30/05/2011

Le PDC soutient les assureurs contre les assurés

PDC_Familen.jpgCertains votes du Grand Conseil ne sont pas jugés suffisamment dignes d'intérêt par les médias pour être rapportés à la population. Pourtant, quel enseignement pour l'électeur à s'arrêter au « détail » médiatique.

Ainsi, ce qui fut retenu du vote du 27 mai portant sur les dernières modifications de notre législation cantonale en vue de son adaptation au nouveau code fédéral de procédure civile, fut le débat d'arrière-garde visant à déterminer à quel moment un huissier judiciaire devrait intervenir en cas de résiliation du bail pour non paiement du loyer par le locataire. Ce débat est d'arrière-garde car, huissier ou pas, le couperet est imposé par le droit fédéral : après mise en demeure, par le bailleur, de payer l'arriéré dans les 30 jours, le juge ne peut plus refuser d'évacuer le locataire !

Le problème est évidemment ailleurs. Pourquoi un locataire se trouve-t-il dans l'impossibilité financière de régler son loyer ? Pourquoi les loyers sont-il souvent si élevés qu'un travailleur soit incapable de s'en acquitter ? Pourquoi un locataire dont le loyer est excessif pour son revenu ne parvient-il pas à trouver un logement au loyer supportable ? Voilà les vraies questions ! Les réponses vous les connaissez : on ne construit pas assez de logements à Genève depuis des décennies, et la situation ne change pas malgré la présence d'un Libéral (pardon PLR) à la tête du Département des constructions, et cela en grande partie en raison de blocages de la gauche qui trouve toujours quelque chose à redire lorsqu'un projet est enfin sur le point d'être réalisé.

Bref. Tel n'est pas mon propos aujourd'hui.

Ce 27 mai, une minorité de la commission du Grand Conseil chargée d'élaborer cette nouvelle législation, MCG, PS et LES VERTS (dans l'ordre alphabétique), proposait en séance plénière d'insérer la gratuité pour les procédures engagées par un assuré contre un assureur privé, lorsque l'objet de l'assurance couvre le décès et l'invalidité et ses conséquences, suite à une maladie ou un accident.

Après avoir accordé la gratuité pour les procédures devant les baux et loyers et les tribunaux de prud'hommes, il semblait logique et équitable de permettre au « pot de terre », l'assuré, de se battre à armes égales contre le « pot de fer », à savoir un assureur tenant les cordons de la bourse et profitant trop souvent de la précarité et de l'incertitude financière dans laquelle se trouvent les assurés atteints dans leur santé et leur capacité de travail, pour refuser des prestations pourtant dues. Elémentaire ! Et quelle force supplémentaire pour les droits des assurés !

Dans ce discours, MCG, PS et LES VERTS n'avaient rien à attendre du PLR, dont les couleurs sont majoritairement représentées dans tous les conseils d'administration de nos assureurs.

Quant à l'UDC, même si sa branche genevoise s'était montrée plus sensible aux avancées sociales ces dernières années, la volonté de sa nouvelle présidente Céline Amaudruz de vouloir singer jusqu'à l'incompréhension la position fédérale du parti, qui n'a de cesse de démanteler la couverture sociale en faveur les plus fragiles (personnes âgées, malades, chômeurs, invalides), rendait vain tout espoir de le rallier à la cause des assurés.

Restait le PDC, parti prétendument favorable à la famille, dont le vote était en l'occurrence dicté par Vincent Maitre, son représentant en commission... Rien n'y fit, comme un seul homme, le PDC vota contre cette proposition, qui fut refusée par 47 voix contre 45 !

Les assurés tiennent ici à remercier le PDC pour son vote de barrage. Il est vrai que les familles ne sont pas affectées par l'invalidité de l'un de ses membres....Il y a le discours,  il y a les actes.

 

 

 

 

 

 

10:20 Publié dans Assurances sociales et privées | Lien permanent | Commentaires (28) | | |  Facebook

Commentaires

comment peut on déformer la vérité, encore un gros mensonge du MCG, tout cela parce que le PDC n'a pas voulu vous mettre comme conseiller d'etat, heuresement..

lamentable

Écrit par : rene blanc | 30/05/2011

Un gros, mais un très gros mensonge....................

comme toujours avec vous

Écrit par : maxi | 30/05/2011

@Masi / René
Pourriez vous étayer votre critique par des FAITS ?

Écrit par : AlexT | 30/05/2011

beaucoup trop long, la liste des mensonges du MCG n'en fini plus

Écrit par : pascal | 30/05/2011

Il y en a qui ne manquent pas d'audace! Oser venir prétendre que les faits rapportés sont faux alors que quiconque a pu assister aux débats en direct sur Leman Bleu. Je mets au défi quiconque prétend que ce que je dis est faux de venir en débattre publiquement. Je vois que ceux qui n'ont pas eu le courage de défendre les assurés de ce canton n'ont aujourd'hui même pas le courage de l'assumer...en prétendant en plus que je règlerais des comptes. C'est moi qui suis heureux de n'avoir pas apporté mon concours à un parti qui ose soutenir de pareilles positions.

Écrit par : mauro poggia | 30/05/2011

Très Cher Monsieur Poggia,

Merci de ces explications. Je tiens à préciser, que contrairement à ce que vous semblez supposer, j'ai pris la peine d'invité Christian Dandrès à venir nous en parler, malheureusement, impossible pour lui aujourd'hui.

Néanmoins, je me réjouis d'entendre les arguments de Vincent Maitre, et pourquoi pas, vous invitez à en débattre sur notre antenne?

Amicalement, Olivier Francey

Écrit par : Olivier Francey | 30/05/2011

Monsieur Poggia, en ce qui concerne la gratuité des procédures en matière d'assurances, a parfaitement raison.

C'est parce que le PDC a refusé qu'elles soient gratuites, comme celles des baux et loyers, que les assurés qui contestent les décision de leur assurance devront payer des émoluments de justice.

Ceux qui ont suivi le débat et le vote (47 contre 45) ne peuvent dire le contraire.

Écrit par : André Baldini | 30/05/2011

A votre entière disposition. Pour ma part, je peux expliquer les faits en toute transparence.Bien cordialement

Écrit par : mauro poggia | 30/05/2011

Je crois qu'il n'y a pas que le PDC ... il doit y avoir certainement des PLR et aussi des UDC au Conseil National qui sont dans des conseils d'administration de caisses maladies !

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 30/05/2011

Je dis précisément dans mon article que ce sont majoritairement des PLR qui siègent dans les conseil d'administration des assureurs, de sorte qu'il n'y avait rien à attendre d'eux pour ce vote. Quant à l'UDC, sa position à l'encontre des assurés de notre pays dans le domaine des assurances sociales est également patente. Il n'y avait ainsi, au sein de la droite prétendument sociale, que le PDC qui aurait été en mesure de faire pencher la balance dans ce vote. Il ne l'a pas fait et je considère qu'en agissant de la sorte il a trahi son électorat.

Écrit par : mauro poggia | 30/05/2011

faux faux faux faux

La résolution genevoise votée à Berne sur la cantonalisation des
réserves vient de nos députés PDC. sans rappeler le combat perpétuel de notre
Ministre sur les primes, mais ils ont apparemment la mémoire courte dans ce
parti citoyen...

Écrit par : pascal | 30/05/2011

merci Pascal

stop aux mensonges du MCG qui n'a jamais rien fait pour genève au sujet de la caisse maladie


honteux ce blog

Écrit par : Arlette | 30/05/2011

A Arlette, Pascal et autres Maxi anonymes, qui préfèrent se voiler (anonymement) la face plutôt que d'admettre la réalité des faits, je dirai simplement qu'il est vrai qu'en matière de défense des assurés, j'ai attendu qu'on me montre la voie...Lorsque d'autres considéraient encore que les primes étaient le juste reflet des coûts de la santé, je recourais déjà avec succès au Tribunal fédéral pour obtenir un contrôle judiciaire. Alors que l'on veuille bien me dire ce qu'il y a de honteux à dire la vérité. J'ai toujours considéré que le contraire était vrai, et je continuerai ainsi.

Écrit par : mauro poggia | 30/05/2011

Je ne me sens nullement avoir avoir trahis l'électorat PDC. Non seulement j'assume ce vote mais en plus, je le revendique, car la responsabilité individuelle est une des valeurs fondamentales du PDC.

Or, vous omettez de préciser pour mieux tromper les citoyens, M. Poggia, que nous parlons en l'espèce d'assurances privées, régies donc par le droit privé et non d'assurances sociales obligatoires, pour lesquelles la gratuité des procédures a été maintenue et notamment grâce au vote du PDC en commission.

C'est donc parfaitement faux de prétendre que l'accès aux tribunaux n'est plus gratuit pour les assurés (tout comme il est faux, d'ailleurs, de prétendre, comme vous le faites, que les procédures en matière de Prud'Hommes sont entièrement gratuites mais là n'est pas le sujet).

Le MCG, par vos propos, tente comme à son habitude de tirer profit de l'extrême complexité et technicité du sujet pour vendre sa camelote en embobinant le citoyen par de grossiers raccourcis. C'est tout simplement honteux!

Par ailleurs, vous tirez à boulets rouges sur le PLR qui aurait savamment placé ses membres au sein des conseils d'administration des assurances. pouvez-vous nous rappeler, M. Poggia, quel type de clientèle vous défendez chaque jour??? N'est-ce pas grâce aux assurés, desquels vous avez su tirer profit et créer un véritable business, que vos affaires prospèrent??

Je n'ai, contrairement à vous, aucun lien d'intérêt de quelque sorte que ce soit (ni dans les milieux économiques, ni dans les milieux des assureurs, ni du côté des assurés etc.) et j'ai par conséquent refusé votre amendement en mon âme et conscience, en toute liberté et en gardant toujours en vue l'intérêt commun et la défense des citoyens. Peut-on en dire de même à votre sujet? Evidemment non!

Ce qui est certain, c'est que je m'opposerai systématiquement à ceux qui usent de leur fonction politique pour satisfaire leurs intérêts personnels.

Ne serait-ce que pour cela, je ne regrette pas mon vote.

Bien à vous.

Écrit par : Vincent Maitre | 30/05/2011

Merci M Maitre,

alors m Poggia on arrete de mentir.........

Écrit par : catia gomez | 30/05/2011

Monsieur Français, bravo pour vos fooootes d'ortografes ! Vous êtes bon !

Écrit par : ORTOGRAFE | 30/05/2011

A Vincent Maitre, qui a raison de se défendre, car il est directement mis en cause. Mon propos est clair, et je vous invite à le relire.
1. La gratuité des procédures liées aux assurances sociales n'est pas une victoire à laquelle le PDC doit s'associer. Cela résulte du droit fédéral, et de la jurisprudence du Tribunal des conflits, en vigueur depuis des années à Genève. Inutile d'embrouiller l'esprit des lecteurs en leur faisant croire qu'il s'agit d'une avancée sociale.
2. Ce que voulaient le MCG, le PS et Les VERTS, était simplement d'aller un peu plus loin, en accordant la gratuité pour les procédures liées aux assurances PRIVEES, qui couvrent les conséquences d'une atteinte à la santé (rentes d'invalidité ou capital décès notamment). S'agirait-il pour le PDC d'une requête révolutionnaire et subversive? Je ne le pense pas, et j'ai suffisamment expliqué, je crois, qu'une personne atteinte dans sa santé suite à une maladie ou un accident, est évidemment vulnérable devant un assureur qui lui refuse ses prestations. Je prends note que pour le PDC le progrès social est synonyme de status quo. Dont acte.
3.Il est vrai que je défends des assurés depuis 30 ans, certains à l'assistance juridique, d'autres, moins chanceux, attendent l'issue de la procédure pour rémunérer leur avocat. Je ne m'en plains pas, c'est mon choix. C'est ce que vous appelez mon fonds de commerce. Toutes proportions gardées, sans doute auriez-vous dit, tout PDC que vous êtes, que les orphelins étaient le fonds de commerce de soeur Teresa...Par contre, je ne vous autorise pas de prétendre que j'userais de ma fonction politique "pour satisfaire mes intérêts personnels". Cela est tout simplement malhonnête. Occupez-vous de mettre de l'ordre chez vos amis de l'Entente qui représentent banquiers, promoteurs et commerçants, sans que cela ne suscite jamais un quelconque état d'âme de votre part. Pour ma part, je défends tous les assurés de ce canton, dont vous faites partie également, mais en ce qui vous concerne, ce que je ne vous souhaite en aucun cas, vous n'auriez aucune peine à réunir les frais de justice pour faire valoir vos droits.
Vous assumez votre vote, certes. Expliquez-le, ce sera plus intéressant.
Bien à vous. Mauro Poggia

Écrit par : mauro poggia | 30/05/2011

Je ne comprends pas grand chose au labyrinthe des lois, pour ne pas dire rien du tout, mais ce qui ressort de certains commentaires me paraît affligeant.

Il est de fait que quelqu'un qui agit et ne reste pas les bras ballants face à un génocide social, n'ayons pas peur des mots, car il s'agit bien de cela dans tous les domaines de cette République et Canton de Genève, a plus de chance de se tromper parfois ou de faire une erreur que celui qui ne fait rien du tout et qui sera exempté de celle-ci par défaut.

La critique est aisée et l'art bien difficile semble-t-il pour tous ceux qui nous ont bassiné de bla-bla politique pendant des décennies sans jamais que ceux-ci soient suivis d'actes.

Alors plutôt que de critiquer ceux qui agissent, ils feraient bien d'en prendre leçon.

Écrit par : Jmemêledetout | 31/05/2011

Ce qu'expose Mauro Poggia est cette fois exact.

Le seul bémol à poser est de savoir si cette disposition aurait eu un quelconque effet. Aurait-elle été contraire au droit fédéral et inopérante ?

Mais là n'est pas l'argument de Vincent Maître. Il invoque la responsabilité individuelle. Pourquoi l'invoquer à l'encontre du plus faible et non des responsables du débacle de la BCGE ? et de l'UBS ?

Écrit par : CEDH | 31/05/2011

@ Mauro Poggia: Rappelez, s'il vous plaît, à vos lecteurs combien est rémunéré un avocat-stagiaire que VOUS payez selon la Charte avant d'affirmer que je n'aurais aucun problème financier pour accéder à la justice en cas de besoin (Pour ceux que ça intéresse, c'est 2000.- Fr brut par moi)! Vous avez des stagiaires, vous savez donc comme moi à quel point le sujet est tabou au sein de l'Ordre des avocats. Les stagiaires sont exploités mais l'omerta règne et personne n'ose se plaindre pour ne pas " se griller". Mais merci pour la leçon, venant de quelqu'un qui doit facturer entre 400 et 500 frs de l'heure à ses clients, j'apprécie tout le cynisme.
@Jmemêledetout: vous avez entièrement raison! mieux vaut agir que de faire de l’esbroufe! C'est pour cela que vous pourrez remercier le PDC lorsque vous aurez récupéré le trop-payé sur vos primes d'assurance maladie. C'est grâce au Députés PDC et à Pierre-François Unger que les réserves des caisses maladie seront cantonalisées et donc que les genevois pourront être remboursés de ce qu'ils ont payé en trop! Vous pourrez également remercier, par exemple, le Député PDC Guillaume Barazzone lorsque vos lunettes et verres de contact, ou ceux de votre famille, seront à nouveau remboursés par votre caisse maladie! ça c'est du concret!
Vous avez mille fois raison, "la critique est aisée et l'art bien difficile semble-t-il pour tous ceux qui nous ont bassiné de bla-bla politique pendant des décennies sans jamais que ceux-ci soient suivis d'actes". Le PDC agit et ne se vautre pas dans des effets d'annonce médiatique démagogue et électoraliste! Mais Rappelez-moi ce qu'à fait, A CE JOUR, le MCG comme proposition CONCRÈTE et APPLICABLES en matière d'assurance sociale...ou même en matière de sécurité, puisque c'est, paraît-il, sa spécialité??? Pouvez-vous me citer un seul exemple?
Je ne suis pas dogmatique et me réjouis d'étudier les premières proposition du MCG en la matière. Pour le reste, continuez à vous mêler de tout, c'est la plus pure expression de la démocratie...mais en vous informant.
@CEDH: Jusqu'à preuve du contraire les anciens dirigeants de la BCG sont en train d'être jugés, donc c'est bien que leur responsabilité est mise en cause. Pas de différence donc entre "faibles" et "forts". Votre exemple tombe à faux. En ce qui concerne l'UBS, comme n'importe quelle autre banque, je suis le premier à être scandalisé notamment par les bonus versés et les salaires indécents des top managers, lorsque l'Etat, donc le contribuable, a dû refinancer un établissement pour le sauver de la faillite. S'il vous plaît, ne tombez pas dans la facilité, comme le fait Mauro Poggia, en préjugeant de mes opinions politiques et en tentant de me discréditer avec mes prétendus "amis de l'Entente qui représentent banquiers, promoteurs et commerçants". Je n'ai aucun ami, ni intérêts personnels dans aucun des milieux susvisés. Contrairement à M.Poggia ma liberté en politique est totale!

Écrit par : Vincent Maitre | 01/06/2011

@ Vincent Maître :

A titre informatif, je ne suis affiliée à aucun parti politique.

Vous avez raison sur le fait que je suis peu informée sur le plan politique, mais en ce qui concerne les personnes que vous avez citées, vous me permettrez d'être très perplexe quant à leur prétendue volonté de soutenir le peuple et ce par expérience personnelle que je n'ai pas à évoquer ici.

Je vous cite :

"Mais Rappelez-moi ce qu'à fait, A CE JOUR, le MCG comme proposition CONCRÈTE et APPLICABLES en matière d'assurance sociale...ou même en matière de sécurité, puisque c'est, paraît-il, sa spécialité??? Pouvez-vous me citer un seul exemple?"

Cette comparaison me paraît peu équitable ou même éthique, la différence d'âge des deux partis étant quand-même de 34 ans... et le MCG n'ayant sauf erreur que 5 ans... alors que l'UDC a le bel âge de 40 ans.

Vous voyez, je suis vos conseils, je me renseigne ;)

Je n'irai pas jusqu'à chercher le nombre d'affiliés des deux partis, probablement en rapport avec l'ancienneté de chacun.

Alors je vous retourne la question : Qu'a fait l'UDC de concret pendant ses 5 premières années de vie ? Eclairez-moi.

Et aussi combien d'erreurs en 40 ans ? Savoir reconnaître ses erreurs est ce qui permet d'avancer, n'est-ce pas ? La situation de la société actuellement après 40 ans de politique vous convient-elle ?

Pour ce qui est des stagiaires, même si ce commentaire ne s'adressait pas à moi, quel est le but d'un stage ? Je peux me tromper, mais à mon humble avis, il s'agit de mettre en pratique ce que l'on a appris intellectuellement et donc de parfaire sa formation, un stage reste donc dans le cadre de l'apprentissage. Je suis d'accord avec le fait que les stagiaires sont "sous pression" et qu'ils ont énormément de travail à fournir pour un salaire de misère. Mais en même temps, ils apprennent ! Et tout ce qu'ils apprennent va leur permettre de facturer un minimum de Fr. 250.00 de l'heure plus tard. Ce qui est indécent, je vous l'accorde :-)

Et si le stagiaire a de la chance et qu'il se retrouve avec un Maître de stage réputé qui ne se satisferait certainement pas de Fr. 400.00 de l'heure... et qui a de très gros dossiers à traiter, le pauvre stagiaire va travailler sans aucun doute 17 heures par jour sur ces énoooormes dossiers parce qu'il aura eu un Maître de stage intelligent, qui aura décidé de lui faire confiance et le pousser dans ses retranchements les plus inaccessibles pour lui permettre de se prouver à lui-même sa capacité de travail et lui fournir une formation dont il sera redevable à vie. Je ne connais aucun de ces stagiaires là qui auraient laissé leur place pour rien au monde, malgré les larmes de fatigue, le stress permanent et les nerfs qui flanchent.

Le fait est que ces Maîtres de stage là, ne travaillent pas pour le prix de l'assistance juridique comme M. Poggia semble le faire, mais ne paient pas mieux leurs stagiaires ou de quelques deniers de plus.

Admettons que M. Poggia facture Fr. 400.00 à certains clients qui le peuvent financièrement, je n'en sais rien du tout, mais vous semblez le savoir, qu'y a-t-il de répréhensible à cela si en contre-partie il défend pour trois fois rien des personnes démunies ?

Si c'est le cas, ce n'est pour moi qu'une bonne répartition des richesses.

Etes-vous prêt à faire de même ? Ou le serez-vous dans le futur Monsieur Maître ?

Écrit par : Jmemêledetout | 01/06/2011

Il y a certes de bonnes actions à porter au crédit tant du PDC que du MCG. Mais de se faire des reproches de part et d'autre ne fait pas avancer le débat, ni les attentes du peuple. Peut-on raisonner en termes de solutions plutôt que de problèmes ou de "qui a fait, qui n'a pas fait" ? Honnêtement, le peuple s'en fiche Messieurs. Le peuple veut simplement voir la situation et la spirale infernale de la hausse des primes maladies s'arrêter. Les familles aujourd'hui dans l'incapacité d'assumer leur primes ou les personnes renonçant a des soins par manque de moyen ont une réelle difficulté qui leur pèse chaque jour. Que peut-on faire concrètement pour les sortir de cette impasse ? Le PDC n'a pas été favorable à la proposition de la gratuité du recours pour l'assurance maladie privée. Bien. Pourquoi ? (Monsieur Maitre, votre explication svp). Peut-on changer cette décision ? Si oui, comment ? Que manque (manquait) -t-il au PDC pour être convaincu ? Quelles sont les actions concrètes qui peuvent être entreprises pour stopper cette machine infernale ? Qui répondra enfin clairement à ces questions ? Aujourd'hui, il ne s'agit pas d'être PDC, MCG, PLR ou autre. Il s'agit de se mobiliser sur le plan humain pour permettre aux familles et aux individus de "respirer". Si une entreprise privée commettait une bourde monumentale (les effets "non prévus" de la Lamal) croyez-vous qu'elle pourrait survivre plus d'une décennie sans rectifier le tir (ou se faire aider...) ? Contrairement à la France, nous n'avons pas en Suisse l'habitude de descendre dans la rue (c'est une image) mais il ne faut pas trop tirer sur la corde. Comme simple citoyen, je me sens concerné mais frustré de ne savoir comment trouver une solution pour une situation qui n'a que trop duré. Comme tout autre citoyen, j'attends que nos politiques, de quelque parti que ce soit, prennent concrètement le problème à bras le corps et affichent une réelle volonté de régler la question, pas juste des actions opportunistes pour glâner un électorat ou rappeler opportunément les actions entreprises (pour lesquelles vous êtes remerciés car ceci reste très apprécié quoiqu'il en soit). Plus d'une décennie pour régler un problème, ce n'est pas sérieux ! Personne ne peut se le permettre dans le privé alors pourquoi en politique ? Etre proche du peuple comme vous le mentionnez, c'est aussi répondre à ces questions. D'autre part, les milliards encaissés en trop par certaines caisses maladies démontre parfairement à quelle point règne un "je m'en foutiste" totalement scandaleux. Comment peut-on permettre qu'une telle situation puisse arriver ? Comment voulez-vous que le citoyen auquel on demande toujours plus en matière d'objectifs, d'efficacité, de performance dans le travail (quand il en a un) se retrouve face à un tel laxisme ? Comment ne pas être en colère (je le suis mais vous l'aurez deviné) lorsque l'on nous dit que l'on ne va pas nous rembourser la totalité et que le remboursement sera échelonné sur X années (pardonnez-moi et n'hésitez pas à me corriger si mes informations ne sont pas à jour). Si cela est exact, on se moque ouvertement du peuple ! Le trop versé doit être remboursé en totalité et avec effet immédiat sauf si juridiquement, il y a des circonstances particulières nécessitant un échelonnement. Des personnes avec lesquelles je parle autour de moi, tant dans la sphère privée que professionnelle, voilà il me semble le sentiment qui règne chez quelques citoyens. Alors, PDC, MCG ou autre, que nous proposez-nous pour que nous puissions enfin voir concrètement le résultat de vos ations futures (merci de ne pas nous rappeler celles passées, nous avons l'info) ?
Merci.

Écrit par : gandalf | 01/06/2011

Je suis heureux que mon "coup de gueule" ait suscité autant de réactions. Mon but n'est pas d'engager des attaques personnelles, mais de comprendre, au-delà des cloisonnements partisans, ce qui peut faire échouer une proposition remarquable, qui aurait pu améliorer considérablement la position des assurés à Genève, dans le domaine précis et non négligeable des assurances privées couvrant la santé et les conséquences d'une atteinte à cette dernière. Sur ce point, je constate que le PDC n'a toujours pas donné de raison compréhensible et la responsabilité individuelle, leitmotiv de la droite dure, implique la négation de la solidarité, fondemant même de l'assurance, et de l'assurance sociale notamment.
Bref, que fait le MCG, petit parti cantonal existant depuis 6 ans pour soutenir les assurés? Eh bien il fait partie du comité d'initiative ayant lancé voici quelques mois l'initiative fédérale pour une caisse maladie publique unique...Où est le PDC, pourtant présent sur le plan fédéral, ce qui n'est pas (encore) le cas du MCG? Aux abonnés absents. Voilà du concret, au-delà de la cosmétique portant sur des questions accessoires. Il est impératif que le citoyen reprenne en main de domaine de la santé, que les assureurs ont confisqué à leur seul profit suite à la démission du monde politique "bien en place". Cela dit, le MCG, c'est votre parole et vos intérêts. N'hésitez pas à faire des propositions valables, nous les porterons pour vous. Le MCG est, contrairement aux autres partis qui fonctionnent en autarcie, la courroie de transmission entre le citoyen et les institutions. Il est et sera ce que vous en faites et en ferez.
Mauro Poggia

Écrit par : mauro poggia | 02/06/2011

Bien, vous avez raison M. Poggia, c'est aussi à nous de faire des propositions valables ou de soulever des lièvres ou encore de témoigner de disfonctionnements générateurs de coûts honteux et inutiles, de dégradation dramatiques d'états de santé par des mauvaises décisions ou encore de manques de formation patents des différents intervenants sociaux, médicaux, personnes sensées faire des évaluations,assistants sociaux, décisionnaires, etc... etc...

C'est un problème de fond ! et pas seulement des détails ajoutés les uns aux autres, c'est un fonctionnement global de la société, et dont tous ces détails ajoutés les uns aux autres en font une société qui va à sa perte, dépourvue totalement encore une fois de vision holistique.

Alors que se passe-t-il lorsque l'on fait état de ces disfonctionnements, dans le détails, aux parties concernées : Rien ! La réaction générale est l'absence totale de réaction, même pas une réponse, comme si le citoyen était une quantité négligeable ne méritant que du mépris. Lorsqu'il est fait réponse, c'est encore pire, ils s'agit de réponse langue de bois avec arguments qui n'ont rien à voir avec les problèmes cités, quand ce n'est pas une réaction egotique digne d'un adolescent à la puberté ou encore mieux d'action Ponce-Pilatienne déléguant la réponse à un autre service ou une autre personnalité en place, qui lui ne répondra jamais.

Aucune réponse à aucune des questions posées n'a jamais été reçue en ce qui me concerne, j'écris pourtant dans un français plutôt compréhensible je crois. Nous sommes pourtant en droit d'obtenir des réponses claires, précises, en tant que citoyen payant des impôts qui nourrissent à tort tous ces gens là à se laver les mains de toute responsabilité.

Je comprends que les personnalités politiques ne sont pas sur le terrain, tous les jours de l'année et qu'elles ont besoin d'éléments, de suggestions, de témoignages, de ceux qui le sont pour orienter leurs démarches.

Le fait est, que lorsque cela est fait, il n'y a aucun répondant, pas même un accusé de réception.

C'est... décourageant, humiliant, méprisant et c'est précisément cela qui détourne le citoyen des votes, lui enlève des forces et le réduit à l'état de légume devenu incapable de réagir, car priver le citoyen de force est le meilleur moyen d'éviter la contestation.

C'est très habile et cela fonctionne admirablement, pas seulement dans le domaine politique, mais dans toutes les institutions subventionnées et même hélas aujourd'hui dans les fondations indépendantes.

Il n'y a aucune remise en question possible, ni aucune communication qui passe, même au sein d'un même service. Comment alors cette communication pourrait-elle passer du bas de la pyramide jusqu'au plus haut ?

Et j'en ai des preuves tangibles, noir sur blanc, à profusion.

Et une liste exhaustive de ces disfonctionnements, il est bien clair que je pourrais la faire. La question est : sera-t-elle ne serait-ce que simplement lue ?

Non. Ou en diagonale et sans réponse.

Écrit par : Jmemêledetout | 02/06/2011

@ Vincent Maître

- "Jusqu'à preuve du contraire les anciens dirigeants de la BCG sont en train d'être jugés, donc c'est bien que leur responsabilité est mise en cause. Pas de différence donc entre "faibles" et "forts". Votre exemple tombe à faux."

Bien au contraire, la lenteur et les errements de la justice, dont je ne peux m'empêcher qu'ils sont pour part volontaires, conduiront au moins à une atténuation de la peine des protagonistes. Et si vous pensez que la justice genevoise est pure, force est de relever que le monde politique genevois, dont le PDC, a élu des idiots. D'autre part, pensez vous que le "faible" a les moyens de rétribuer l'armada d'avocat mis en oeuvre ? Si vous pensez que comme la justice les accusés ne sont pas coupables mais incompétents, c'est encore bien vous qui avez participé à leur nomination. Quelle est la responsabilité du PDC ?

- Pour votre critique d'UBS, j'en prend note et me demande au vu de l'attitude du groupe PDC aux chambres fédérales ce que vous faites au sein du PDC.

- S'agissant de l'assurance maladie sociale, je vous prie, au delà des problèmes que l'on rencontre certainement au sein des caisses maladies, de prendre en considération le fond du problème. Les dépenses de santé augmentent. Le montant payés aux fournisseurs par les assureurs Lamal augmentent. Certains mettent en avant l'Autriche. Qu'a de bien l'Autriche ? Des soins de piètre qualité en comparaison de la Suisse et un large financement par l'impôt. C'est dire qu'une fois épuisé la rationalisation du système Suisse, il n'existe plus que le rationnement et d'autres modes de financement.

- Le rationnement est survenu : 100'000 par année en cas de maladie chronique. De plus, à ce jour, la Lamal fait obstacle à certains soins, tant il est vrai qu'il est plus facile de trouver un spécialiste, même en cas d'urgence, si on est en mesure d'échapper à la "protection tarifaire", par exemple, par la perspective d'un séjour, devenu hospitalier, de plus de 24 heures en privé.

- Votre redistribution aux résidents genevois est inique. Les nouveaux arrivants toucheront l'argent de ceux qui ont quitté Genève.

- Il serait temps d'ouvrir les yeux et d'arrêter d'ignorer ceux qui payent une assurance complémentaire plutôt qu'une voiture. En ce sens votre refus cantonal est choquant et votre refus fédéral de réglementer l'assurance maladie complémentaire est scandaleuse (contrôle des bénéfices voire interdiction de ceux-ci; assurance viagère et non résiliable par l'assureur, etc..).

- Peut-on reprocher au MCGE de n'avoir pas lancé une initiative visant à prohiber le recherche de bénéfice dans le cadre de toutes les assurances santé ?

- Désolé mais la politique du PDC est semblable à celle du PLR et de l'UDC. Il s'agit d'une politique néolibérale.

Écrit par : CEDH | 02/06/2011

@Jmemêledetout: merci, vous m'enlevez les mots de la bouche et je partage votre opinion.
Et d'accord, il ne suffit pas seulement de critiquer, il faut apporter des solutions mais que peut faire le citoyen lambda qui n'est pas un spécialiste du domaine mais qui paie ces primes (quand il le peut) ?
Je vois de plus en plus de personnes qui, si elles n'étaient pas forcément absolument convaincues par la question d'une caisse unique, commence à changer d'avis vu l'immobilité sidérante qui règne sur le sujet.
"Les coûts de la santé augmentent": mais que l'on arrête de nous servir cet argument depuis des années sans être en mesure de nous donner des chiffres clairs, compréhensibles de tous ! Aucune transparence. L'argument est peut-être valable et serait peut-être acceptable si on nous donne des chiffres clairs mais nous en sommes loin. Et â coté de cela, on nous annonce que nous avons payé des milliards (pas juste des milliers ou des millions, des MILLLIARDS !!!) en trop. Comment voulez-vous que l'argument du coût de la santé soit crédible aux yeux de nos concitoyens ?
En ce qui concerne la redistribution, est-il possible d'envisager celle-ci par le biais d'une baisse des primes ? Bien entendu, être équitable à 100% en tenant compte de ceux qui sont partis de Genève et les autres venus entre-temps, est impossible, mais il faut bien régler cette question qui couvrira néanmoins la majorité du peuple genevois (et les autres cantons concernés). Sinon, il sera difficile d'avancer sur ce sujet.
Et comme le dit la chanson de Tonton David "Je suis sûr qu'on nous prend pour des.... et j'en suis certes, quelque chose ne tourne pas rond".
Et effectivement, j'aimerais bien comprendre la position du PDC sur son refus, car nous attendons toujours une explication (est-il utile de préciser: claire, merci).
ABE

Écrit par : gandalf | 03/06/2011

@ CEDH

Merci à vous CEDH de permettre au débat de continuer, débat qui par voie de conséquence s'élargit bien au delà du blog initié par M. Poggia en raison des causes et effets impliqués et sans lequel nous ne serions pas là à échanger.

Je ne pense pas que le seul problème des coûts de la santé soit lié uniquement à l'assurance maladie, même si effectivement celle-ci a pompé jusqu'à notre moelle. C'est un ensemble accumulé de mauvaises décisions, de mauvaise formation, d'absence de contrôle et de communication, entre les différents partenaires sociaux, étatiques ou pas, de manipulation, du plus bas de l'échelle au plus haut.

Un exemple tout bête ? Que quelqu'un me corrige si mes calculs ne sont pas exacts :

La FSASD couvre l'aide de 16'000 clients par année. Une évaluation est faite pour chacun de ces clients tous les mois, c'est à dire 4 évaluations par année.

Le coût d'une évaluation est de Fr. 79.80 de l'heure. Ces évaluations se pratiquent généralement sur 2 heures. Donc, Fr. 79.89 x 2 = 159.60 x 4 par année : Fr. 638.40 x 16'000 clients = Fr. 10'214'400.00 à la charge du contribuable.

Sans compter les personnes handicapées ou à mobilité réduite qui ont une aide-ménagère privée mais qui sont également soumises par le SPC à une évaluation faite par la FSASD. Je ne sais pas où trouver ce chiffre là.

Ces évaluations sont des faux, ne correspondant pas aux besoins des personnes, mais à ce que le SPC accepte au maximum, qui est de 2 x 1h50 par semaine de prestation, dans lesquelles les courses pour aller acheter les aliments ne sont pas prévues et doivent être imparties dans ce temps, car la nourriture, pour l'Etat, ne fait pas partie des nécessités de la vie et de la santé. On peut se demander pourquoi l'on forme des nutritionnistes à l'hôpital, si manger ne fait par partie de la survie, ce surcoût de formation devient également complètement inutile.

Ce qui veut dire qu'une personne invalide, handicapée, incapable de faire quoi que ce soit à son domicile, n'aura plus que 1h50 d'aide à la maison ! ou alors, elle devra choisir entre l'hygiène et la nourriture.

C'est ainsi que surviennent des aggravations dramatiques des états de santé de toutes les personnes fortement atteintes, par défaut d'aide suffisante, de manque d'hygiène. C'est ainsi que les personnes âgées sont hospitalisées régulièrement pour dénutrition à l'hôpital. C'est ainsi que des infections récurrentes se produisent, parce que des frigos ne sont nettoyés qu'une fois tous les deux ans, si tout va bien. Je passe outre l'aspect psychologique de l'abandon, parce que cela prendrait trop de temps.

Mais ce n'est pas le pire. Le pire c'est qu'une aide-ménagère privée, qui est toujours la même, qui connaît la personne, qui n'a besoin d'être formée qu'une seule fois, qui connaît les habitudes alimentaires ou les exclusions dues à des allergies, qui sait où se trouve la serpillière, le balai et les produits et qui ne coûte au contribuable que Fr. 25'00 de l'heure bruts !

est remplacée par

Une aide à domicile qui change chaque fois, à laquelle il faut tout ré-expliquer, qui n'a pas lu le dossier, qui ne sait pas laver une baignoire sans qu'il reste des traces du bain tout autour, qui ramène des courses pourtant tapées à l'ordinateur dans l'ordre du magasin pour leur éviter une perte de temps, seulement pour trois jours et qu'il faudra en donner la moitié au voisin parce que ne correspondant pas à ce qui est écrit. Cette aide-là va coûter au contribuable : Fr. 29.70 de l'heure ! Plus une évaluation tous les trois mois.

Avec un coût d'évaluations à plusieurs millions qui sont, je le répète des faux ! Car elles ne tiennent compte que de ce que le SPC accepte dans ses fiches pré-programmées dont la nourriture est exclue et que la personne concernée signe, parce que sinon, elle n'aura rien du tout.

Il n'est tenu strictement aucun compte des certificats médicaux, ni même bien souvent des faxs urgents des médecins pour une aide à une personne alitée pendant 3 semaines sans pouvoir bouger, qui après trois semaines n'ont toujours pas reçu de réponse.

Il y a des aides efficaces et formées dans cette institution, elles se chiffrent à 2 sur 10.

Il y a aussi parfois des maltraitances. Ces "bonnes" aides là, en parlent parfois, aux clients, les larmes aux yeux, mais n'osent pas ventiler cette information plus loin, par peur d'avoir des problèmes avec leurs collègues, leur chefs et de perdre leur travail.

Certains chefs de service pratiquent de l'abus de pouvoir, refusent d'entrer en communication, soit avec les clients, soit avec les assistantes sociales, font des barrages inacceptables, refusent de prendre en compte ce qui est écrit noir sur blanc dans les dossiers, refusent d'attribuer la même personne aux cas nécessitant une certaine précision, sous prétexte qu'il ne faut pas que les gens "s'habituent"... alors que c'est la seule personne qu'ils voient dans la semaine et avec laquelle ils sont heureux 1h50 par semaine... et que parfois, dans un même immeuble, cette aide qu'ils voudraient bien pouvoir garder va régulièrement, une fois par semaine à l'étage du dessus, chez une autre cliente qui est capable de gambader avec son petit caddie tous les jours de l'année sans aucun problème de mobilité.

Pourquoi ? Parce que celui qui se permet de demander ce à quoi il a droit, est systématiquement refoulé dans ses demandes et il est fait barrage à toute l'aide de survie dont il aurait besoin. Il ne faut pas déranger certains egos. C'est comme cela. Mais combien de coûts de santé engendre cette attitude ?

Il y a aussi parfois, des chefs de section parfaitement adéquats, avec lesquels les clients n'ont jamais affaire ou qu'ils n'ont jamais eu même au téléphone, parce que ceux-ci ont le sens des responsabilités, savent lire un dossier et ont conscience des priorités. La moyenne est de 1 sur 5.

Quel mal y a-t-il à laisser à une personne isolée, sans aucun autre secours, une aide avec laquelle elle s'entend bien mutuellement 1h50 par semaine ? Quelle est la différence, que celle-ci aille là ou ici sur le plan de la gestion et de la répartition des heures ? Aucune ! Cette aide, qu'elle aille ici ou là, fera le même nombre d'heures de travail dans la semaine.

Pour les aides aussi c'est un problème, pas seulement pour les clients, elles doivent se réadapter chaque fois, et faire nombre de trajets inutiles, c'est un stress permanent, une mauvaise ambiance de travail, parce qu'on ne tient plus compte de leurs avis non plus. Elles sont sur le terrain, et voient ce qui se passe chaque jour. Mais les petits chefs despotes ont décidé qu'il en serait autrement et qu'elles n'auraient plus le droit à la parole. Alors qu'un travail d'équipe, ne peut être basé que sur la communication.

Ce n'est qu'un tout petit exemple parmi des milliers, on pourrait aussi parler de toutes les maladies neuro-dégénératives, neuro-biologiques, maladies orphelines, dont il a été très soigneusement exclu de chercher les causes au profit de recherche médicamenteuse sur les effets... parce que ces causes remettraient en question sur le plan juridique la responsabilité de l'Etat lui-même et obligeraient à modifier tout le système économique actuel. Ces gens là, n'ont aucun autre moyen que de se soigner par des substances naturelles hors liste pour assurer leur survie.

On pourrait parler aussi de l'absence de formation des médecins et ce n'est pas sans raison que les jeunes médecins de l'Hôpital Cantonal ont réclamé par 3 videos humoristiques une formation continue. Les médecins d'aujourd'hui sont lobotomisés par des concepts qui datent de 50 ans, sans les avoir jamais remis en question, qui n'ont plus évolué. Ils ont perdu tout pouvoir sur la médecine, le pouvoir appartenant au lobbys pharmaceutiques, aux assurances et aux actionnaires. Il faut que les médecins se réveillent de leur léthargie et reprennent le pouvoir sur la médecine, en commençant par reprendre le pouvoir sur eux-même au lieu d'ouvrir leur manuel de pharmacopée à la première ou deuxième page et de se contenter de soigner des effets. C'est à eux d'exiger que la recherche soit orientée sur les causes, selon les principes même de leur patron Hippocrate. C'est à eux en premier lieu de défendre la santé de leurs patients, pas aux politiques ! Mais pour cela, il faudrait qu'ils arrêtent de se prendre pour des Dieux à la science infuse dans des manuels de 1950.

On pourrait parler de bien des choses encore.

Mais je vais m'arrêter là, car je sens une casserole de plus qui brûle dans ma cuisine ;)

Et un livre de 300 pages n'y suffirait peut-être pas.

Ce que je constate, c'est que depuis que le service social de la Ville de Genève a fermé ses portes au public, que les différents services ont été ventilés soit au SPC ex OCPA qui a privé les personnes à l'AI d'un répondant en chair et en os, soit au CASS, soit ailleurs, qu'ils ont été remaniés moultes fois, rassemblés par des sections plus grandes, ou séparés entre différents offices qui se renvoient allègrement la balle, absolument plus rien ne fonctionne, que la communication ne passe pas entre les différents services et ne passe pas au sein même des services, que le personnel n'est plus formé à aucun niveau.

On pourrait parler aussi de la FIDP qui attribue des logements conçus pour handicapés à des personnes valides et les refuse aux premiers malgré dossiers urgents qu'ils laissent traîner dans des fonds de tiroirs pendant 4 ans et ne répondent même pas à des courriers recommandés de médecins...

Quel est le coût de la santé d'une personne enfermée depuis 4 ans sans pouvoir sortir de chez elle, sans pouvoir s'aérer, s'acheter même un slip, avec refus de soutien adéquat de tous les autres services ?

Ce qui est très surprenant dans cette société, c'est qu'il faut être alcoolique ou drogué pour obtenir une aide adéquate et que toutes les personnes respectueuses de la loi, celles qui ont cotisé des années durant, celles qui ont une conscience citoyenne qui leur font éviter tous frais inutiles pour la société, atteintes de maladies dégénératives, sont elles, poussées au plus vite vers le cercueil par manque de soutien, sans même pouvoir disposer d'un moyen auxiliaire minimum.

Voire mieux, les criminels dans les prisons, ont le droit de sortir une fois par jour au moins, d'avoir quelqu'un qui leur fait à manger, qui lave leur linge, des loisirs, et ils peuvent voir un gardien au moins 3 fois par jours ou d'autres personnes. Ce que n'ont pas les personnes isolées, malades, sans famille aucune.

Je ne dis pas que les prisonniers sont humainement traités, il est probable que nombre d'entre-eux n'ont rien à faire dans une prison et qu'un travail d'intérêt général leur serait plus profitable que des mois d'enfermement. Je dis juste que c'est encore pire pour la majorité des invalides, des handicapés, des personnes âgées qui ont contribué à l'âge d'or de la Suisse que des banquiers ont dilapidé sans que cela ne semble poser problème à la majorité de la population qui alimentent une panoplie d'offices à ne rien faire tout en demandant au contribuable de mettre leur steack dans leur assiette !

Mais il y a encore bien plus grave et cela je le réserve pour un futur proche.

Ma deuxième casserole va brûler, je le sens... si si.

Écrit par : Jmemêledetout | 03/06/2011

Deux semaines se sont écoulées depuis les derniers commentaires de Jmemêledetout et puis.... plus rien ! On aurait pu attendre d'un représentant du PDC de nous fournir quelques éclaircissements comme demandé mais... rien. Pour cause de maladie ? vacances ? autre ? Pas envie de revenir sur ce blog ? Nous n'en saurons rien jusqu'à ce que l'intéressé se manifeste mais à force du temps qui passe, la "réponse" se précise peut-être. Si ce débat a au moins réussi à faire passer un message, notamment le ras-le-bol grandissant (mais encore trop discret) de la population face à ce problème (scandale ?), c'est déjà ça. Ne reste plus qu'à guetter les futures actions qui seront prises (y-en-aura-t-il ?), faire des propositions pour ceux qui le peuvent et se prononcer aux urnes !

Écrit par : gandalf | 17/06/2011

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