

Écrit par : Corto | 16/10/2012

Pour la petite histoire et aussi pour rétablir la "lumière", suite à l'héroïque réponse fuyante du chef des forces de l'ordre publiques genevoises, il a fallu attendre 30 minutes pour QU'UNE seule patrouille se rende sur place !

Et pas n'importe laquelle !

Comble de l'absurde les policiers se sont entretenus, n'ont pas avec la victime, ni avec les témoins, mais avec l'un des agresseurs resté sur place, (car les agresseurs n'ont, semble t-il, vraiment rien à craindre de la police genevoise, ils les connaissent, les tutoient et rient ensemble), donc voyant que nos pandores, au lieu d'arrêter l'un des agresseurs, taillent avec ce dernier une bavette des plus cordiale, sur ce fait, j'appelle la centrale de police pour informer du quiproquo, le préposé me répond que depuis la centrale il est impossible de communiquer avec les véhicules de police !!!

Sachez, que Genève est certainement la seule ville au monde où la centrale d'appels 117 est dans l'incapacité totale de rentrer en contact avec les policiers dans leurs véhicules.

Je fais part de mon étonnement au préposé et il m'accuse de l'avoir insulté, puis me conseil sur un ton menaçant, de raccrocher le combiné. Néanmoins, je ré-explique la situation quelque peu gênante à laquelle, tant la victime que ma personne confrontent en direct, et le préposé me traite de fou et que je devrais aller me faire soigner !!

Je précise, que par la suite, aucun autre véhicule de police n'a réapparu dans le quartier, que nous étions 5 voisins effarés et témoins à nos fenêtres, mais que par contre, la bande de voyous armés de bats de baseball ayant massacrés un jeune de 14 ans, on, eux, continués de circuler dans le quartier !!

Écrit par : Corto | 18/10/2012

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