04/03/2011

Kadhafi: Ils ont osé!

photo.jpgAprès avoir poussé la servilité jusqu’à rentrer de Tripoli avec des valises au lieu des otages ; après avoir poussé la couardise jusqu’à s’auto-flageller plutôt que de dénoncer un régime criminel ; après avoir poussé l’indécence jusqu’à poursuivre un élu genevois pour avoir, à la tête du MCG, osé désigner en la personne de Kadhafi l’exemple même de l’étranger dont la présence en Suisse doit être bannie, voici que la vérité la plus infâmante nous est dévoilée :

« le Conseil fédéral a délibérément trompé la population suisse en lui faisant croire que la somme de 1,5 million destinée à Hannibal Kadhafi était bloquée en Allemagne jusqu’à décision d’un Tribunal arbitral, alors que cette somme lui était versée immédiatement sur un compte libyen en été 2010»

Ce mensonge indigne de l’honnêteté que l’on serait en droit d’attendre du Conseil fédéral a été proféré dans le but évident de ne pas avouer un accord honteux et humiliant.

Saurons-nous ces prochains jours si le Conseil d’Etat genevois était au fait de cette situation, participant ainsi à la tromperie ?

La consternante réalité est cependant évidente : le Conseil fédéral a versé une rançon de 1,5 million pour libérer notre dernier otage !

Nul doute que la valeur de la vie de cet otage justifiait objectivement ce montant. Mais alors pourquoi déguiser cette rançon en un prétendu accord judiciaire ? Pourquoi, une fois l’otage en sécurité sur sol helvétique, Madame Calmy-Rey a-t-elle poursuivi cette mise en scène, sans nul doute à l’insu du Parlement, qui devait l’élire, du bout des lèvres, Présidente de la Confédération ?

Comment maintenir la confiance en nos institutions devant de pareils dysfonctionnements ?

Hannibal Kadhafi aura ainsi reçu 1,5 million de la Confédération pour avoir passé 2 nuits en détention et avoir vu son visage, de face et de profil, dans un quotidien genevois.

Combien la Confédération a-t-elle débloqué pour les dizaines de milliers de réfugiés fuyant la Libye après avoir été dépouillés, battus, blessés, par les sbires du colonel et de son clan ? Je vous le demande Mesdames et Messieurs les Conseillers fédéraux !

La notion de justice représente-t-elle si peu à vos yeux pour que seule la force et l’arrogance de vos interlocuteurs soit à même de vous arracher quoi que ce soit, aussi injuste soit-il ?

Vous ne dirigez pas notre pays. Tout juste l’administrez-vous, mal, sans courage et sans fierté!

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Commentaires

C'est toujours après que les pompiers ont éteint un incendie que les curieux disent qu'il ne fallait pas jouer avec les allumettes.

Écrit par : MIchel Sommer | 04/03/2011

ça fait cher la nuit et la photo!

Hormis l'à-plat-ventrisme du CF (et d'autres...) ce qui me choque, c'est le fait de mentir pour cacher sa lâcheté.
Et de disposer du denier du contribuable de cette manière!

Abus de fonction, gestion déloyale, autres?

Bref....je vous quitte pour l'instant, je vais juste vomir un peu

Écrit par : Mireille Luiset | 04/03/2011

C'était à P. Ruetschi de payer cette rançon plutôt que le contribuable. Ce monsieur se contente de justifier l'injustifiable, à savoir l'édition de cette photo qui a péjorer la situation et de vilipender le Conseil Fédéral qui a fait son possible pour la libération des otages. Démission!!!

Écrit par : Clyde | 04/03/2011

Le MCG a affrété un avion ce soir en partance pour la Libye pour détrôner Kadhafi. Le MCG montrera à tous les couards de quoi il est capable.

Écrit par : Noëlle Ribordy | 04/03/2011

Je ne suis pas entièrement d'accord avec vous même si je n'aime pas les socialiste, surtout les soc. genevois.
Il ne faut pas oublier que bien avant, elle a été demander de l'aide à la communauté européènne qui lui a bel et bien tourné le dos. Cette belle communauté EU dont les dirigeants étaient si grands amis avec Kadhafi et qui aujourdhui lui tournent aussi (à CONTRE COEUR)le dos. Je pense qu'elle n'a pas eu le choix. Sa faute ? N'avoir rien dit au peuple; vouloir protéger ses copains genevois qui avaient fait faute, car on ne peut, malheureusement, traiter ou condamner un diplomate comme des simples gens.

Écrit par : Vazquez Camba Marie | 06/03/2011

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