12/08/2009

CEVA PAS DU TOUT

 

Puisque l’argumentaire du faux est toujours plus complexe que sa réfutation, je serai beaucoup plus bref que les représentants de Transferis, structure ad hoc créée par les CFF et la SNCF pour soutenir le CEVA, qui se sont amplement exprimés dans le journal « Tout l’immobilier » du 20 juillet 2009.

 

Je pensais naïvement que l’une des règles du journalisme « honnête », (ce qui devrait être un pléonasme) était de donner la parole à toutes les parties concernées, afin que le lecteur, l’auditeur ou le téléspectateur puisse avant tout s’informer, avant de forger son opinion. Tel n’est apparemment pas le principe de cet hebdomadaire, dont la finalité évidente est de convaincre les habitants du canton, et de la région, que le CEVA répond à l’attente de la population, qu’il se fera, et que de toute façon il n’y a rien d’autre de prévu.

Voilà comment les partisans du CEVA, qu’ils soient convaincus par principe, intéressés ou désinformés, conçoivent le débat démocratique, ceux-là mêmes qui ont voté au Grand Conseil, fin juin, un crédit complémentaire clairement insuffisant, et donc trompeur, spéculant sur les vacances pour que les opposants ne parviennent pas à récolter les signatures nécessaires au référendum. Le soleil de l’été deviendrait ainsi le principal allié des tunnels du CEVA, inversant la devise genevoise, qui deviendrait dès lors: « Après la lumière les ténèbres».

 

On explique donc au brave lecteur qu’il « n’y a pas de plan B ». En d’autres termes, même si le repas n’est pas au goût des contribuables du Canton, ils n’ont d’autre alternative que de manger ou mourir de faim ! L’argument est d’une rare pertinence de la part de personnes qui prétendent que le CEVA serait la réponse adéquate aux questions de mobilité des prochaines décennies.

 

Parlons franc : le CEVA était estimé en 2002 à 941 millions, dont 401 à charge du Canton. Il est aujourd’hui estimé à 1 milliard 473 millions, dont 515 millions à charge du Canton, sans tenir compte des augmentations liées aux appels d’offres à venir, des aléas géologiques et hydrologiques liés aux tunnels, des imprévus inévitables liés auxdits tunnels, et au taux de renchérissement incontestable de 2009 à 2015.

 

On peut prudemment estimer le coût global à plus de 2milliards, dont 875 millions à charge du Canton. Sans même parler des aménagements extérieurs qui seront à charge des communes de Genève, Lancy, Carouge, Cologny, Chêne-Bougeries, Chêne-Bourg et Thônex !

 

ET TOUT CELA PENDANT QUE LES GENEVOIS ATTENDENT DÉSESPÉRÉMENT UNE TRAVERSÉE DE LA RADE !

 

Le CEVA n’est en fait que le fruit de la paresse, d’un Conseiller d’État d’abord, lequel a considéré plus facile de déterrer une Convention de 1912, laquelle intégrait des engagements financiers de la Confédération, plutôt que de réfléchir aux besoins régionaux du XXIème siècle, et de Députés ensuite, la gauche étant par définition favorable à l’augmentation des transports en commun (promouvoir le transfert modal !) et la droite soutenant d’emblée par dogmatisme tous grands travaux dans la République (il faut que Genève bouge !).

 

Seulement voilà, le train de 1912, moyen de transport incontournable à l’époque, n’avait pas une vocation régionale, mais internationale, étant censé relier le nord et le sud de l’Europe, traversant, en surface, une région genevoise campagnarde. Aujourd’hui on veut nous vendre le CEVA comme un RER interrégional, qui devrait à la fois améliorer le transport dans la ville, et les flux de frontaliers, qui entrent et sortent quotidiennement du Canton.

 

Or, contrairement à un métro, type M2 lausannois, le CEVA ne comporte pas des arrêts rapprochés, de surcroît pas au centre ville. Quels sont les futurs usagers de ce CEVA dont on doit descendre aux Eaux-Vives, en venant d’Annemasse, pour aller en ville, ou, qui oblige à emprunter un long tunnel en pente depuis Champel pour aller à l’Hôpital cantonal, ou encore qui dit aller à Carouge, mais qui s’arrête au Bachet-de-Pesay?

 

Au niveau transfrontalier ce n’est guère mieux. Le CEVA se rend à Annemasse, où aucun parking relais n’est prévu. Sachant que 2 frontaliers sur 3 ont un parking à proximité de leur lieu de travail, comment va-t-on les convaincre de rentrer à Annemasse, chercher une place de parc et monter dans le CEVA ? Les autorités françaises, Maire d’Annemasse en tête, qui prétendent soutenir le CEVA, sont allées récemment inaugurer la nouvelle autoroute A41 qui relie désormais Annecy à Genève, et qui déverse son flot quotidien de pendulaires à la douane de Bardonnex…là où nos têtes pensantes (à défaut d’être chercheuses) n’ont absolument rien prévu. Bravo pour la concertation transfrontalière !

 

Alors, les contribuables du canton de Genève devraient-ils débourser près d’un milliard, sans parler des communes sur lesquelles le tracé du CEVA est prévu, pour un train qui ne répond pas aux besoins de la région ? Et supporter en plus un déficit annuel de fonctionnement d’ores et déjà budgété à 32 millions ?

 

SOYONS SÉRIEUX ! En période de crise, comme celle que nous traversons, alors que l’on ne cesse de réduire les aides sociales en faveur des plus démunis, personnes âgées en tête, Genève ne peut se permettre d’investir dans de l’approximatif, ce d’autant que les retombées financières au niveau de la construction, ne sont pas celles que l’on espère, aucune entreprise locale n’étant en mesure de construire les tunnels projetés.

 

ET APRÈS ? Il existe un projet alternatif, beaucoup moins cher, beaucoup plus efficace, réalisable plus facilement sur le plan technique et dans des délais identiques pour certains aspects. Il s’agit du « Barreau sud », étudié dans les années 80’, et mis en veilleuse en raison de la traversée de la rade. Ce tracé, identique à celui du CEVA jusqu’au Bachet-de-Pesay, continuerait son chemin vers Bardonnex, où un parking relais de 4000 places serait mis à disposition. De là, et pour autant que la volonté des pouvoirs publics français soit à la hauteur des belles paroles, des trains partiraient vers Annemasse, puis, soit Thonon et Evian, soit la Vallée Verte, ou Saint-Julien-en-Genevois, puis, soit Bellegarde, soit Annecy. Parallèlement, sur le tracé Gare des Eaux-Vives – Annemasse, actuellement desservi par la « Micheline », un train-tram sur double voie, en tranchée semi-couverte, pourrait, à une cadence soutenue, non seulement relier les deux pôles, qui sont présentés comme essentiels par les promoteurs du CEVA, mais, depuis les Eaux-Vives, s’intégrer au réseau existant des trams, pour mener jusqu’au centre ville, sans rupture de charge.

 

ET TOUT CELA EGALEMENT AVEC LE SOUTIEN FINANCIER DE LA CONFÉDÉRATION !

 

En effet, et même si la contribution financière de la Confédération ne peut pas être AUTOMATIQUEMENT reportée sur un autre projet, personne ne nous fera croire que cette même Confédération, en présence d'un nouveau projet moins coûteux, plus efficace, et garantissant un meilleur transfert du transport privé au transport public, refuserait de le soutenir. A moins bien sûr que nos élus, pour d'obscures raisons, ne décident de saborder ce nouveau projet.

 

Tout cela n'est que de l'intoxication à l'égard des électrices et électeurs de ce canton, à qui l'on veut vendre le CEVA (fort cher), comme LA solution aux problèmes de mobilité, bien réels, que nous connaissons.

Ce n'est qu'un leurre, car tant que la France ne fera pas sa part du chemin, en améliorant les transports par rail, notamment en rénovant et doublant la ligne du pied du Salève, et en créant de réels et efficaces parking relais, plutôt qu'en inaugurant des autoroutes, les contribuables genevois ne feront que s'endetter pour mettre un emplâtre sur une jambe de bois!

 

Lorsque le moment sera venu de se prononcer sur le CEVA, n'oubliez pas que CE N'EST PAS ÇA OU RIEN, contrairement à ce que l'on nous dit, mais que C'EST ÇA OU MIEUX !

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Commentaires

Vous savez très bien que le pseudo projet alternatif que vous proposez ne tient pas la route (ni le rail). Un RER efficace se doit de relier les agglomérations entre elles pas de finir dans les champs, dans une commune de 10'000 habitants.
Rien ne vous permet de dire que la Confédération soutiendra ce projet, ni que la France, et les politiques genevois feront de même. Au contraire, rien ne sera fait dans les 20 ans. D'autres ville en Suisse profiteraient volontiers de cette manne. Les opposants gonflent d'ailleurs les chiffres du RER par des calculs alambiqués.
Le CEVA n'est pas LA solution miracle, mais il est le chaînon manquant, il a l'immense avantage de mettre sur pied un véritable RER transfrontalier au 1/4 d'heure dans une région de 800'000 habitants. Notre région souffre en matière de mobilité, elle a besoin d'un projet dynamique, planifié, financé, la mise sur pied du RER franco-valdo-genevois est une réponse. Il permettra en outre la construction de logements à La Praille, aux Eaux-Vives, à Chêene-Bourg, la requalification de ces sites et la création d'emplois pérennes aux TPG, aux CFF, dans les galeries marchandes. La France investit 130 mio d'euros de son côté et s'engage à moderniser son réseau, à construire des Parkings relais (notamment à Annemasse, Annecy) et un réseai de bus de rabattement. Elle soutient ce projet et aucun autre!
Aucune des pseudo alternatives que proposent les opposants ne le permet, celles-ci sont d'ailleurs des leurres pour atteindre un seul but: qu'un train bénéficiant à tout une région ne passe pas par chez eux. L'expression de l'égoïsme.
Nous militerons jusqu'au bout pour la réalisation de ce RER nécessaire à notre région, car la population ne peut être prise en otage plus longtemps.

Salutations et longue vie au RER,
JUAN

Écrit par : juan | 13/08/2009

Les Pro-Ceva devraient arrêter de prétendre que leur tortillard est un RER ! Ce train-tram minuscule ne sert à rien sinon qu'à donner du boulot aux entrepreneurs pour éviter la crise et ne pas augmenter le taux de chomage. C'est beaucoup trop coûteux pour un canton qui est déjà bourré de dettes ! Et, comme Paris n'est pas décidé de financer quoique ce soit, c'est encore Genève qui devra payer les infrastructures en France voisine ! Certe, il y a un soit disant budget de prévu mais aucune certitude quand à son acceptation par le ministre concerné.

Écrit par : octave vairgebel | 13/08/2009

Voici ce qui m'étonne dans le contre-"projet" des opposants du barreau Sud :

- Une connexion à Bardonnex au réseau SNCF
La ligne du pied du Salève est à voie unique et relie Annemasse à Saint-Julien. Donc Bardonnex sera un cul-de-sac à la Frontière et seul 1 train (?) par heure pourrait aller sur Annemasse ou Saint-Julien. Une connexion avec Thonon, Cluses, Annecy serait donc quasi illusoire. De plus, pour la région de Bellegarde, il y a déjà un train RER par La Plaine.
Donc l'argument de la connexion SNCF de tient pas la route

- Une connexion à un P+R à Bardonnex.
Oui pourquoi pas, mais cela ressemble à des arguments des années 80 : on prend sa voiture le plus loin possible et on encombre les routes et autoroutes ("pas grave, c'est en France" diraient certains du MCG...). De plus, actuellement l'autoroute du pied du Salève est DEJA saturée le matin, c'est donc "parfait" de vouloir y faire venir encore plus de voiture pour remplir un P+R.

- Un train-tram entre Annemasse-Eaux-Vives et Cornavin :
Sur le tronçon actuel Annemasse-EV OK.
Mais après on fait passer un tram de plus dans les rues basses ? Impensable, ils se suivent déjà aux heures de pointes et le réseau est déjà saturé dans le secteur.
On le fait passer sur Pictet-de-Rochemont et le Pont du Mont-Blanc en supprimant 1 voie de circulation dans chaque sens ? Gloups ! ça va être dur !

- Me Poggia nous dit que les Français n'ont pas prévu de P+R à Annemasse et que donc personne ne prendra le CEVA :
Justement avec le CEVA, il est possible de faire circuler des trains (sans changement de train à Annemasse) entre Thonon et Genève, entre Annecy et Genève, entre Cluses et Genève, donc les frontaliers n'auront pas besoin de prendre leur voiture, assumer les bouchons d'entrée dans Annemasse pour prendre le train, ils pourront le prendre plus proche de chez eux. Or le Barreau Sud, en raison de la voie unique au pied du Salève ne le permet pas !

Et pour finir, quand on constate l'actuelle occupation des trams le matin dès la frontière de Moillesulaz (bondé au 1er arrêt !), le flot de voitures qui traverses les 3-Chêne entre la rue de Genève et la route de Malagnou. Il est impératif de faire quelque chose ET RAPIDEMENT.

A Zurich, ils ont fait un premier tronçon S-Bahn il y a 20-30 ans, puis un 2e, un 3e, ... et ils ont un réseau digne d'une métropole.

A Genève à force de toujours penser que le projet n'est pas bon et qu'il faudrait un faire un autre, le faire rouge et pas bleu ... rien ne bouge.
Si au milieu des années 90 le peuple s'était prononcé pour une traversée de la rade (au lieu de s'opposer entre un tunnel et un pont), aujourd'hui on traverserait le Lac !

Et puis sur la forme du référendum. Oui la démocratie permet de faire un référendum et il n'y a pas de soucis pour moi.
MAIS, ce n'est pas lorsque plusieurs lois ont déjà été votées que l'on fait un référendum MAIS lors du premier budget, il y a 4-5 ans. Car avec un référendum en 2009, les opposant risquent déjà de faire jeter des millions par la fenêtre pour toutes les études réalisées. J'ai presque envie de vous dire : "Maintenant c'est trop tard, il fallait se bouger le c.. avant !"

Écrit par : Philippe C | 13/08/2009

@ Octave

CEVA un tortillard ?
Savez-vous que la gare des Euax-Vives est prévue pour des trains de ... 13 wagons ?
Savez-vous qu'il est prévu d'y faire circuler des trains tous les quarts d'heure ?
Savez-vous que cela permet de faire une étoile RER vers 6 destinations (Nyon, Aéroport, Bellegarde, Thonon, Cluses et Annecy) ?

Et pour finir, oui si on ne fait rien, les lignes actuelles resteront des tortillards !

Écrit par : Philippe C | 13/08/2009

J'ai vu le film de présentation du CEVA, très jli les images de synthèses, mais une chose m'étonne : Les personnes frontalières sont splitées un peu partout et devront se rendre à proximité des gares du CEVA avec leurs véhicules privés, hors je n'ai pas vu de parking prévu à cet effet ! Autrement je ne vois pas l'intéret d'utilisé un train si l'on ne peut garer sont véhicule à proximité et celà par le fait que les transports public du côté français ne permettent pas au usagers de rejoindre le CEVA ! Aux HUG, les frontaliers disposent d'un parking quel intérets auront-ils à prendre le CEVA si ils ne peuvent se parker ! Bizzarrement les pros CEVA semblent mal à l'aise vis-à-vis de cette question !

Écrit par : Steeve | 13/08/2009

Steeve,

Un RER n'est d'abord pas fait pour que les gens se garent juste à côté. Autant que possible, il faut un réseau de correspondances par bus, tram, mobilité douce.
C'est ce qui est prévu pour le RER franco-valdo-genevois. En Suisse comme en France, des bus de rabattement sont prévus aux gares: à Annemasse, à La Roche, Coppet, etc. La France voisine investit d'ailleurs déjà dans les transports de rabattement (les TAC par exemple) pour donner un sens au RER. Exemple: pouvoir relier Annemasse depuis Bonne pour prendre le RER.
Mais ce n'est pas tout, évidemment, la Haute-Savoie est étendue et des gens seront contraints de prendre leur voiture pour rejoindre le bus voire le RER directement s'ils habitent loin. Il faut donc en effet que des parkings relais soient construits, comme cela à déjà commencé en France, et en Suisse, à la gare des Tuilleries par exemple.
Pour les HUG, quand les gens auront un train tous les 1/4 d'heure depuis Coppet ou Annemasse, les choses changeront. Tant que rien n'est fait... ça ne bouge pas.
Cordialement.

Écrit par : Eric | 13/08/2009

Merci Eric pour votre réponse, malheureusement, elle ne me convainc pas car comme l’ensemble des pros-CEVA il me semble évident que vous sous estimez le problème, je m’explique : Si les personnes qui résident aux abord d’Annemasse n’auront aucun problème pour rejoindre le CEVA en Bus par exemple, la grande majorité des frontaliers résident dans des villages et autres hameaux dispersé dans toute la Haute-Savoie, par conséquent il est impossible de créer des transports public permettant à ces personnes de se passer de leur voiture (quant à utiliser un vélo…alors c’est un gag) plus sérieusement nous nous retrouvons avec les mêmes problèmes que des Cantons comme Vaud ou les personnes résident par exemple à Cossonay ne peuvent que prendre leur voiture pour aller travailler sur Yverdon ou Lausanne !

De plus, les parkings dont vous parler sont d’hors est déjà trop petit pour accueillir d’éventuelles usagers en provenance de région périphérique, en effet, les dits parking ne pourront à peine suffire pour les résidents des abords d’Annemasse.

L’idée du CEVA est en soi bonne, malheureusement tout comme le stade de Foot les problèmes de « de Terrain » on été sous estimés, non seulement sur les parkings, mais également sur les études de profondeur des tunnels, en effet, il faudra creuser plus profond ce qui engendrera un sur coût pour l’instant encore méconnu !

Je passerai rapidement sur le fait que le petit parc du plateau de champel sera complètement détruit contrairement à ce que les images truquées laissent entendre !

Perso, je pense qu’il rapidement envisager une solution de remplacement qui respectent non seulement les coûts mais également tiennent compte des réalités de terrain !

Il serait même bon que le Peuple puissent avoir divers variante à choix a fin de pouvoir voter de façon « démocratique » et imposée comme c’est le cas !

Écrit par : Steeve | 13/08/2009

Une chose est sûr, la facture finale du CEVA explosera tout comme celle du stade, des NLFA, le Canton de Genève qui rappellons le est le plus mauvais élève en matière de finance en Suisse (dette : 12 milliards) ne peut se permettre même avec l’aide de Berne de ce payer ce projet pharaonique, même si il semble intéressant ! Il faut impérativement trouver une alternative qui rentre dans nos moyens financier !

Écrit par : Fabrice | 13/08/2009

Philippe C, c'est beau l'utopisme ! 13 wagons vides car les frontaliers viendront toujours en voitures ! Faites circuler des trains là où on en a besoin (Genève et le réseau suisse) C'est bien d'avoir des grandes idées mais qui payera ces projets utopistes ? Si j'ai bien lu votre commentaire, sur les 6 destinations 4 sont en France, qui paiera les travaux ? Les genevois ? La France n'en a rien à faire de ce tortillard, cela n'intéresse que Genève afin d'essayer de faire venir de la main d'oeuvre, pas trop chère ici et de mettre encore plus de résidents genevois au chômage !! Ce n'est pas les propriétaires de résidences secondaires en Haute-Savoie qui vont utiliser ce mini-train, ce n'est pas les genevois qui vont faire leurs courses en Francve voisine qui vont se coltiner leurs achats dans ce tortillard, il y a plus de place dans le coffre de la voiture et c'est moins pénible que de porter ses sacs ! Qui paiera le remise en état des lignes de la SNCF ? Genève bien entendu ! Quand on voit l'intérêt ridicule de la France pour remettre en état la ligne du Tonkin, on a tout compris ! Il faut abandonner immédiatement ce train-tram ridicule qui ne sert qu'à faire mousser Bob l'Eponge !

Écrit par : octave vairgebel | 13/08/2009

Bonjour Steeve,


Vous trouverez sur le lien ci dessous le nombre de frontaliers par commune. Il y a effectivement des frontaliers dans de nombreuses communes.. mais le gros des effectives est naturellement dans les communes qui ont le plus de population. La ville d'Annemasse compte plus de 7000 frontaliers, Gaillard, Ambilly et Ville la Grand sont parmi les communes qui accueillent le plus de frontaliers egalement.

L'agglomeration d'Annemasse a desormais un reseau de bus.. qui pourra facilement etre developpe avec l'arrivee du CEVA.

Pour ce qui est des problemes de terrain sous estimes...je ne suis pas un ingenieur. Pour les questions techniques je fais confiance aux ingenieurs : l'etes vous ?

Ce que je sais en revanche, c'est que le cout est DERISOIRE... compare aux contribution de plus d'un milliard de Francs Suisse des frontaliers au canton. Ce cout est aussi derisoire si on le compare aux benefices economiques et fiscaux que tirera le canton d'une amelioration de la situation de la circulation.

Parlons maintenant du fameux barreau sud... qui n'est pas un projet mais un delai. Il signifierai que le canton ne beneficierai d'aucune contribution de la confederation sur l'enveloppe actuelle... le barreau sud couterai deja pres de 600 millions de francs suisse en subvention federales definitivement perdues pour le canton. Meme si le canton beneficie eventuellement d'un soutien federal sur de futurs projets.. ces 600 millions eux seraient definitivement perdus... dommage la part Genevoise de la prochaine enveloppe pourrait financer un projet de traversee de la rade !

Pour le plateau de Champel totalement "detruit", c'est sans doute le fond du sujet... si on en juge par le lieu d'habitation des requerants qui viennent tous de Champel. Effectivement on peut considerer que le quartier de Champel serait totalement detruit par la presence d'une station du CEVA.. mais il faut pour cela beaucoup de snobisme et de mauvaise foi.

Cordialement,

Antoine Vielliard

Écrit par : Antoine Vielliard | 13/08/2009

Bonjour Steeve,


Vous trouverez sur le lien ci dessous le nombre de frontaliers par commune. Il y a effectivement des frontaliers dans de nombreuses communes.. mais le gros des effectives est naturellement dans les communes qui ont le plus de population. La ville d'Annemasse compte plus de 7000 frontaliers, Gaillard, Ambilly et Ville la Grand sont parmi les communes qui accueillent le plus de frontaliers egalement.

http://www.statregio-francosuisse.net/telechargements/cartes_transfrontalier/C_02_01.html

L'agglomeration d'Annemasse a desormais un reseau de bus.. qui pourra facilement etre developpe avec l'arrivee du CEVA.

Pour ce qui est des problemes de terrain sous estimes...je ne suis pas un ingenieur. Pour les questions techniques je fais confiance aux ingenieurs : l'etes vous ?

Ce que je sais en revanche, c'est que le cout est DERISOIRE... compare aux contribution de plus d'un milliard de Francs Suisse des frontaliers au canton. Ce cout est aussi derisoire si on le compare aux benefices economiques et fiscaux que tirera le canton d'une amelioration de la situation de la circulation.

Parlons maintenant du fameux barreau sud... qui n'est pas un projet mais un delai. Il signifierai que le canton ne beneficierai d'aucune contribution de la confederation sur l'enveloppe actuelle... le barreau sud couterai deja pres de 600 millions de francs suisse en subvention federales definitivement perdues pour le canton. Meme si le canton beneficie eventuellement d'un soutien federal sur de futurs projets.. ces 600 millions eux seraient definitivement perdus... dommage la part Genevoise de la prochaine enveloppe pourrait financer un projet de traversee de la rade !

Pour le plateau de Champel totalement "detruit", c'est sans doute le fond du sujet... si on en juge par le lieu d'habitation des requerants qui viennent tous de Champel. Effectivement on peut considerer que le quartier de Champel serait totalement detruit par la presence d'une station du CEVA.. mais il faut pour cela beaucoup de snobisme et de mauvaise foi.

Cordialement,

Antoine Vielliard

Écrit par : Antoine Vielliard | 13/08/2009

Je comprends votre scepticisme, mais à l'heure actuelle nous n'avons pas le choix. Soit nous construisons maintenant un RER digne de ce nom (d'ailleurs on ne creusera pas plus profond et le Plateau de Champel, véritable parc à chiens, deviendra un lieu de passage agréable et vivant) et connectons toute une région, soit nous ne construisons rien et là on verra que les alternatives imaginées par certains n'en sont pas. Elle n'ont pas été étudiées, ne sont pas financées ni soutenues politiquement.
Pour en revenir aux parkings, je vous rappelle que le RER ce sera une quinzaine de gares en Haute-Savoie (40 en tout), donc 15 points de jonction avec des bus et des P+R. Evidemment il faudra développer ces offres, mais rien de tout cela n'est possible sans la pierre angulaire du CEVA.

Écrit par : Eric | 13/08/2009

Monsieur Vieilliard, plutôt de parler du prétendu milliard qu'encaisse Genève, vous devriez plutôt parler du nombre de frontaliers qui, sans le boulot à Genève, seraient au chômage en France ! Il serait plus honnête de dire que, sans Genève, le taux de chômage en Haute-Savoie et dans l'Ain serait beaucoup plus élevé, N'oubliez pas qu'il y a plus de 15.000 résidents genevois qui ne trouvent pas de travail et que leur hypotétique boulot est aux mains des frontaliers ! Vu mon âge, je n'ai pas ce problème mais, avec les jeunes sans travail, il va y avoir de sérieux problèmes qui risquent de dégénérer. Eddie Constantine disait "ça va barder" ! Faites attention que cela ne devienne pas d'acrualité.

Écrit par : octave vairgebel | 13/08/2009

Cher Monsieur Vieillard, je comprends très volontiers votre intérêt en ce qui concerne le CEVA et ceci d’autant plus que vous en faite votre tremplin politique ! Cependant, il n’est pas question que le peuple genevois casse sa tirelire pour un projet dont il est clair qu’il coutera beaucoup plus cher que prévu, il n’est pas question que Genève s’endette encore plus et ceci pour vous permettre de vous faire élire ! D’ailleurs, vous n’avez pas à nous imposer vos vues partisanes, le peuple Suisse à l’habitude de voter en son âme et conscience, c’est aussi pour cela que nous ne voulons pas du « Diktat de l’Europe » ! Trouvez un autre sujet pour vos envies de pouvoir à St-Julien, nous genevois nous déciderons en citoyens conscients et indépendants !
Bien à vous !

Écrit par : Fabrice | 13/08/2009

...et nous voterons pour le RER franco-valdo-genevois car nous crevons sous la pollution et voulons nous ouvrir au monde.

Écrit par : Eric | 13/08/2009

Ouvrons-nous déjà en premier à notre pays ! J'estime que ce n'est pas à Genève ou à la Suisse d'entretenir le réseau de la SNCF ! Déjà que la prochaine liaison Genève-Paris en TGV par la "ligne des Carpates" est entièrement financée par la Confédération ! Ce n'est pas demain la veille que la Sarkosie mettra du pognon dans les infrastructures qui permettent à ses ressortissants de quitter leur pays pour trouver de l'embauche ! Il faut être réalistes, la France n'en a rien à foutre de nos problèmes de main-d'oeuvre, elle a déjà assez de soucis avec ses entreprises qui débauchent ou délocalisent à cause de la crise et des syndicats !

Écrit par : octave vairgebel | 13/08/2009

Youpi cher David,
Le ceva se construira et hop! résolu les problèmes de circulation dans la ville.
J'aime votre foi!
Je me réjouis d'avance de la concrétisation de ce projet!
Comme je me réjouis de prendre un beau train en sous-sol pour aller de Saint-Jean à Carouge puis Annemasse et sur le chemin je m'enculturerai dans le nouveau théâtre.
AAH!C'est si bon à Genève on a des politiciens visionaires qui savent prendre les bonnes décisions, eux, se tremper les mains dans la boue (comme pour les Rom pardon je m'égare, c'est hors contexte, mais c'est pour montrer leur engagement politique,leur abnégation) et ceci après un débat intense où tout a été discuté, argumenté,pesé en utilisant honêtement les lois démocratiques, avant le démarrage du projet, le tout couvert par une presse libre faite de journalistes avides d'investigation et présentant la problématique sans tendance particulière!
Bon ben merci pour mon avenir et l'avenir de mes enfants car le ceva est un train et puisque c'est un train c'est donc bien,cqfd!
Et laissons là ces scrofuleux d'anticeva et leurs bagnoles préhistoriques! Leur pré carré c'est comme la Bastille, on le prendra!
Et alors, et alors, et alors les marguerites fleuriront..........

Écrit par : Youpiblabla | 13/08/2009

Poggia reproche au CEVA de ne pas avoir d'arrêts rapprochés (5 arrêts seulement entre Cornavin et Annemasse), en le comparant au M2 qui lui est un métro et non un RER dont le rayon d'action est de 30 km (et non de 3); c'est un point de vue qui peut paraître absurde, mais ce n'est pas encore trop grave.
Mais là où on atteint le sommet de la mauvaise foi, c'est lorsqu'il propose en variante (à peine moins chère) un Barreau-Sud qui ne dessert personne (quasiment pas de logements ou de places de travail) entre LaPraille et Annemasse avec une fréquence de desserte insignifiante.
Beaucoup de référendaires avancent l'argument qu'avec CEVA, le genevois payeront pour les frontaliers: c'est du racisme basique. Le CEVA, avec ses arrêts en des lieux stratégiques, servira aux genevois ET aux frontaliers. Le barreau-sud servirait un petit peu aux frontaliers de Saint-Julien à à ceux d'Annecy qui voudraient bien laisser leur voiture vers Bardonnex, mais pas du tout aux genevois.
Les référendaires auraient bien besoin d'un bon cours de Techniques des Transports donné par le LITEP/EPFL!

Écrit par : Pieds-sur-terre | 13/08/2009

Pour répondre à Pieds-sur-terre, dont la remarque est pertinente, mais procède d'une connaissance partielle du projet des opposants au Ceva, je précise qu'en lieu et place de ce dernier, il est proposé, entre Annemasse et la gare des Eaux-Vives un train-tram sur 2 voies et en site propre avec une cadence soutenue. Ce type de transport permet d'atteindre des vitesses supérieures à un tram classique sur certains tronçons, tout en s'intégrant au réseau ferré des trams. Ainsi, les usagers, qu'ils embarquent à Annemasse ou à Chêne (le nombre d'arrêts serait bien sûr supérieur à celui du Ceva, ce qui en augmenterait l'attractivité), pourraient rester sans changement jusqu'au centre ville, puisqu'aux Eaux-Vives, ce moyen de transport rejoindrait le réseau ferré existant. C'est donc dire qu'avec un investissement inférieur au Ceva ce sont deux pôles qui seraient correctement et efficacement desservis, celui d'Annemasse et celui de Saint-Julien. Alors svp, avant de parler de mauvaise foi, renseignez-vous correctement.

Écrit par : Poggia | 14/08/2009

Comment les Anti-CEVA font-ils pour insérer le tram-train entre les Eaux-Vives et le Centre-Ville alors que la Terrassière et les Rues-Basses sont déjà en limite de capacité quant aux nombre de convois? Un tram-train est certes moins coûteux qu'un RER, mais ne présente un intérêt d'exploitation que lorsque les écartements de tramway et de train sont les mêmes, ce qui est le cas à Saarbrücken ou Mulhouse, mais pas à Genève. Si on veut aller au centre-ville il faudrait soit ajouter une voie normale dans les rues précitées, soit construire le tram-train à voie métrique, lui interdisant une prolongation vers la vallée de l'Arve, Annecy ou Evian. Cependant ces coûts viendraient s'ajouter à ceux du Barreau-Sud et la facture totale ne sera pas vraiment inférieure à celle du CEVA, et de plus à la seule charge du contribuable genevois! Ni la région Rhône-Alpes ni la Confédération ne mettant alors la main au portefeuille.

Écrit par : Pieds-sur-terre | 14/08/2009

Pieds-sur-terre, il faut arrêter de dire que votre tortillard de 3-4 kilomètres est un RER ! Les liaisons avec la France ne se feront JAMAIS car les autorités françaises n'en ont strictement rien à cirer de votre joujou, il ne sert à rien puisque aucun parking est prévu à Annemasse et tout le monde sait que les frontaliers ne viendront JAMAIS travailler autrement qu'en bagnole ! Où mangeraient-ils ? Par contre, si la SNCF prévoyait un développement de son réseau entre la Haute-Savoie et l'Ain, à ce moment, il serait logique que cette régie nationale demande à la Suisse de participer à ce développement afin de permettre aux trains, dont le TGV, de traverser Genève. Sinon, ce petit train ne sert que l'ego de Bob l'Eponge, il se réjouit déjà de trinquer à son inauguration avec du genevois, si possible !

Écrit par : octave vairgebel | 14/08/2009

Me Poggia votre train-tram (indépendamment de la question technique de l'écartement des voies qui peut être résolu à fort coût) répondez nous une fois sur quelle artère entre les Eaux-Vives et le centre-ville comptez vous le faire passer en sachant que l'axe de la Terrassière est actuellement saturé et qu'il n'est pas possible de rajouter des convois ?

Un peu d'honnêteté dans vos arguments : Vous êtes contre CEVA à cause de Champel. Un point c'est tout ! C'est votre droit, mais assumez le !

Écrit par : Philippe C | 14/08/2009

Il y a un truc que ne m'explique pas : Lorsque l'on parle de construire un métro à Genève, les opposants nous disent que ce n'est pas possible à cause de la nappe phréatique. Et, comme par enchantement, le CEVA, qui devrait passer par ou sous la nappe phréatique, ne pose aucun problème ! J'ai l'impression que certains se foutent de la gueule du monde !

Écrit par : octave vairgebel | 14/08/2009

Je trouve sympathique de donner une âme à ce projet ferroviaire en affirmant que cela correspondrait à une attente de la population alors que c'est un besoin évident qui agite la république. Le barreau sud est une promenade en cul de sac qui démontre que la majorité des opposants considèrent la voiture et la marche (de quelques mètres) comme unique moyen de locomotion. A la suite du chaînon manquant que nous aurons avec 4 ans de retard, deux croisements ferroviaires sont prévus dont un pour éviter Annemasse ce qui améliorera les performances des convois en transit par chez nous.

Quant au train-tram il est exclu de faire circuler les convois depuis la gare des eaux-vives sur le réseau TPG, pour les raisons évoquées par le répondant des opposants au CEVA mais également parce que les coûts d’exploitations seraient reportés sur les usagés, ce qui rendrait l’alternative à la voiture encore moins intéressante, donc tout investissement insupportable.

Je représente l’Association pour un Financement Paritaire des Transports Publics (AFPTP), lorsque nous aurons connaissance des prix des abonnements pour circuler sur le CEVA, nous lancerons une nouvelle initiative pour un abonnement intégré au contrat de travail, d’un coût allant de 10 à 20 francs par mois et par employé.

J’ose espérer que cela exacerbe vos craintes (paranoïaques ?) d’intégrer la grande banlieue Lyonnaise… D’ici là, nous verrons bien si votre référendum abouti ce que je n’espère pas, car votre hypocrisie et l’absence d’arguments pertinents ne mérite aucune considération, sans parler des surcoûts supportés par tous, mais engendrés par votre lutte d’arrière-garde.

Écrit par : Antonio GAMBUZZA | 14/08/2009

Antonio, vous n'aurez pas besoin de lancer une nouvelle initiative pour votre abonnement intégré puisque ce projet sera purement et simplement abandonné à la grande satisfaction des citoyens-payeurs qui en ont plein le dos (pour rester poli) des dépenses inutiles de ce canton ! Pourquoi construire un tortillard qui ne sera pas utilisé ? Vous savez très bien que les frontaliers viennent uniquement en voiture, que les genevois qui font leurs courses en France vont également avec leur propre (au sens propre et figuré car la propreté des TPG c'est pas terrible) véhicule et que les propriétaires de résidences secondaires n'en ont rien à faire de votre petit joujou !

Écrit par : octave vairgebel | 14/08/2009

Cher Ocatve, je comprends vos intentions et vos souhaits même si je ne partage pas votre finalité du projet CEVA. Ce que vous dite est juste mais incomplet ; comme dans tout changement de cap, une adaptation est indispensable. Lorsque le tracé prévu sera finalisé, une réorientation de notre politique des transports sera opérée. Tant que rien ne bouge rien ne change.

Écrit par : Antonio GAMBUZZA | 14/08/2009

@ Octave sur la nappe phréatique.

Je ne suis pas géologue ni géotechnicien, mais un métro entre la rive droite et la rive gauche devrait passer dans la nappe du Rhône et/ou du Lac. Nappe importante par sa largeur et sa profondeur.

Pour le CEVA, il passe sous Pinchat et Champel et s'approche de la nappe de l'Arve, moins étendue que celle du Rhône/Lac et "surplombe" la problématique en passant par dessus grâce à un pont. Seul un petit bout est touché vers le bureau des autos. Ce n'est donc pas comparable.

Ne comparons pas des pommes, des poires et des scoubidous !

Écrit par : Philippe C | 14/08/2009

@ Octave sur les dépenses inutiles

S'il y a bien un argument des opposants que j'accepte (bien que pas d'accord) c'est celui du coût ou de la dépense. C'est parfaitement votre droit de trouver trop cher.

Mais, en politique, les investissement à réaliser ne servent jamais à toute la population (ou rarement). Une personne sans voiture n'a pas d'intérêt à une autoroute de contournement ou à une traversée de la rade. Un habitant de Thônex n'a pas d'intérêt à la nouvelle station d'épuration à Satigny, un habitant de Meyrin se moque du tram à la rue de Lausanne. Par contre, il existe beaucoup d'autres personnes qui ont besoin de ces infrastructures. on investit pourle bien général.

Il faut donc parfois aussi investir pour un train sur la rive gauche en direction de la France, car certains (semble-t-il pas vous) en auront une utilité.

Personnellement je ne suis pas pour une société égoïste.

Et pour finir, les "pros" parlent d'env. 1.5 milliard et les "antis" de 2 milliard . Mais je vous rappelle juste que nous devrions parler de la part cantonale soit uniquement le tiers, soit 500 mio ou 750 mio.

Écrit par : Philippe C | 14/08/2009

Philippe C, vous me faites penser au Conseiller Fédéral Bonvin concernant le coût du tunnel de la Furka ! Un puit sans fond ! Pour le tortillard régional, c'est pareil ! Pour ce qui est de la nappe phréatique, il faudrait accorder vos violons avec les acharnés du CEVA car ils disent bien que ce tortillard passera par la nappe phréatique. Il faut, pour finir, arrêter de dépenser du pognon que l'on a pas ! La dette cantonale étant de plus de 13 milliards, ce n'est pas ce mini-traclet qui va nous aider à éponger cette dette !

Écrit par : octave vairgebel | 14/08/2009

J'oubliais,est-ce que le fameux pont sera mis en votation comme celui concernant la traversée de la rade ? Si ce n'est pas le cas, c'est anti-démocratique !
Petit complément, "des pommes, des poires et des scoubidous" est une mélodie américaine et les paroles sont de Maurice Tézé !

Écrit par : octave vairgebel | 14/08/2009

Bonjour,
Très intéressant tous ces échanges...le plus important dans tout ce dossier, c'est que le peuple, in fine, choisira d'aller de l'avant ou non.
Merci à toutes et à tous pour ce magnifique débat.

Écrit par : eyeongeneva | 20/08/2009

Et si on relançait le VAl ? vous savez ce projet de tram automatique nettement moins cher !

Écrit par : Fabrice | 20/08/2009

Fabrice, le VAL fonctionne à la satisfaction complète des habitants de Lille (280.000 habitants) et, en étant sous terre, il libère les routes pour la circulation automobile ce qui est contraire aux voeux du Khmer Vert Bob l'Eponge.

Écrit par : octave vairgebel | 20/08/2009

Les perturbations liées aux trams Cornavin-Meyrin et Cornavin-Bernex me suffisent déjà. En tant que Genevois, le tracé du CEVA ne m'est que très moyennement utile, contrairement aux annemassiens. Ce projet est fait pour eux et financé principalement par nous... y'a comme un hic. Ne me parlez pas de RER, car son tracé peut être fait à vélo en moins de 40 minutes. Désolé, mais je pense que Genève peut s'en passer! Vous voulez que les frontaliers laissent leurs bagnoles en France? Commencez par construire des parking sur France et faites leur payer une vignette pour circuler sur Genève.

Écrit par : Riro | 20/08/2009

Le VAL est un systèmes complexe, incompatible autrement qu'avec lui-même, qui n'offre pas de coûts vraiment inférieurs, sauf si on le réalise en ouvrant des tranchées dans les rues pour les couvrir ensuite. Je ne suis pas sûr que de tels chantiers répondent aux attentes des référendaires, ni des autres citoyens non plus.

Écrit par : Pieds-sur-terre | 20/08/2009

@Riro:
Le tracé du CEVA à vélo entre Cornavin et Annemasse via La Praille et Champel, même en utilisant des trottoirs et des sens interdit et en grillant le max de feux rouges, en 40 minutes! C'est pas sérieux, même Cancellara n'y arriverait pas sur route ouverte. Par le pont du Mont-Blanc et la route de Chêne, on peut peut-être le faire, mais ce n'est pas le même tracé!

Écrit par : Pieds-sur-terre | 20/08/2009

Pieds-sur-terre, je vous invite à visiter le site www.swe.siemens.com/..../turin_million.aspx
Turin est une des nombreuses villes qui a adopté le VAL, comme Rennes ou Lille par exemple.

Écrit par : octave vairgebel | 20/08/2009

@O. Vairgebel
J'ai vu le chantier de Lille: rues éventrées pendant de longs mois et lu les résultats économiques pas si brillants. le concept VAL permet des tunnels peu profonds sous les rues, avec courbes serrées. Les coûts d'exploitation, eux, sont effectivement inférieurs grâce à l'automatisme.

Écrit par : Pieds-sur-terre | 21/08/2009

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