26/09/2010

Chômage: Genève, champion de la solidarité

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Une fois de plus, le MCG exprime, par anticipation, l’opinion de la majorité de la population, car il est le seul parti politique, qui, au-delà du clivage gauche-droite, est sensible aux réelles préoccupations des habitants du canton.

Dans le cadre de la 4ème révision de l’assurance-chômage, le MCG dénonçait l’irresponsabilité du Parlement fédéral, qui, après une totale abstention  lorsqu’il s’agissait de protéger nos travailleurs les plus vulnérables  - jeunes et aînés – face à la concurrence des travailleurs en provenance de l’Union européenne, instaure une pénalisation desdits travailleurs, au motif fallacieux qu’ils ne seraient, au mieux, que des paresseux ne voulant pas mettre à profit leur capacité de travail adaptée, et, au pire, des profiteurs.

Sous la menace d’augmenter les cotisations de l’ensemble des travailleurs, au cas où cette révision serait refusée, la droite et l’extrême droite, ont réussi à diviser, non seulement les travailleurs, qui, pour certains, ont sacrifié la solidarité sur l’autel de leur intérêt personnel, mais également la Suisse elle-même, les cantons romands, davantage touchés par le chômage, ayant bien compris que l’on cherchait tout simplement à assainir financièrement une assurance sociale, fédérale, au détriment de l’assistance publique, cantonale et communale, vers laquelle les chômeurs seront dirigés, avec les conséquences, non seulement financières que cela implique, mais également sociales et humaines.

En d’autres termes, nous devons malheureusement constater, une fois de plus, que les cantons alémaniques, dans leur majorité, ne protègent les acquis sociaux que lorsque cela les concerne. Tel était le cas pour la réduction du taux de conversion des rentes LPP, qui aurait fait baisser les rentes de tous les assurés. Ici, il ne s’agissait de sacrifier qu’une petite, voire infime partie de leur population, de sorte que les problèmes des cantons romands devenaient négligeables. On ne construit pas ainsi la Suisse, à l’image de notre nouvelle Conseillère fédérale socialiste Simonetta Sommaruga, qui, membre de la Commission de la santé du Conseil des Etats, a voté contre la cantonalisation des réserves de l’assurance maladie, car cela n’arrangeait pas son canton de Berne !

Les Genevoises et les Genevois, dans leur très grande majorité ne sont pas tombés dans ce piège et ont bien compris l’hypocrisie du discours. On ne peut pas, d’une part, ne rien faire pour encourager les entreprises à engager des jeunes en fin de formation, lesquels ne peuvent concurrencer des travailleurs en provenance de l’Union européenne, expérimentés, disposés à travailler de surcroît pour des salaires inférieurs, et, d’autre part, leur reprocher de ne pas trouver de travail. On attend certes d’un chômeur qu’il fasse preuve de flexibilité, mais malgré toutes les mesures que l'on peut et que l'on doit prendre pour favoriser l'entrée ou le retour dans le monde du travail, il y aura toujours des personnes qui n'y parviendront pas rapidement, malgré toute leur bonne volonté. Ces personnes-là n'ont pas à être pénalisées.

Aujourd’hui encore, la population genevoise a démontré son indéniable maturité politique.

Le MCG ne manie pas la langue de bois, car le politiquement correct tue le politiquement efficace.

 

 

 

15:12 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (9) | | |  Facebook

Commentaires

Le MCG ne manie pas la langue de bois ..........
Laissez nous rire. En résumé :
- Canton de Genève : 64'000 frontaliers mais 27'000 chômeurs résidents
- Ce canton est un des plus touché par le chômage
- Les "employeurs" dont les responsables des RH sont frontaliers privilégient l'engagement de citoyens de l'UE (spécialement la France)
C'est une honte. Petite question : Mais que va faire le MCG afin d'inverser la vapeur ? Et bien comme d'habitude rien. Paroles, paroles, promesses, promesses (non tenues)
Le moment est venu de nous révolter.

Écrit par : Pauvreschômeurs | 26/09/2010

Vous appeliez au NON et le OUI est passe... Ou alors je ne comprends rien a ce qu il se passe ?

Écrit par : Artuhr | 26/09/2010

Avec 60,5% les Genevoises et Genevois ont lancé encore une fois un signal fort aux partis dits traditionnels qui les méprisent et qui sont en totale déconnexion avec la réalité des citoyens. Et le MCG seul contre tous continue son combat légitime avec un courage et une abnégation qui mérite tout nos respects. Encore une fois merci.

Écrit par : Amar | 26/09/2010

A Arthur. Le MCG était contre la révision proposée de la loi sur le chômage. Cette révision a malgré tout été acceptée sur le plan national, mais Genève l'a majoritairement refusée, comme le MCG le suggérait.

Écrit par : poggia | 27/09/2010

C'est sur qu'a Uri, Schwitz, Nibwald, Obwald, Glaris, St-Gall, Appenzell, Lucerne, Soleure, Bâle campagne, Berne, Zurich, Turghovie, Argovie, Grisons, ils n'ont pas à se confronter avec une main d'oeuvre frontalière qui dépasse de trois fois le taux de chômage du canton.
Si l'on tient compte des trois grandes villes limitrophe c-à-dire Genève, Bâle Ville et Lugano le sens de la votation prend plus de valeures.
En gros ceux qui ne sont pas touchés par les pendulaires frontaliers ne se sentent absolument pas concernés par les cantons limitrophes.

La question: ne faudrait-il une souveraineté cantonale pour ceux qui sont concernés par le chômage due aux accord bilatéraux?

Écrit par : Peter | 28/09/2010

A c'était une votation sur les frontaliers ? Pardon, j'avais mal lu !

Écrit par : arthur | 28/09/2010

Ouf ! Je ne suis pas le seul à remarquer que les RH tendent à être monopolistiquement occupées (j'ai du mal à écrire gérées) par des frontaliers !

Je suis très inquiet : À chaque fois qu'un job correspond à mon profil, je remarque que mon correspondant (responsable des RH, placeur en agence) est un(e) frontalier(ère).

C'est le moment pour les Genevois de sortir du placard et d'assumer, le MCG est le seul parti qui ne nie pas les réalités des Genevois et des Romands !

La révision de la loi sur le chômage est un message assez fort qui sonne un peu comme un "Démerdez-vous les welsches !"... Il faut savoir que pour les cantons limitrophes de l'Allemagne, la révision de l'assurance chômage rend la Suisse moins attrayante. On peut presque dire que les suisses allemands ont une révision de la loi sur le chômage à leur avantage, et que nous avons le MCR/MCG !..

Bientôt ici ce sera vraiment "marche ou crève" alors comme j'aime Genève, comme j'ai envie d'y voir grandir et travailler mes enfants et mes petits enfants, j'adhère au MCG et au MCR (si 'cumulable').

Nul n'est irremplaçable par un frontalier. Surtout quand on sait qu'ils se massent depuis toute la France dans les départements limitrophes. Ajoutez à cela les ressortissants de la zone Schengen/UE.

Céder aux chantages à la con du genre "racistes anti-frontaliers, ça fait ses courses en France et ça se plaint, fasciste, ça sait pas bosser ça a besoin de nous, etc." ça va bien un moment, on peut jouer aux débiles indéfiniment, mais ce serait quand-même bien d'arrêter ce suicide collectif !

Oui, il faut se "révolter", il faut agir ! Déjà en faisant savoir qu'on proteste contre cet enc*lage en règle qui n'aura jamais de fin si on ne la dicte pas explicitement par nos droits civiques.

Le MCG et le MCR ont tout mon soutien.

Écrit par : Robbie | 07/10/2010

J'aimerais ajouter qu'il faut que les Genevois et les Romands prennent confiance en eux. Nous pouvons être fiers de nous, quelques soient nos origines.

Depuis les années '60, nous avons sacrifié notre confort au profit des travailleurs des pays limitrophes, pensant naïvement que le phénomène se régulerait de lui-même.

À notre grande surprise, c'est nous qui sommes devenus presque minoritaires en matière de pouvoir avec la montée en puissance des frontaliers dans les hiérarchies des entreprises et services (chefs -la terminologie française de "cadre" a fini par rentrer dans les moeurs-, responsables des ressources humaines et du recrutement, autres postes à responsabilités).

Cette situation est ANORMALE et nous nous devons de la refuser !

Il est parfaitement NORMAL qu'à Genève, les postes à responsabilités soient explicitement et légalement réservés au RÉSIDENTS GENEVOIS et éventuellement aux Confédérés.

(Pour ce qui est des multinationales, les Genevois et Confédérés sont parfaitement capables de faire du fric et de parler plusieurs langues.)

Nous sommes parfaitement capables d'être COMPÉTITIFS pour autant que nous ne soyons pas écartés de la compétition.

Aussi, nous ne devons pas laisser la fierté et le patriotisme aux seuls mains des mouvements de droite et d'extrême droite. La fierté et le patriotisme sont des notions APOLITIQUES.

Écrit par : Robbie | 07/10/2010

Pour achever ma contribution du jour : Le jour où les département limitrophes de la Romandie auront les moyens de concurrencer directement Genève (et la région Romande, voire la Suisse), soyez assurés que les frontaliers retourneront bosser chez eux et que nous aurons tous les postes que nous désirons dans une Genève pillée (portefeuilles clients), ruinée (chute de la production à court terme avec des conséquences catastrophiques) et soumise à une concurrence sans pitié (profitant de l'expérience et des réseaux acquis à Genève).

Nous bosserons très dur pour redresser la barre et ... une fois qu'il y aura à nouveau du fric à se faire, nous devrons nous attendre à un nouvel afflux de frontaliers qui feront tout pour "contourner les tracasseries administratives" (sic) et retrouver des postes à responsabilités. (Il y a 60'000'000 frontaliers français potentiels, Genève a réussi à en absorber presque 30'000, mais...)

J'aimerais aussi ajouter que dans la "Zone Franco-Valdo-Genevoise", il n'y a pas de plans pour Genève et pour Vaud... Nous sommes un peu comme un département français sans le droit de vote, sans la "sécu" et sans les "allocs"...

Les entreprises fondées en Suisse auront tout le loisir de se développer du côté français de la fameuse "Zone", comme ça se fait déjà, mais sans clients à cause d'une "préférence nationale" qui n'a pas honte d'elle même (elle !) et qui va chercher très loin, il leur restera le droit de payer leurs taxes et de fermer leurs gu*ules et leurs portes en se voyant charger comme des mulets (charges sociales, taxes diverses, amendes, créanciers, etc.).

Il faut voir un peu plus loin que le court terme. Et voir que nous ne sommes pas des pertes acceptables dans l'histoire de la Suisse.

Écrit par : Robbie | 07/10/2010

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