25/07/2011

La femme sera l'été du printemps arabe

egalite-homme-femme.jpg

La femme est l'avenir de l'homme chantait Jean Ferrat sur les paroles du poète Louis Aragon. Jamais cela ne sera plus vrai que dans le monde arabe qui se réveille à la démocratie. Balbutiement difficile, et innombrables écueils pour des populations qui n'ont connu, durant des générations, que le discours unique du pouvoir, et pour qui le savoir n'a été, que la reproduction par cœur du savoir des générations antérieures, comme on apprend les versets de l'immuable saint Coran.

Pourtant, la démocratie ne se reçoit pas, ne s'importe pas. Elle s'apprend, jour après jour, dans l'analyse critique des événements, en se forgeant sa propre opinion, dans l'écoute respectueuse de l'opinion d'autrui. Tâche oh combien difficile.

Dans ce contexte, glisser un bulletin dans  l'urne n'est pas le début d'une expression démocratique, mais son aboutissement, car ce n'est pas le geste qui importe, mais bien la volonté que son contenu exprime. Et le risque de céder aux sirènes d'un nouveau discours unique et faussement rassurant, celui des intégrismes religieux, est bien présent.

La société aurait sans doute beaucoup à perdre, mais quelle est la conscience immédiate que peut avoir, l'espace d'un instant de l'Histoire, une population encore enivrée par un espoir qu'elle ne pensait plus avoir? Tout n'est-il pas mieux que la dictature en ces moments-là?  Le doute, et peut-être même la crainte pourraient inciter à l'attentisme et à l'inertie. Pourtant l'avenir immédiat ne se construit pas en soubresauts, car les ajustements risquent de ne jamais être possibles. Autant ne pas faire fausse route.

Dans ce contexte, la menace intégriste, qui vise à réguler la vie de la société par les dogmes religieux, ne pourra être évitée, principalement qu'avec la force de conviction et la détermination de la femme arabe. C'est elle qui a décidément le plus à perdre dans un tel virage obscurantiste, et qui doit défendre l'égalité des sexes, dans un combat politique, bien sûr, mais aussi à l'intérieur de chaque maison, auprès de chaque père, chaque frère, chaque mari. Car l'apparent effacement de certaines femmes arabes n'est souvent qu'un jeu de rôles social, qui disparait à peine le seuil du domicile franchi, pour laisser la place à un réel partenariat au sein du couple.

Plus facile à dire qu'à faire pensez-vous ? Sans doute. Mais qui aurait pensé, voici 9 mois à peine, que la Tunisie se débarrasserait de Ben Ali et l'Egypte de Moubarak ? Et ce n'est qu'un début au vu de l'actualité internationale.

Alors Mesdames, le monde compte sur vous, et sur votre vote massif, pour que ces révolutions soient un réel pas en avant pour la société arabe en route vers une démocratie laïque et respectueuse de l'égalité des sexes.

 

 

19:05 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (13) | | |  Facebook

Commentaires

Occupez vous de votre démocratie et laissez les arabes s'occuper de la leur! Ils n'ont pas de leçons à recevoir de vous!

Écrit par : cavapa | 25/07/2011

bien dit en effet cavapa, on a assez faire avec notre "démocratie" et notre belle "égalité des sexes"... marrant de sortir un tel texte au moment même où cette même démocratie et égalité entre les sexes est attaquée de plein fouet par un extrémiste aux idées très similaires à certains partis de la place.

pour méditer, lisons ce texte de l'assassin d'oslo sur ce qu'il pense de l'égalité entre les sexes... nous verrons que nous avons en effet assez à faire de notre côté.

Version française du chapitre « Radical Feminism and Political Correctness » du manifeste fasciste mis en ligne par l’assassin d’Oslo, Andres Behring Breivik



Le féminisme radical et la rectitude politique

Il n’existe sans doute aucun aspect de la rectitude politique qui soit plus important dans la vie en Europe occidentale d'aujourd'hui que l'idéologie féministe. Le féminisme est-il basé, comme le reste de la rectitude politique, sur le marxisme culturel importé d'Allemagne dans les années 1930? Si l'histoire du féminisme en Europe occidentale s'étend certainement sur plus de soixante ans, sa floraison dans les dernières décennies s’entrelace avec la révolution sociale qui se déploie à l’instigation des marxistes culturels.



Où voyons-nous le féminisme radical prendre de l’ampleur? Il est à la télévision, où presque chaque offre importante comporte une «figure de proue» féminine et où les scénarios et la définition des personnages soulignent l’infériorité de l’homme et la supériorité de la femme. Il est dans l'armée, où l'expansion des possibilités pour les femmes, jusque dans des postes de combat, s’est accompagnée d’une politique de deux poids deux mesures, puis d’un abaissement des normes, ainsi que par une diminution de l'enrôlement de jeunes hommes, alors que les «guerriers» des forces armées les quittent en masse. C'est dans des préférences et pratiques d'emploi mandatées par les gouvernements dont bénéficient les femmes et qui utilisent des accusations de «harcèlement sexuel» pour tenir les hommes en respect. C'est dans les universités où prolifèrent les études de genre et sur les femmes prolifèrent et où des politiques d’«action positive» sont imposées aux admissions et à l'emploi. C’est dans d’autres secteurs d’emploi, publics et privés, où en plus de l'«action positive», des «formations de sensibilisation» bénéficient d’une attention et de périodes sans précédent. C'est dans les écoles publiques, où «la conscience de soi» et l’«estime de soi» font l’objet d’une promotion croissante alors que décline l'apprentissage scolaire. Et malheureusement, nous constatons que plusieurs pays européens autorisent et financent la distribution gratuite de pilules contraceptives, combinées avec des politiques d'avortement libérales.



Alors que le mouvement féministe radical est embrassé par l'idéologie contemporaine de la rectitude politique, dérivée du marxisme culturel, le féminisme en tant que tel possède des racines de plus longue date. Le féminisme a été conçu et accouché dans les années 1830, dans la génération ayant connu la première étape de la révolution industrielle. Les femmes, qui pendant des siècles avaient partagé les défis de la survie dans une vie agraire, devenaient partie d'une classe moyenne, avec plus de temps et d'énergie à dépenser à la rédaction d'articles de journaux et de romans pour leurs «sœurs». C’était le début des premières étapes de la féminisation de la culture européenne.



Aujourd'hui, la féminisation de la culture européenne, qui évolue rapidement depuis les années 1960, continue à s'intensifier. En fait, l'agression féministe radicale actuelle menée par le biais d’un appui à l'immigration musulmane de masse, comporte une politique parallèle à leurs efforts anticoloniaux. Cette agression actuelle est en partie une continuation d'un effort séculaire de détruire les structures européennes traditionnelles, le fondement même de la culture européenne.



Il ne fait aucun doute dans les médias que «l'homme d'aujourd'hui» devrait être une sous-espèce d’être sensible, respectueux du programme féministe radical. Cet homme est aujourd’hui omniprésent à Hollywood, dans les comédies de situation télévisées et les films, et chez les invités d’émissions de variétés. Cette féminisation est devenue si remarquable que les journaux et les magazines en témoignent. Par exemple, le Washington Times et le magazine National Review nous ont dit tous les deux que «derrière la célébration ludique des «affaires de gars» dans les revues masculines d'aujourd'hui se cache une crise de confiance. Qu'est-ce que cela signifie d'être masculin dans les années 1990?» On nous apprend que les magazines contemporains pour hommes «(Esquire, GQ, Men’s Health, Men’s Fitness, Men’s Journal, Details, Maxim, Men’s Perspective)» visent tous un nouvel homme féminisé (...).



De fait, la féminisation de la culture européenne est presque complétée. Et le dernier bastion de la domination masculine, les forces de police et l’institution militaire, est pris d'assaut. Si cette tendance à la «féminisation» n’était poussée que par les féministes radicales qui cherchent à abattre ce qu’elles perçoivent comme une hiérarchie dominée par les hommes hiérarchie, il y aurait plus d'espoir que les cycles de l'histoire feraient avancer l'Europe vers des accommodements stables entre les hommes et les femmes. Mais le mouvement est plus profond, et il ne se satisfera d’aucun accommodement. Les féministes radicales ont embrassé et été embrassées par le mouvement plus large et plus profond du marxisme culturel. Pour les marxistes convaincus, la stratégie est d'attaquer à chaque point où une apparente disparité laisse une catégorie potentielle de groupes de victimes opprimées - les Musulmans, les femmes, etc. Les marxistes culturels, hommes et femmes, tirent un profit maximum de ces situations, et la théorie développée par l'École de Francfort leur fournit une base idéologique.



L'École de Francfort a théorisé que la personnalité autoritaire est un produit de la famille patriarcale. Cette idée est à son tour directement connecté au livre de F. Engels «L'Origine de la famille, la propriété privée et l'État», un éloge du matriarcat. Par ailleurs, c’est Karl Marx qui a parlé dans «Le Manifeste communiste» de la notion radicale d'une «communauté de femmes». Il a également critiqué en 1845, dans «L'Idéologie allemande» l'idée que la famille constituait l'unité fondamentale de la société.



Le concept de la «personnalité autoritaire» n'est pas seulement à être interprété comme un modèle pour la conduite de la guerre contre les préjugés en tant que tels. C'est un manuel pour la guerre psychologique contre l'homme européen, afin de le rendre réticent à défendre les croyances et les valeurs traditionnelles. En d'autres termes, le but était de l’émasculer. C’est indubitablement l’intention qu’avait l’Institut de recherche sociale de l'Université de Francfort, puisqu’elle a parlé de «techniques psychologiques de transformation de la personnalité».



La «personnalité autoritaire», étudiée dans les années 1940 et 1950 par les Européens de l'Ouest et les adeptes américains de l'École de Francfort, a préparé la voie à cette guerre psychologique contre le rôle de genre masculin. Cet objectif a été promu par Herbert Marcuse et d'autres sous le couvert de «libération des femmes» et dans le mouvement de la Nouvelle Gauche des années 1960. Une preuve que les techniques psychologiques de transformation de la personnalité visent une concentration particulière sur l'émasculation de l'homme européen a également été fournie par Abraham Maslow, fondateur de la «psychologie humaniste de la troisième force» et promoteur de techniques psychothérapeutiques dans les classes des écoles publiques. Il a écrit que «la prochaine étape dans l'évolution personnelle est une transcendance de la masculinité et de féminité pour atteindre une humanité générale».



Il semble que les inconditionnels du marxisme culturel savent exactement ce qu'ils veulent faire et comment ils envisagent de le faire. Ils ont effectivement déjà réussi à accomplir une bonne partie de leur programme.



Comment cette situation a-t-elle pu se produire dans les universités européennes? Gertrude Himmelfarb a observé qu’elle a presque échappé à l’attention des universitaires traditionnels jusqu'à ce qu'il soit trop tard. Cela s’est fait si «discrètement» que quand ils ont «levé les yeux», le postmodernisme avait déjà fondu sur eux. «Ils étaient entourés par une telle vague de sujets multiculturels comme le féminisme radical, le relativisme de la déconstruction sous couvert d’histoire et d’autres cours semblables» qui minent la perpétuation de la civilisation occidentale. En fait, ce raz de marée s’est discrètement imposé tout comme l’avaient envisagé Antonio Gramsci et l'École de Francfort, sous la forme d’une révolution tranquille propageant une idéologie de haine de l’Europe avec l'objectif de détruire la civilisation occidentale, une idéologie qui était anti-Dieu, antichrétienne, anti-famille, antinationaliste, antipatriote, anti-conservatrice, anti-héréditariste, anti-ethnocentrique, anti-masculine, anti-tradition et antimorale. Le «Marxisme Culturel», tel que prêché par l'École de Francfort, a ainsi donné éperonné les concepts largement populaires et destructeurs de l’«action positive», du «multiculturalisme» et de la «diversité». On ne peut pas échapper à ces termes aujourd'hui. Ces concepts ont détruit toutes les structures défensives de la société européenne, ce qui a jeté les bases de l'Islamisation de l'Europe.



Conclusions



La théorie critique comme psychologie de masse appliquée a conduit à la déconstruction du genre dans la culture européenne. Aux termes de la théorie critique, la distinction entre la masculinité et la féminité disparaîtra. Les rôles traditionnels des mères et des pères doivent être dissous afin de mettre fin au patriarcat. Les enfants ne doivent pas être élevés conformément à leur sexe biologique et à leurs rôles de genre compte tenu de leurs différences biologiques. Cela reflète la justification donnée par l’École de Francfort à la désintégration de la famille traditionnelle.



Ainsi, l'un des principes fondamentaux de la théorie critique a été la nécessité de briser la famille traditionnelle. Les théoriciens de l’École de Francfort prêchaient ce qui suit:



Même un recul partiel de l'autorité parentale dans la famille pourrait contribuer à augmenter la disposition d'une prochaine génération à accepter le changement social.

La transformation de la culture européenne souhaitée par les marxistes culturels va plus loin que la poursuite de l'égalité des sexes. Enracinée dans leur programme est une «théorie matriarcale», au nom de laquelle ils se proposent de transformer la culture européenne pour lui donner une prédominance féminine. C'est un retour direct à Wilhelm Reich, un membre de l’École de Francfort qui envisageait la théorie matriarcale en termes psychanalytiques. En 1933, il écrivait dans «La psychologie de masse du fascisme» que le matriarcat était le seul type de famille authentique de la «société naturelle». Richard Bernstein a écrit dans son livre sur le multiculturalisme, que «le processus révolutionnaire marxiste est centré depuis les dernières décennies en Europe et aux États-Unis sur les affrontements de race et de sexe plutôt que sur celui des classes», comme précédemment. Cela reflète un schéma plus global que l'économie de restructuration de la société. Comme le proclament volontiers les révolutionnaires sociaux, leur but est de détruire l'hégémonie des hommes blancs. Pour ce faire, il importe d’abattre par tous les moyens disponibles l’ensemble des obstacles à l'introduction de plus de femmes et de représentants des groupes minoritaires dans la «structure du pouvoir». Les lois et les poursuites judiciaires, l'intimidation et la diabolisation des hommes blancs comme étant racistes et sexistes sont des démarches menées par l’entremise des mass médias et des universités. La psycho-dynamique du processus révolutionnaire vise un désarmement psychique – une décapitation – de ceux qui s'y opposent. Les fondateurs des États-Unis ont reconnu trois valeurs fondamentales dans leur Déclaration d'Indépendance et ils les ont classées correctement: la vie, la liberté et la poursuite du bonheur. Si l'ordre de ces droits humains fondamentaux est inversé – en plaçant le bonheur avant la liberté ou la liberté avant la vie – cela nous mène au chaos moral et à l'anarchie sociale. Cette condition précise est ce que le juge Robert Bork décrit comme «le libéralisme moderne.» Il en définit les caractéristiques comme «’l'égalitarisme radical’ (l’égalité des résultats plutôt que celle des chances) et ‘l'individualisme radical’ (la réduction drastique des limites à la gratification personnelle)».



Le juge Bork identifie également le féminisme radical comme «le plus destructeur et fanatique» élément de ce libéralisme moderne. Il décrit en outre le féminisme radical comme étant «d’esprit totalitaire».



La plupart des Européens de l'Ouest et des Américains ne se rendent pas compte que, par le biais de leurs institutions, ils sont menés par les révolutionnaires sociaux qui pensent en termes d’une destruction continue de l'ordre social existant, afin de créer un nouveau. Ces révolutionnaires sont une élite de baby-boomers du Nouvel Âge. Ils contrôlent désormais les institutions publiques en Europe occidentale et aux États-Unis. Leur révolution «tranquille», qui a débuté par la révolution contre-culturelle de leur jeunesse, est en voie d'achèvement.



Une clé de ce mouvement, ou même son élément dominant, car il représente prétendument le plus grand contingent politique et social de leurs adeptes potentiels, est le féminisme. Le mouvement marxiste, dans sa plus récente phase culturelle «tranquille», balaie apparemment tout sur son passage. Avec son emprise sur les médias, totalement sous l'emprise du féminisme, il est difficile de discerner les frémissements d'une contre-culture. Les élites culturelles actuelles marxistes et multi-culturalistes, les Nouveaux Totalitaires, sont la génération la plus dangereuse de l'histoire occidentale. Non seulement ont-ils réussi à détruire les structures fondamentales de la société européenne, mais ils permettent à des millions de Musulmans de coloniser l'Europe. En seulement cinq décennies les populations musulmanes y ont augmenté de quelques milliers à plus de 25 millions.



Qui se dressera pour contester la rectitude politique ? Le destin de la civilisation européenne dépend d’une ferme résistance des hommes européens au féminisme politiquement correct. Bien plus, ils doivent ingénieusement s'opposer à la plus large emprise de la rectitude politique, le marxisme culturel dont le féminisme radical n’est qu’une voie d'attaque.



Note du traducteur: On comprend que je ne diffuse pas ce texte pour en propager les thèses - sans cesse ressassées de toute façon par le mouvement masculiniste et ses supporters dans les médias - mais bien pour désavouer l'alibi de la folie et en montrer les horribles conséquences, à Oslo comme dans l'Allemagne nazie et à l'École Polytechnique de Montréal.



Texte original au http://eudeclarationofindependence.blogspot.com/2011/07/radical-feminism-and-political.html

Source : https://www.facebook.com/notes/martin-dufresne/manifeste-antif%C3%A9ministe-de-lassassin-doslo/10150738931285595

Écrit par : Julien Cart | 25/07/2011

Abscon et hors sujet. Mon texte ne fait pas l'apologie du féminisme et les pays arabes qui sortent de la dictature en sont à des années lumière. Je ne donne pas de leçons non plus. Il se trouve qu'en Tunisie le gouvernement provisoire et l'instance chargée d'organiser les élections du 23 octobre pour la constituante s'inquiète du peu d'empressement des citoyens à s'inscrire sur les listes électorales. Pas besoin de faire un dessin pour imaginer que les adeptes d'une radicalisation religieuse ne se feront pas prier, eux, pour aller voter. La femme tunisienne est certainement l'une des plus progressistes des pays arabes et doit dès lors se mobiliser pour cette élection. Vous avez bien évidemment le droit de ne pas être de mon avis, mais, de grâce, argumentez, et ne vous bornez pas à me dire que tout ce qui dépasse Genève et la Suisse ne me regarde pas!

Écrit par : mauro poggia | 25/07/2011

On pourrait vous retourner la question : seriez vous d'accord que les arabes mettent leur nez dans les affaires internes suisses?

Écrit par : hugo | 25/07/2011

Que de haine dans les commentaires... Sans parler de l'usage immodéré du copier-collé. Le commentateur serait-il incapable de faire du discours indirect ?

Pourtant, l'auteur du billet ne dit rien d'incendiaire. Qu'il se permette de dire ce qu'il pense des "révolutions arabes", c'est son stricte droit, a fortiori qu'il s'agisse de son propre blog.

On le verra, et on commence déjà à le voir, le massacre en Norvège a hélas bon dos. Qu'un auteur ne se réclamant ni de gauche ni des verts, loin s'en faut, dise son opinion sur un sujet même très lointain de la Norvège, et voilà qu'on agite le "manifeste fasciste mis en ligne par l’assassin".

Dommage, le débat sur le fond de la question aurait pu être intéressant mais avec ce niveau des interventions, hou là, vaut mieux laisser tomber.

Écrit par : dubomir | 26/07/2011

Me Poggia, pour une fois nous sommes d'accord et ce qui se passe en Tunisie aujourd'hui est fondamental pour l'avenir à moyen terme des révolutions arabes, qui auront de fortes répercussions sur notre avenir à nous.
Pour ce qui est du texte norvégien (assez mal traduit au demeurant, en français d'Europe, par exemple on parle de "politiquement correct" plutôt que de "rectitude politique" pour traduire le "pc" étasunien) Julien Cart pousse vraiment le bouchon un peu loin en incriminant Homme Libre. HL pourrait reprendre à son compte certains de ces propos, mais de loin pas tous, et certainement pas les conclusions. De fait une partie de l'analyse de ce fou n'est pas dénuée de fondements. Comme dans n'importe quelle analyse. C'est bien ce qui fait son danger d'ailleurs, car sur d'autres points, il est complètement à côté de la plaque, mais ce qu'il y a de vrai et de perceptible peut tromper des esprits faibles sur tout le reste, qui est éminemment dangereux et criminel.
En amalgamant tout, JC fait dans la facilité, mais il ne parviendra qu'à radicaliser ses partisans, sans convaincre au-delà.
Nous avons aujourd'hui besoin de discours qui rassemblent et non qui divisent, mais en partant de données vérifiables et précises, à cent lieues des pulsions émotionnelles qui font le lit des partis populistes, qu'ils soient de gauche ou de droite.

Écrit par : Philippe Souaille | 26/07/2011

@ Philippe:

En effet je peux reprendre à mon compte une bonne partie de l'analyse du féminisme tel que reproduit ci-dessus, y compris son obédience marxiste et sa volonté de remodeler la société selon une idéologie qui a échoué à donner la liberté et la prospérité, mais qui n'a pas admis avoir fait fausse route.

JC est juste occupé à caresser ses électrices dans le sens du poil et à mettre en place son ambitieuse carrière. Rien de plus. J'ai déjà l'habitude de sa mauvaise foi. Il aime bien me stigmatiser, comme tous les extrémistes le font. L'extrémisme a besoin de ses boucs émissaires pour exister et trouver sa force. Sous couvert de changer la société les extrémistes n'apportent que leur autoritarisme et leur incapacité à dialoguer.

Là, l'air de rien, il tente de m'amalgamer au tueur et à sa mouvance politique. C'est tordu, mais rien d'étonnant de sa part. J'aime certains textes d'Aragon ou d'André Breton ainsi que le surréalisme ou le situationnisme, je ne suis pas stalinien pour autant. Je partage en partie l'analyse de la société selon des classes et selon les notions dominant-dominé, mais je ne suis pas marxiste pour autant. J'aime et adhère à certains texte de Cioran, je ne suis pas partisan pour autant de l'idéologie de la Garde de fer roumaine de l'époque.

Le problème avec ce genre d'individu déjà sclérosé par l'esprit partisan, c'est que quoi que l'on dise on est catalogué. Il ont miné le langage. Ils ont établi des droits de propriété sur telle ou telle pensée. La liberté n'est pas leur tasse de thé. Démonstration faite une fois de plus.

Écrit par : hommelibre | 26/07/2011

Pourquoi parler d'égalité des sexes et non d'égalité humaine ou de respect humain tout simplement. Hommes ou femmes, nous sommes tous d'abord des humains. Et hélas, cette égalité est loin d'être atteinte, dans tous les domaines de la société, tout autant qu'entre hommes et femmes.

Le problème est pour moi beaucoup plus fondamental que celui d'une inégalité entre homme et femme, parce qu'il est général : la suprématie du plus fort sur le plus faible. Malgré toutes nos lois et tous les blabla, nous vivons dans une zone de non-droit, en Suisse également. A part de celui de se taire, lorsque l'on n'est pas celui qui parle. Le non-droit à des réponses, le non-droit à la transparence, le non-droit à la vérité, le non-droit d'accès à celle-ci, le non-droit de se soigner, le non-droit de manger des produits sains, le non-droit de tout !

La place de la femme dans la société n'est qu'une partie de ce non-droit. Je ne dis pas qu'il est inutile de se battre politiquement pour une "égalité" homme - femme, bien que je préfère la notion de droit à la différence et à l'égalité de traitement, je dis juste que la notion de droit humain en général me paraît plus essentielle parce qu'elle englobe tout le reste. La pensée politique à ce sujet n'est pas assez élargie, on veut encore et toujours soigner des effets, un par-ci, un par-là, au lieu de soigner des causes.

Et pour ceux qui aiment bien les chiffres, j'en ai vu sur le blog de certains commentateurs très intellectuels, un peu trop à mon goût, en voici quelques-uns qui viennent de paraître dans le journal LE MONDE et concernant la France :

"Le 3919, numéro d'appel national destiné aux victimes de violences conjugales, a traité 50 396 appels en 2010, soit 50,2 % de plus que l'année précédente, a annoncé, mardi 26 juillet, la Fédération nationale solidarité femmes (FNSF), qui gère la plate-forme téléphonique. La majorité des cas ayant donné lieu à une fiche spécifique, soit 19 707 appels, concerne expressément les violences conjugales. Sur l'ensemble des communications reçues, 1 873 mentionnent d'autres violences (viols, mariages forcés, harcèlement au travail, etc.), et 2 255 sont relatifs à des informations ou renseignements.

D'après le communiqué de la FNSF, dans 95 % des appels pour violences conjugales, il s'agit d'une femme victime d'un homme, et dans 2,1 % des cas d'un "homme victime/femme-auteure". En 2010, année où la lutte contre les violences faites aux femmes a été désignée "grande cause nationale", 223 victimes déclarent avoir été visées par une tentative de meurtre, contre 122 en 2009."

Ces chiffres sont alarmants et les statistiques en Suisse introuvables, le sujet étant resté tabou jusqu'il y a peu. Mais ils sont assurément à l'échelle du nombre d'habitants. Ne nous leurrons pas, ne vous leurrez pas Messieurs.

Et cela n'est pas près de changer, car lorsque l'Etat lui-même ne respecte plus ses citoyens, alors qu'il représente le père dans l'inconscient collectif, il est fort difficile de demander à un enfant d'apprendre le respect de l'autre qui est censé apprendre dès le plus jeune âge, ne serait-ce que par l'exemple de celui auquel il a droit également.

Je suis d'accord avec la notion de Philippe Souaille, de rassemblement. J'en ai d'ailleurs déjà parlé sur un autre blog de M. Poggia.

Je ne nie pas la nécessité de soutenir les femmes en Tunisie, ce d'autant que j'ai eu l'expérience de pouvoir voir de près combien la plupart sont encore réduites à l'état d'animaux serviteurs de leurs grands Maîtres, mais ce n'est pas mieux chez nous en ce qui concerne le droit humain, même le plus élémentaire parfois M. Poggia, c'est juste appliqué de manière différente, mais avec le même mépris et le même manque de respect.

Écrit par : Jmemêledetout | 26/07/2011

Sauf que la dernièe campagne fait état de 233 000 hommes battus pour 630 000 femmes,ce qui ne fait en aucun cas 2% ,sans compter ceux et celles qui ne portent pas plaintes,et sans compter qu'un homme portera encore moins facilement plainte.

Écrit par : nani | 27/07/2011

@nani

Je suis d'accord avec le fait que le respect doit avoir lieu dans les deux sens. Vous parlez de chiffres français ou suisses ou canadiens ?

Je ne suis pas sûre que les femmes portent plainte plus facilement que les hommes. L'expérience montre qu'elle subissent pendant des années et ne sont portées à porter plainte que sur pression des associations ou de leur entourage amical, pour autant qu'elles puissent encore en avoir un.

Mais le problème de fond reste le même avec n'importe quels chiffres : la pédagogie, très tôt, pour l'apprentissage du respect humain et la résolution des conflits autrement que par des coups ;)

Je trouve que c'est une marque très clairement décadente de la société de devoir porter plainte pour des coups... alors qu'en 2011 ceux-ci ne devraient pas exister du tout, à moins d'être resté dans un monde puéril de l'âge de 2 ans 1/2.

Mais cela doit aussi être un exemple politique. Lorsque l'on voit les crépages de chignon des débats politiques à la TV, où personne n'écoute personne et interrompt l'autre sans arrêt, ce n'est certainement pas ce domaine qui va donner l'exemple.

Sans parler de tous les produits neuro-toxiques agréés par nos grands sages qui altèrent le comportement par voie de conséquence et rendent l'humain de plus en plus agressif et génétiquement modifié. Mais c'est un autre débat.

On ne cherche jamais les causes de rien, dans aucun domaine de la société. C'est ce qui la mènera à sa perte. Moi je ne crois plus à l'intelligence humaine.

Écrit par : Jmemêledetout | 27/07/2011

Chers blogueurs, je ne voudrais pas couper votre élan dans le débat que vous avez amorcé sur l'égalité des sexes, mais je voudrais tout de même vous signaler que tel n'était pas mon propos. Mon but était simplement de relever qu'à mon sens la femme arabe a aujourd'hui un rôle capital à jouer dans l'avenir des révolutions qui se sont amorcées. Hier, 15 associations féministes egyptiennes ont appelé à garantir les droits de la femme et la parité dans la future Constitution de l'après-Moubarak. Ce sont donc bien les femmes qui doivent être le premier rempart contre l'intégrisme, dont elles seraient évidemment les grandes victimes.Nous pourrons toujours discuter plus tard de savoir comment le féminisme doit s'exprimer dans le monde arabe. Lorsque nous en serons là, le plus difficile aura été fait.

Écrit par : mauro poggia | 27/07/2011

Oui, oui, M. Poggia, mais si les simples droits de l'homme étaient respectés, il n'y aurait même pas lieu d'inscrire le droit des femmes dans la constitution, il le serait de fait !

Ceux-ci ne prévalent-ils pas sur tout autre droit ?

Et c'est le propre des blogs et des forums ainsi que des humains qui l'habitent d'élargir le débat :-)

Écrit par : Jmemêledetout | 27/07/2011

Merci à vous Monsieur Poggia d'ouvrir les yeux de la femme arabe, j'attendais ce moment avec impatience. On voit bien que vous maitrisez bien l'histoire du monde arabe.

Écrit par : Fatima | 27/07/2011

Les commentaires sont fermés.