25/07/2012

Les employeurs préfèrent les Genevois aux frontaliers ! Ouf, on a eu chaud.

chomage_partiel_personnel.jpg

 

La Tribune nous le donnait le 24 juillet en primeur : une étude ( dont on insiste sur le caractère « scientifique », afin que personne ne puisse en douter ) menée par Monsieur Yves Flükiger, directeur de l'Observatoire universitaire de l'emploi, arrive à la conclusion que « loin des clichés rabâchés par les partis populistes », les employeurs préfèrent les demandeurs d'emploi résidents aux frontaliers.

Nous voilà donc rassurés. Tout ce discours anxiogène n'était que poudre aux yeux. Tout va bien dans la République.

Et notre presse locale, avec son esprit critique légendaire, avale la couleuvre avec soulagement.

Il conviendra évidemment d'analyser dans le détail le modus operandi de l'équipe de « chercheurs » qui nous gratifie de ce rassurant constat. Examinons néanmoins d'ores et déjà ce que l'on veut bien nous en dire, sachant par expérience que les questions posées suscitent bien souvent les réponses obtenues.

Première remarque : personne n'a jamais soutenu qu'à salaire égal et à compétences égales, les employeurs du canton iraient volontiers chercher la main-d'œuvre de l'autre côté de la frontière. Au contraire, tout employeur a intérêt à embaucher des travailleurs résidant à proximité de leur lieu de travail. De surcroit, et même s'il n'est pas politiquement correct d'écrire ce que tout le monde pense, la mentalité syndicaliste affichée par certains employés venant d'une France de plus en plus lointaine ne plaît guère en Suisse où le rapport avec le travail est certainement bien différent de ce qui a cours dans l'Hexagone. Ainsi, il n'est pas nécessaire de faire appel à des experts pour enfoncer des portes ouvertes et pour dire qu'à salaire égal et à compétences égales, nos employeurs préfèrent embaucher « local ».

C'est sous réserve des cas dans lesquels les décideurs d'embauche au sein des entreprises viennent eux-mêmes de France et, qui, par affinité, préfèrent engager « l'ami du frère de la nièce du voisin ». Dans ces cas-là, les postes vacants ne se retrouvent jamais dans les petites annonces de jobup.ch, creuset dans lequel nos Sherlock Holmes universitaires sont allés chercher les résultats « scientifiques » qu'ils nous servent à la satisfaction des détenteurs du pouvoir.

Seconde remarque : l'étude menée par notre « Observatoire de l'emploi » ne pouvait bien évidemment porter que sur des professions pour lesquelles l'offre existe des deux côtés de la frontière. La question n'est donc pas de savoir si Genève peut se passer des infirmières frontalières, car la réponse est clairement négative. Reste à savoir comment Genève en est arrivée à pareille pénurie dans ce secteur, par un manque flagrant et coupable d'anticipation. Ainsi, celles et ceux qui nous assènent à chaque débat sur le sujet la sempiternelle remarque : « que ferait Genève si toutes les infirmières françaises s'en allaient », sont prié-e-s de s'abstenir, telle n'est pas la question discutée ici.

Cela dit, si Monsieur Yves Flückiger avait rencontré ces affreux « populistes » qu'il s'agit de museler, il aurait certainement compris - mais le voulait-il seulement ? - que la concurrence déloyale que subissent les demandeurs d'emploi résidents en Suisse porte sur deux plans bien définis :

Premièrement un dumping salarial, car les travailleurs européens, et français singulièrement, (bien plus que les Allemands, dont l'économie est plus forte), sont prêts à travailler pour des salaires bien inférieurs à ceux des résidents genevois, qui doivent faire face à des charges fixes (loyer et assurances notamment), bien supérieures. Si certains domaines sont couverts par des Conventions collectives, celles-ci fixent des salaires minimums que les travailleurs domiciliés hors de Suisse sont prêts à accepter sans sourciller, même avec de l'expérience, car ils restent encore un multiple de ce qu'ils recevraient chez eux. Lorsqu'il n'y a aucune Convention collective, ce qui reste la majorité des cas, n'en parlons même pas, tant la concurrence est inégale.

Deuxièmement une concurrence de compétences et d'expérience. Si à compétences égales un employeur genevois préférera un résident, la situation sera différente s'il doit choisir entre deux candidats ayant une expérience professionnelle différente. Ainsi, un travailleur expérimenté domicilié hors de Suisse sera disposé sans hésitation à travailler pour le salaire que l'on donnerait à un jeune sortant de nos écoles professionnelles ou de nos universités. Sur ce plan-là, nos jeunes ne peuvent pas soutenir la concurrence, et rencontrent d'énormes difficultés à trouver un premier emploi.

Ceci étant rappelé, Monsieur Yves Fluckiger a choisi pour son étude des prémisses clairement réductrices, que les mauvais esprits pourraient qualifier d'orientées :

1.Pourquoi avoir opté pour des candidats fictifs entre 22 et 23 ans, sachant qu'à cet âge, un employeur ne peut espérer pouvoir offrir un salaire inférieur à un travailleur frontalier et écartera ce critère de sélection ?

2.Si l'étude avait opté pour des candidats fictifs plus âgés, un employeur aurait pu opter, à compétences et expérience égales, pour un travailleur frontalier prêt à accepter un salaire inférieur. Pourquoi cette option a-t-elle été écartée ? Craignait-on que le critère salarial vienne influencer les résultats ?

3.Comment peut-on soutenir légitimement, au sein de l'Observatoire universitaire de l'emploi, que les petites annonces seraient révélatrices du marché de l'emploi genevois, sachant que dans ce domaine, comme d'ailleurs pour celui du logement, la grande majorité des attributions intervient par le relationnel et le « bouche à oreille » ?

4.Comment peut-on scientifiquement retenir une préférence pour la main-d'œuvre locale du seul fait que les candidats domiciliés sur le canton recevraient plus souvent une proposition d'entretien ? Pourquoi n'a-t-on pas fait une étude globale de l'attribution des nouveaux postes de travail au sein des entreprises par l'intermédiaire des caisses de compensation auxquelles les employés doivent être affiliés ?

5.Ne doit-on pas considérer que les employeurs passant par des petites annonces font preuve d'une plus grande ouverture quant aux candidatures recherchées, ou, pire pour l'enquête, ne passent par ces petites annonces qu'après avoir en vain recherché le candidat souhaité par un autre canal ?

6.A-t-on recherché la nature de l'entreprise à l'origine de l'annonce ? Petite, moyenne ou grande ? Ne pense-t-on pas que les petites ou moyennes entreprises, plus implantées dans le tissu social du canton peuvent préférer les candidatures locales, alors que les grandes entreprises, plus axées sur le profit, agissent sur la base d'autres critères ? En quoi les 130 annonces retenues sur une année seraient-elles révélatrices du marché de l'emploi genevois si cette question n'est pas examinée ?

7.Peut-on sérieusement affirmer qu'en demandant à 195 responsables de ressources humaines de classer des CV par ordre de préférence sans leur dire que le domicile du candidat sera le critère examiné, soit suffisant pour considérer que ces personnes n'ont pas été volontairement attentives à ne pas placer systématiquement en tête des candidats frontaliers, sachant que la demande émanait de l'Observatoire genevois de l'emploi ?

En conclusion, il y a de quoi nourrir des doutes sérieux sur le caractère scientifique de cette étude. Chacun sait qu'il est plus habile, que l'on soit juge ou dirigeant, de faire passer par des experts certains messages que personne ne croirait si on les proférait soi-même.

01:19 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (30) | | |  Facebook

Commentaires

Rien de nouveau sous le soleil...

Écrit par : Grégoire Barbey | 25/07/2012

Il se dit ( source spécialistes de la Cité des Métiers) que sur Genève le marché visible est de 20 % et le marché caché de 80 % Je n'en tire aucune conclusions= hâtive; On peut aussi penser que le marché caché est mieux connu des Suisses que des frontaliers car ils ont mieux accès à l'information?????

Écrit par : sylvie | 25/07/2012

La mise en évidence de ce titre dans le journal suffisait à faire douter du sérieux de cette enquête. Il arrive que l'expérience de terrain l'emporte sur une mise en scène politique ...

Écrit par : Mère-Grand | 25/07/2012

oui aux genevois mais je préfère les frontaliers qui eux paient des impots sur geneve contrairement aux vaudois

nous savons tous et vous aussi que le chomâge ne vient pas des frontaliers qui eux ont des formations mais touche principalement les personnes sans formations

pour savoir ,, que propose le MCG dans l éducation,,,, la est le vrai problème

Écrit par : daniel | 25/07/2012

Ce qui est bien... avec la théorie du complot... c'est qu'elle sert à toutes les sauces, quelque soit le contexte et quelques soient les opinions politique de celui qui l'évoque... bref.. effectivement... rien de nouveau sous le soleil...

Écrit par : matthieu | 25/07/2012

@Daniel
le MCG a fait plusieurs propositions au parlement afin de développer l'apprentissage de la langue française auprès des diverses communautés étrangères, qui sont les premiers touchés par la main d'oeuvre frontalière.

Le MCG a également déposé plusieurs textes dans les divers parlements communaux ainsi qu'au Grand Conseil afin de revaloriser les métiers du secteur secondaire et primaire tout en ouvrant une reflexion constructive sur l'opportunité de créer des écoles spécialisées dans les métiers de la restauration, services divers etc...

@Matthieu

vos commentaires venant de la part d'un socialiste dlié en France sont toujours aussi risibles.

Écrit par : justice | 25/07/2012

Encore et toujours pareil... Comment ce fait-il que quelque soit le pays, l'extrême (gauche ou droite), et la critique, ces partis politique ne sachant comment contrer une étude qui démontre le contraire de leur vision soit toujours obliger de refuser la vérité en cherchant mille excuses pour essayer de contrer leur détracteur. N'ayant pas de preuve pour étayer leur vision ils sont obliger son obliger de faire passer des argument contraire pour des complot contre eux. Se faire passer pour des victimes. Persuader de leurs vision sont prophétique leur seul argument (qui n'en ai pas un, mais plutôt une preuve de leurs mauvaises foie) est de dire que ce n'est pas possible et pas crédible... La théorie du complot toujours et seul contre tous (leur meilleurs argument est encre d'essayer de faire croire que ce sont les seul à comprendre la société alors que justement ils sont seul et ce n'est pas pour rien) il arrive à influencer les esprits les plus simples.

Écrit par : Steve Ovic | 25/07/2012

@Justice... désolé je n'ai manifestement pas le plaisir de vous connaître autant que vous semblez prétendre me connaître...

Socialiste? vous avez des éléments? savez-vous que le simple fait de contester les inepties prononcées à longueur de blog par les MCG's ne fait pas nécessairement de moi un socialiste... ou pire... un affreux gauchiste pour reprendre le vocabulaire si cher à nos amis populistes et démagogues...

domicilié en France: certe oui... et alors? en tout cas... je jure sur la sainte bible du MCG que je ne suis pas un frontalier...!... mais je suis un électeur...

sinon... quelque chose à répondre au fait que systématiquement... dès que quelqu'un met en évidence les mensonges du MCG... les membres de ce magnifique parti politique (digne des plus grands...cela vous ira-t-il comme ça? me suis-je suffisamment applati pour avoir le droit d'exprimer une opinion?)on recourt à la théorie du complot? dois-je faire la liste des mensonges, bourdes, approximations, provocations MCGtistes???

le nombre d'infirmières...
les poursuites de certains...
les faillites d'autres...
les petits arrangements téléphoniques...
les élections annulées...
les vrais interview de pseudo dealers...
le nombre de frontaliers...

et d'une manière générale, les affirmations péremptoires, les approximations, les généralités, etc etc etc...

Écrit par : matthieu | 25/07/2012

Dans le service ou je travaille(temporaire)sur 5 personnes il y a 1 suisse et 5 frontaliers. Alors Fluckiger, son etude il peut la jeter dans la poubelle la plus proche. (Ca fait 6 ans que je cherche un emploi fixe sans succes (clavier anglais desole pour les accents).

Écrit par : Philippe | 25/07/2012

On fait (La Tribune=PLR) aime faire diversion, en attendant notre statistiques d'insécurité prendre l'ascenseur.

Écrit par : luisa | 25/07/2012

Cette étude est biaisée, vous faites bien de signaler les incohérences qu’elle contient !

Le secteur tertiaire ou la chair à canon sans formation, à égal manque de qualification, ils choisissent toujours le moins cher, donc main d’œuvre non locale, même dans les secteurs où il n’y a pas de pénurie! Ça c’est la réalité !

A propos de non local…si vous avez l’occasion d’aller prendre un thé glacé dans un des palaces de la ville, demandez au personnel nubile à la réception ou aux serveuses (toutes très très jeunes et parlant avec difficulté le français : Where U come from ?

Et elles vous répondront avec un sourire désarmant : Bosnia-Herzegovina, ou Poland ou Hungary…

Et où vont nos jeunes qui font la prestigieuse école hôtelière de Lausanne ??? Ils s’expatrient au Seychelles ou aux States ! Quelque chose ne tourne pas rond !

Écrit par : Barbie Holy Spirit Von Sauer | 25/07/2012

Bravo Mauro... tu écris exactement ce que je suspectais:
-une étude douteuse commanditée par le Conseil d'Etat à son serviteur dévoué
-sollicitée par Weiss(PLR) auprès de son camarade de jeu
-envoi de questionnaires avec logo UniGE " Observatoire de l'emploi "
-Classement fictif des demandes d'emploi "bidon" pour camoufler la réalité du terrain
-Choix de limiter l'âge des demandeurs à 22-23 ans !
-Primeur à la TdG qui en fait ses choux gras

Pourquoi n'avoir pas enquêté à postériori sur la réalité des embauches aux cours des 6 derniers mois :

Combien de chômeurs ont-ils été engagés?
combien de frontaliers engagés ?
combien de demandeurs (GE-F-résidents etc)?

Décidément cette pseudo enquête n'a RIEN de scientifique. Les citoyens genevois ne se laissent plus berner par les écrans de fumée de nos politiciens qui ne savent plus qu'inventer pour cacher les évidences et endormir les consciences.

Écrit par : J-F Girardet | 25/07/2012

Il me semble que les travaux de Mr Fluckiger vont toujours dans le même sens, celui de défendre la libre-circulation. D'abord les études pour montrer que les salaires n'ont pas baissés, ensuite pour montrer que le chômage n'a pas augmenté du fait de la libre-circulation, et maintenant que les employeurs "privilégieraient" les genevois par rapport aux frontaliers.

La question qui se pose est ainsi clairement de savoir pourquoi un professeur d'économie de l'université de genève ne publie que des études qui n'abordent jamais les effets négatifs de la libre-circulation, les conséquences de la hausse des loyers, des heures perdues dans un système de transport saturé, l'augmentation de la pression des cadences sur les lieux de travail, etc.

Le MCG doit maintenant poser clairement la question au Grand Conseil et au Conseil d'Etat. Les travaux de Mr Fluckiger sont-ils des commandes du pouvoir en place ( entendre le Conseil d'Etat et les partis gouvernementaux) ? Si non comment se fait-il qu'ils n'aillent que dans un seul sens ? Comment choisit-il le thème de ses travaux ? Comment-est il rémunéré ? Comment se fait-il que les analyses économiques de l'université de Genève et qui sont relayées par les médias ne traitent jamais des conséquences négatives induites par la libre-circulation ?

Pour ma part je crois que la ligne rouge a ici été franchie. Je n'ai pas lu l'étude mais la teneur de ce que l'on sait et l'interprétation qui en est faite ces jours dans les médias ne me semble pour l'instant pas très sérieuse ni très rigoureuse, dire que "les employeurs préfèrent les genevois aux frontaliers" sur la base de ce qui n'est dans le fond qu'une sorte de questionnaire caché et portant sur un échantillonage restreint fait penser à une interprétation hâtive ( ce n'est pas parceque les employeurs répondent plus facilement aux demandes des demandeurs d'emploi genevois qu'ils préféreraient sans doute engager qu'ils vont forcément les engager, les questions cruciales pour un engagement concret étant ici en quelque sorte exclues d'emblée de l'analyse : pour quel salaire êtes vous d'accord de travailler ?, jusqu'à quelle heure êtes vous prêts à travailler le soir ? et les samedis dimanches ? etc... de ce point de vue l'étude laisse donc clairement de côté la partie essentielle du rapport d'embauche pour ne retenir que ce qui permet de l'enjoliver, ce qui pour ma part constitue déjà ce que l'on nomme un "biais").

Devant la problématique que pose cette étude, devant la suspicion qu'une ligne rouge a été franchie, le MCG doit maintenant agir. C'est pour cela qu'il a été élu. Le MCG doit maintenant demander des explications sur ces questions et sur les commanditaires de cette étude.

Écrit par : quidam | 25/07/2012

et bien voilà... C.Q.F.D.

Écrit par : matthieu | 25/07/2012

C'est le dernier acte de la compagne politico- médiatique qui vise à discréditer le MCG auprès des citoyens. Peine perdue.
La réalité est là, et les choses vont de pire en pis.
L'afflux massif des euro frontaliers (poussés par la crise européenne) n'a jamais été aussi élevé, le nombre de demandeurs d'emploi pulvérise tous les records, bref la paupérisation s'est bel et bien installée à Genève. Que faire M. Flückiger
Cette pseudo étude est l'arbre qui cache la forêt.

Écrit par : Amar | 25/07/2012

Mon Dieu,
Je tiens le paris, que vous tous qui avez la critique bien facile et la langue bien acérée, à voir le style de vos commentaires, sa me fait vomir.
Quand je parle de vos commentaires, je ne pense pas que vous faites partie de ces populistes que de part vos paroles vous semblez mépriser!

Sortez, aller dans la rue, observer....
Ah mais bien sur, submergés par le travail vous n'avez guère le temps!
Il est facile de traiter le MCG de menteur, dans vos positions probablement confortable!!

Ex: je donne ma main à couper que si vous vous promener le soir en ville, votre petite culotte...
Allez sur le terrain avant de juger.

Et l'emploi, mais sur qu'elle planète êtes vous, Messieurs, Dames ?
Gardez vos illusions de sales gosses de riches , vous qui êtes certainement bien mît!!!!!!!
Je vous verrai bien êtres pour la monarchie non?
Pff... Individualistes et bien loin de la réalité !!!!!!!

Écrit par : Maria Intagliata | 25/07/2012

Je suis souvent en désaccord avec le MCG et le comportement de certains de ses membres mais là je ne peux que souscrir et approuver à 100 % le texte de M. Poggia et les commentaires de Quidam et Amar. Cette "étude" me semble également très légère et ses conclusions "bétonnées" à la hâte bien éloignées de la réalité.

Écrit par : A. Piller | 26/07/2012

Mon cher M. Poggia,

Vous ne voudriez pas vous concentrer un peu sur vos engagements de campagne concernant les Caisse Maladie parce que la, il y a du boulot.

(86 caisses maladies 11 parlementaires par Conseil d'administration soit 65% de nos députés payés indirectement par les caisses Maladie.
Les frais de gestion des caisse sont à 8,9% des frais ce qui represente la quasi totalité de tous les médicaments vendus en suisse par année.
Le secret médical est continuellement bafoué et les assureurs disposent en propre des reserves pour exemple un trop payé de 460 Millions pour Genève.)


Laissez donc les problèmes démagogiques à des gens moins brillants qui se feront un plaisir d'attiser les haines locales.

Thomas Bläsi

Écrit par : Thomas Bläsi | 26/07/2012

On peut se demander pourquoi M. Flückiger n'a pas suivi des personnes du chômage et des jeunes en recherche d'emploi pour faire son étude. Ca aurait aidé bien du monde à trouver du travail plutôt que de faire une étude depuis une tour d'ivoire, en dehors de la réalité du terrain. Et c'est nous, contribuables genevois, qui devons payer cette étude bidon avec nos très coûteux impôts. M. Flückiger devrait plutôt s'intéresser de près à un phénomène des plus inquiétants à Genève, c'est-à-dire l'attribution systématique de nos postes décisionnels dans nos administrations publiques à des ressortissants européens. La Libre circulation protège les pays membres de ce phénomène de colonisation par un Article de loi. Plus on a des Français et des Belges au pouvoir, plus les Suisses en sont exclus. Expérience vécue.

Écrit par : Anne-Marie | 26/07/2012

@Anne-Marie: "La Libre circulation protège les pays membres de ce phénomène de colonisation par un Article de loi."... vous pouvez être plus précise parce que... personnellement... j'ai du mal à comprendre le sens de votre propos...

Écrit par : matthieu | 26/07/2012

bonjour,

je suis d'accord avec matthieu, j'ai travaillé dans un hôtel pendant 1 an il y avait plus de 50 employés et vous trouvé normal que sur 50 il y a une genevoise moi et une vaudoise et le reste sont des frontaliers du directeur au chauffeur. moi je ne comprend pas pourquoi ne pas faire une demande au parlement afin de réactualisé l'ancienne loi ou seul les frontaliers habitants dans les 15 km de la frontière et seul un membre par famille ayant le droit de travailler. non seulement on ne pénalisera pas les frontaliers qui a cause de nous ont des loyer trop cher et il y a aura un peu plus de travail pour les citoyens genevois ainsi que les Permis B car c'est nous qui payons pour tout les jeunes qui perçoivent l'aide social. De plus, la plus par des jeunes actuellement sont vraiment remonté contre eux car ils se croient tout permis ils conduisent comme des fous ne respecte pas les loi de circulation.

je suis révolté car quand je vais voir des juristes ou des personne pour ne guidé afin de fais une pétition ou un loi tout le monde une décourage en me disant mais laisse tombé on peut rien faire car l'état gagne beaucoup plus avec eux. alors ils faut faire parle de nous faire savoir que nous sommes pas content et que nous ne voulons plus se contenté d'être à l'hospice, je veux travaillé je fais plus de 1 entretien par mois et je trouve rien. j'en est marre je veux travaillé j'ai 21 ans et maman j'ai besoin de travaillé je ne veux plus jamais être à l'aide sociale.

svp si quelle qu'un sait comment se déroule les démarches pour me permettre de faire lancé une pétition

Écrit par : Chaki | 26/07/2012

... voilà un soutien de poid... je ne suis pas peu fier!

Écrit par : matthieu | 26/07/2012

Votre commentaire est très intéressant car argumenté et donc solide. Il est certain qu'au même tirtre qu'une étude d'un professeur de l'UNIGE avait été trafiqué des résultats d'une étude sur le tabac, celle du professeur Fluckiger doit être mise sous enquête, pourquoi pas de la Cour des Comptes puisque ledit prof. émarge du budget de l'Etat.

Cela dit et pour répondre à vos contradicteurs sur ce que fait le MCG dans le domaine de la formation, il faut relever qu'outre les textes déposés au Grand Conseil, il y a aussi le contenu du projet de Constitution dans lequel plusieurs dispositions évoquent cette problématique et figurent dans les droits fondamentaux. Il est même prévu des soutiens à la formation continue. Il est vrai que ce secteur de la formation était défendu par Mme Engelberts qui est aussi députée.
Ces dispositions clés ont été portées par votre groupe de constituants et font avancer la cause des personnes sous formées, celles qui sont la cible des employeurs qui leur préfèrent des frontaliers. Voilà qui va aussi bien dans le sens des textes déposés que de vos campagnes et votre opposition à ce projet est une vraie énigme.

Écrit par : Sinistre Destre | 26/07/2012

L'une des plus grandes chaînes de commerce suisse favorise l'engagement de frontaliers à Genève et sur Vaud. Les gérants, les bouchers, poissonniers ne peuvent camoufler leur accent provenant de régions françaises. Ras le bol de ces études fausses, orientées et tronquées pour nous faire avaler des couleuvres. Si l'un des plus gros employeurs régional ne donne pas l'exemple, c'est la porte ouverte à la hausse du chômage en Suisse. Et encore : pourquoi les administrations publiques, les communes continuent à engager à tour de bras des personnes provenant d'ailleurs alors que nous disposons de candidats tout à fait compétents, suisses ou résidents de longue date sur notre sol ?

Écrit par : Aurélien | 28/07/2012

Maître Poggia,

Merci pour votre Analyse.

Vous avez levé tous les lièvres statistiques de cette étude biaisée (exclusivement axée sur les 22-23 ans, etc...).

Merci de rester toujours vigilent.

Écrit par : anonyme | 29/07/2012

On fait dire aux études ce que l'on veut bien et elles sont pour la plupart, comme tous ces audits qui coûtent au contribuable la peau des fesses, faites par des technocrates qui n'ont aucune connaissance du terrain et se basent en plus sur des statistiques auxquelles ont fait dire ce que l'on veut aussi, sans tenir compte de nombre de facteurs.

Alors oui, Monsieur Poggia, il était bon de le relever. Mais ce serait aussi une nécessité de le faire dans tous les autres domaines.

Nous sommes au pays où l'incompétence est Reine à défaut d'avoir su se mouiller et aller là où la vérité exploserait si fort que le pays entier et ses élus seraient déstabilisés et confrontés à leurs lacunes dont ils devraient rendre des comptes de manière honnête, pour une fois.

Écrit par : Jmemêledetout | 30/07/2012

On pourrait encore rajouter:
L'accélération du nombre des frontaliers actifs étrangers danms le canton de Genève, amorcée en 2010 ( avec +4,8 %) sêst confirmée en 2011 ( avec + 11 %).
La part des emplopis occupés par des frontaliers à Genève peut être estimée aujourd'hui à 22 % ( 20% en 2010). IL faut entendre par frontalier, un travailleur étranger titulaire d'une autorisation de travail ( permis G)mais résidant en France voisine. A la fin de 2011, ils étaient 63'373. Il y a donc au total 88'000 "frontaliers" dont environ 25'000 personnes qui n'ont pas besoin de permis de travail, étant Suisses ou fonctionnaires internationaux.
Quabnt à l'âge, 2 frontaliers sur 3 ont entre 25 et 44 ans. Leur âge moyen est de 39 ans pour les hommes et de 38 ans pour les femmes.
On peut trouver ces données et d'autres dans le document "INFORMATIONS STATISTIQUES"-LES TRAVAILLEURS FRONTALIERS ä GENEVE EV 2011"publiées par l'OCSTAT- No 21 - avril 2011.

Ces données réduisent donc à néant la pseudo -étude du professeur Yves Fluckiger.
Jean-Claude Delaude

Écrit par : Delaude | 01/08/2012

Pour répondre à Matthieu concernant la protection de nos institutions publique contre l'effet de colonosiation dû au fait que nos politiciens donnent le pouvoir aux européens, il s'agit de "l'Art. 10 - Annexe 0.142.112.681 de l'Accord entre la Confédération suisse d'une part, et la CE et ses Etats membres d'autre part, sur la libre circulation des personnes". On trouve ce texte de loi sur le site de l'Administration fédérale. J'aimerais souligner, pour confirmer le blog de Jmemêledetout, que l'Office fédéral de la Statistique donne les chiffres suivants à fin juin 2012 : nombre de chômeurs en Suisse inscrits à l'OCE : 114'868 - Nombre de demandeurs d'emplois : 166'437 - Nombre de chômeurs longue durée : 18'762 (nombre total de chômeurs en Suisse à fin juin : 300'067). Nombre de places vacantes : 17'493. Il n'est pas fait mention (bien sûr !) du nombre de personnes à l'assistance sociale. M. Flückiger aurait dû consulter les statistiques de l'OFS avant de publier son étude qui est franchement une insulte pour nos chômeurs et un mépris pour la population locale.

Écrit par : Anne-Marie | 02/08/2012

C'est bien connu que la presse local, fait tout pour minimiser le résultat catastrophique des accords bilatéraux concernant les travailleurs frontalier.
On n’hésite pas d'engager un soit disant prof qu'à fait un rapport en se basant sur des faits tout en passant à coté de tous les magouilles d'un réseau bien rodé, un réseau très expérimenté qu'à mit en pied un système qui permets de tromper ces pseudo professeur naïf. Lorsque nous essayons de vérifier et contrôler les agences d'emploi qui sont bien liés avec les responsables de ressources humaines qui s'ils ne sont pas des frontaliers, ils sont bien influencés par ces dernier car qui sont les personnes qui placent les responsables aux ressources humaines, des frontaliers qu'occupent déjà des postes importants dans nos grandes entreprises. Je sais comment cela fonctionne.
Et là, il ne s'agit pas des petits postes de vendeur ou de commercial.
Il s'agit de nos grandes entreprises, multinationales, banques, assurances... il suffit qu'un parent travaillant en Suisse et qu'à un poste important obtenu il y a des années par la même méthode, passe un coup de téléphone et voilà.
La candidature de notre cher frontalier est retenue parmi d'autres dossiers parfois plus solides. Il suffit que les ressources humaines, demande, lorsqu’ il propose un poste, la nationalité Suisse, permis de séjour ou de travail et habitant dans la "Zone autorise" pour les frontaliers... Mais à la fin, le choix est déjà fait. Si notre candidat habite plus loin de la Zone d'habitation, il va se débrouiller pour contourner tout, en donnant une fausse adresse dans la Zone frontalière autorisé ou une adresse bidon à Genève d'un copain ou copine.

En ce qui concerna les agences de placement, on voit les dossiers des genevois mis directement à la poubelle car le candidat a déjà été choisi par le complice à l'intérieur de la boîte qui fait la demande d'un employé.
Combien des diplômes français ou étranger sont valables ou vrais ?

On sait que nos chers amis frontaliers qu'ont bénéficié d'un travail en Suisse bien rémunéré (je parle des cadres et des responsables) qu'ont pu vivre confortablement grâce à son travail, aimerait que leurs enfants travaillent en France pour un salaire de misère et voir du jour au lendemain leur qualité de vie baisser ?

On connaît beaucoup de ces personnes, placer leurs enfants sur le marché du travail Genevois. PISTON ok , mais il faut que ça s'arrête...
Moi-même j'ai été victime de cette situation, j'ai été licencié alors que mon travail était plus que satisfaisant... on a inventé un souci économique.
Voilà, licenciement économique. Mais une année après, après avoir engagé plusieurs Genevois, le chef n'était jamais content avec ces employés. Donc, un frontalier avait été engagé... on su que c'était le fils, d'un autre responsable mais d'un autre service.
On engage pour après licencier...et à la fin ce sont toujours les mêmes qui sont engagés les frontaliers. Mais ce qu'est grave, c'est le fait que ces postes sont dans l'administration... et le salaire est conséquent.

Si je serais frontalier je ferais la même chose pour mes enfants... seulement,
Il y a marre... ces chômeurs, retrouvent une boulot à la fin, mais ce sont soit, les emplois de solidarité ou des travaux où les salaires sont précaires.

Ce pseudo professeur, ne connait rien de la réalité... on se demande si derrière lui, il y a pas M. Charraz ou je ne sais pas comment il s'appelle le représentant du grand et puissant mouvement des frontaliers ? Qu’ avec tout l’argent que ses membres peuvent tout manipuler à Genève ?

Écrit par : Looser | 03/08/2012

Je me rends bien compte que ce blog est toujours parasité.
il y a quelqu'un encore qu'utilise les arguments VAUDOIS contre FRONTALIERS...
Toujours les mêmes personnes. Des frontalier qu^à une époque voulait diviser les genevois et les vaudois ou plutôt faire en sorte que les vaudois se retournent contre les genevois.
Ce parasité , annonce qu'il préfère les frontalier aux vaudois car eux ils paient leurs impôts à Genève. Voila, alors si je comprends bien les frontaliers ont plus de droit que les vaudois. Je crois rêver, des frontalier qui pensent encore que Genève leur appartient.
Je signale a ces frontaliers (qui se passent pour des genevois pour parasiter ce blog), que le canton de Vaud est sur territoire Suisse.

Quelqu'un parle de la meilleure formation des frontaliers ? je rigole...
Il y a quelque temps, on a engagé des contractuels (60) frontaliers. Ils ont le culot de faire chasser les automobilistes a la minute près pour lui coller une amende... sans aucun état d'âme... normal, ils habitent pas à Genève et ils nous emmerdent ils diront. ils nous piquent d'abords les places de parking et ensuite ils nous collent les amendes... le travail ils sont a 3 ou a 4 parfois... et ils vont plus vite que BOLT pour coller leur amendes... ils ont un pourcentage travail par amende collée?
Ces personnes ont besoin des diplômes universitaires pour ce coller des amendes ? il n'y a pas des gens au chômage qui peuvent faire ce boulot ?
Alors... ? On fait quoi ?

Écrit par : Looser | 07/08/2012

Les commentaires sont fermés.