04/08/2008

Primes d’assurance maladie 2009 : Le spectacle a commencé

 

L’accalmie fut de courte durée. Assurés préparez-vous, les crus 2009 des primes d’assurance maladie seront un bon millésime… pour les assureurs bien sûr !

En 2007, il fallait donner l’impression que l’on maîtrisait le sujet – la votation contre la caisse unique du 11 mars 2007 l’imposait – et en 2008, il fallait permettre à Pascal Couchepin de sauver la face, lui qui s’était « battu à mort » contre la caisse unique, et qui avait pour cela dû faire des promesses.

Il s’agit maintenant de revenir aux bonnes vieilles habitudes. Pardi ! On ne change pas une équipe qui gagne.

Le scénario est bien rôdé : fin juillet santésuisse est alarmiste. Les coûts de la santé ont explosé l’année précédente et il va bien falloir passer à la caisse.

C’est à ce moment qu’intervient Zorro  Couchepin dont le bras armé n’est autre que le perspicace Office fédéral de la santé publique, lequel jugule la hausse, et baisse…l’augmentation. Nous l’avons échappée belle et nous voilà satisfaits.

 

Les primes 2009 n’échapperont pas à cette mascarade, qui a déjà commencé au cœur de la canicule estivale.

 

30 juillet 2008 : le communiqué de santésuisse tombe : les coûts de l’assurance de base ont augmenté de 4,7% en 2007 et les premiers mois de 2008 donnent tout lieu de penser que la hausse de 2008 sera supérieure encore. La conclusion est claire : « la phase des hausses réduites de coûts et des augmentations modérées de primes semble toucher à sa fin. Il faut s’attendre dans les prochaines années à de fortes augmentations des primes » A bon entendeur…

 

 

Ne craignez rien ! Pascal Couchepin s’occupe de tout. Les assureurs demandent 4% ? Eh bien ils n’auront que 3%. Nah !

 

Eh bien NON, cette année les assurés genevois (les vaudois également) ne doivent pas accepter un seul centime de hausse, si besoin en faisant une opposition systématique aux nouveaux avis de primes. Car les assureurs sont assis sur notre argent depuis des années, en accumulant des réserves gigantesques injustifiées qu’ils doivent impérativement utiliser en priorité pour faire face à cette prétendue hausse des coûts.

 

 

Le surplus de réserves totalise 1,135 milliard au niveau national et certainement 210 millions pour Genève. En d’autres termes, année après année, les primes de certains cantons, comme Genève et Vaud, ont été fixées au-delà de ce qui était justifié sous le prétexte fallacieux que les assurés de ces cantons abusaient des prestations médicales. On se souviendra de la démonstration magistrale de Pascal Couchepin, qui lançait aux mécontents qu’ils ne pouvaient accuser la caissière de la Migros ou de la Coop de leur présenter une facture trop élevée alors qu’ils avaient eux-mêmes déposé les achats sur le tapis roulant…Eh bien Monsieur Couchepin, c’est une partie des emplettes des assurés de Berne, Obwald, Appenzell, Uri, Glaris ou Saint-Gall – ceux-là mêmes qui faisaient figure de premiers de la classe- que réglaient à la caisse les assurés de Genève, Vaud, Jura ou Fribourg !

 

Pensez-vous que notre Ministre veuille remettre les pendules à l’heure ? Absolument pas. « Je ne peux pas commencer à fixer les primes moi-même » déclare-t-il.

 

On parle beaucoup de Samuel Schmid cet été, lequel devrait démissionner car incapable de présenter des projets de réforme de notre armée. Que dire de Pascal Couchepin, qui laisse les assureurs faire la pluie et le beau temps au préjudice de 7 millions d’assurés ? Et tout cela avec un sourire goguenard qui est une insulte pour toutes ces familles et ces retraités dont les primes sont une charge insupportable.

 

Le taux légal de réserves ne doit plus être un minimum mais un maximum et aucune augmentation de prime ne peut être acceptée tant que ce taux est dépassé. Une décision du Conseil fédéral dans ce sens serait un signal politique clair.

 

On peut rêver !

 

 

 

00:05 | Lien permanent | Commentaires (23) | | |  Facebook

Commentaires

Entièrement d'accord.
Bravo pour votre avis.

Écrit par : Bertrand BUCHS | 04/08/2008

Pourquoi personne ne se mobilise, pas seulement pour enrayer les hausses, mais tout simplement pour éradiquer cette loi liberticide, anti concurrence et menteuse ?

http://www.stoplamal.ch

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 04/08/2008

Bonjour,

Très bien votre article, mais que proposez-vous pour changer la donne?

Vous savez très bien je pense, que nous ne pouvons pas arrêter de payer nos primes, sous peine de poursuites.

Et critiquez Couchepin ok, mais que feriez-vous à sa place?

Est-ce que vous pensez vraiment que les caisses vont arrêter un business aussi rentable ?

Merci d'avance de votre réponse

Avec mes meilleurs messages

Écrit par : citoyensuisse | 04/08/2008

bonjour

bien naturellement que vous pouvez arrêter de payer vos primes, puisque l'assurance est obligatoire et si vous ne payez plus vos primes, c'est l'Etat qui se charge de payer les soins. Comme cela se pratique déjà aujourd'hui pour les sans papiers.

Écrit par : alice cooper | 04/08/2008

Merci pour vos commentaires, qui suscitent cette réflexion:
1. Je propose de revenir très rapidement à l'idée d'une caisse maladie unique, qui est seule susceptible de réduire le taux des réserves, de donner la transparence des comptes et des statistique dont on a besoin, et d'assurer l'indépendance de l'assurance sociale par rapport à l'assurance privée. Si le projet avait été refusé par le peuple, c'est uniquement parce que l'on avait mélangé deux sujets en ajoutant la question d'un financement par rapport à la capacité économique. Ce sujet peut être laissé de côté et il sufffit de dire que la prime sera égale, par canton ou région cantonale à la prime la plus basse appliquée l'année précédant l'entrée en vigueur de la caisse unique pour la région considérée. Il n'y a aucune raison de penser que la caisse unique aurait besoin de plus pour faire la même chose, sans compter qu'il ne sera plus nécessaire de reconstituer les réserves des assurés qui migrent d'une caisse à l'autre pour payer moins cher.
2. Nous ne pouvons prendre le risque d'arrêter de payer les primes car les assureurs peuvent suspendre leurs prestations. Seuls les plus démunis peuvent faire appel à l'Etat, comme le suggère un internaute. Par contre, nous pouvons contester nos primes devant les tribunaux et les assureurs devront alors expliquer pourquoi ils refusent de dissoudre très partiellement les gigantesques réserves accumulées, pour compenser la prétendue hausse des coûts.
3. Je ne suis pas Pascal Couchepin, et compte tenu de mes idées je n'ai aucune chance de le remplacer un jour. Si j'étais à sa place je sortirais du rôle de spectateur qu'il joue constamment, pour fixer clairement les règles du jeu. Les assureurs qui veulent faire de l'assurance de base ne doivent faire que cela et ne pourront être liés juridiquement, économiquement ou structurellement à un groupe comportant des assureurs privés. Vous verriez que cette simple mesure dissuaderait la grande majorité des assureurs à continuer à faire du prétendu "social" alors qu'en réalité, l'assurance de base ne leur sert qu'à sélectionner les bons risques pour les assurances complémentaire.
Il y aurait évidemment encore beaucoup à dire, mais la place manque. Merci de votre intérêt.

Écrit par : poggia | 04/08/2008

Monsieur Poggia,

Merci pour votre réponse.

Je suis entièrement d'accord avec vous et si vous voulez remplacer Couchepin vous êtes le bienvenu.

Est-il réellement possible de soumettre à nouveau le projet de la caisse unique au peuple suisse?

avec mes meilleurs messages

Écrit par : citoyensuisse | 04/08/2008

Victor a raison,la LAMAL ne tient plus la route,il faut avoir le courage politique de changer les chose,et quand je dit changer,c'est pas un retour au socialisme via une caisse public et unique.En France,au Canada,en Autriche, en Allemagne le systhème de caisse unique est un fiasco financier.Et c'est justement dans ces pays là que le rabotage des préstations remboursées sont les pire.Au USA, les 2 caisses publics pour les pauvres et les plus de 65 ans(Medicaid et Medicare)sont aux bord de la faillite.Et les systhème étatique dit gratuit,comme en Suède et en Angleterre c'est pire.Les temps d'attente pour une simple opération sont interminable.

Mais voilà qui aura le courage de proposer autre chose que de l'assistanat médical ?

D.J

Écrit par : D.J | 04/08/2008

Abolissez la loi qui maintiens le système et tout s'écroulera, comme un château de cartes...

Sans la LAMAL et revenant à la situation prévalant en 1990, 1991, 1992, 1993, 1994, 1995...les primes baisseront, les assureurs étrangers pourront venir concurrencer les suisses...tout le monde s'en porteras que mieux...


http://www.stoplamal.ch

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 04/08/2008

@ Victor,

C'est fou ce que les socialistes sont obsèdés par leurs caisses unique.C'est la preuve qu'ils sont obsédés par les faillites,Il n'y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voire.

QUAND COMPRENDRONS-ILS QUE LES CAISSES UNIQUES SONT DES GOUFFRES FINANCIER?????

ET QUE LA MEDECINE SOCIALISTE C'EST LES PENURIES.

D.J

Écrit par : D.J | 04/08/2008

Si c'était seulement par les caisses uniques...
Ils démolissent la suisse a petit feu...surtout avec Micheline Calmy-Rey, voile en Iran, les FARC et la Colombie, la Libye et Khadafi, aidée par les Bertossa, fils et père...
Moritz Leuenberger, démolis les CFF, les PTT, Christian Levrat en sait beaucoup au sujet de Swisscom, mais prefere taper encore sur la droite (voir son discours pour 1er Mai)...

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 04/08/2008

J'ai lu attentivement vos remarques qui expriment une incompréhension. Il ne faut pas être socialiste pour vouloir une caisse unique, et je ne le suis pas. Il suffit de constater que les principes de la concurrence ne servent absolument à rien lorsque: 1. tout le monde doit s'assurer obligatoirement. 2. Les prestations obligatoires sont les mêmes pour tout le monde. Lorsqu'on a ouvert la LAA aux assueurs privés, cela n'a absolument pas amélioré les prestations pour les assurés. Cela a tout simplement permis à des assureurs privés, moyennant des coûts administratifs bien supérieurs à ceux de la SUVA/CNA de proposer des prestations complémentaires lucratives à des assurés qui s'adressaient à eux pour la LAA. Comme pour l'assurance maladie! La caisse maladie unique pour l'assurance de base n'a absolument rien à voir avec la sécurité sociale de certains pays voisins, qui, elle, cumule les assurances sociales (maladie, accident, maternité, chômage...). Vouloir la caisse unique est donc une simple question de bon sens au-delà des clivages politiques. Avec une campagne honnête, ce qui ne fut pas le cas en 2007, les assurés ne peuvent que le comprendre et l'approuver.

Écrit par : poggia | 04/08/2008

Au lieu de bricoler la LAMAL, après 12 ans, pourquoi ne pas l'abolir entièrement et simplement ?

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 04/08/2008

Il est évident que la situation actuelle qui voit des assureurs mélanger intérêts public et privé, avoir la maîtrise des statistiques et pouvant ainsi fixer des primes à leur guise pose des grands problèmes dans système de santé qui n'en a vraiment pas besoin.
Les primes reflètent les coûts, mais aussi certaines pratiques. On sait désormais que des primes trop élevées ont été prélevées des années durant dans certains cantons (GE,VD,ZH...). Pourquoi ? Car les réserves rapportent gros et permettent toutes sortes de "petits arrangements" comptables. Elles permettent de maintenir les primes d'autres cantons artificiellement basses. Impossible pour l'OFSP d'assurer un contrôle efficace de ces pratiques. Le manque de moyens mis à sa disposition semble faire l'objet des mêmes soins qu'un bonsaï.
Est-il normal que la maîtrise des statistiques soit du ressort exclusif de ceux qui s'en servent pour fixer les primes ? Non, évidemment. De tels pratiques rappellent plutôt une république bananière, mais notre Ministre ne semble pas trop s'en émouvoir.
Le seul moyen de supprimer ces incitations néfastes serait de séparer complètement l'assurance de base et les complémentaires dans des sociétés sans liens financiers ou juridiques entre elles. Ainsi seulement pourra être assainie l'assurance maladie et rétablie l'indépendance complète de ces deux pratiques, comme le prévoit la loi.
Les réserves, quant à elles, devraient être réunies en un pool national confié à la gestion d'une fondation paritaire. Ainsi serait enrayée cette absurde et coûteuse chasse aux bons risques qui a fait la prospérité de certains assureurs, les mêmes qui cherchent à bloquer toute amélioration des critères de compensation entre caisses.
Par l'ampleur du résultat, le vote du 1er juin a été un formidable autogoal des assureurs. Mais la dernière annonce de Santésuisse montre qu'ils n'ont rien compris ni rien appris, ce qui risque de leur réserver d'autres déconvenues plus douloureuses encore.

Écrit par : F.Salina | 05/08/2008

"Le seul moyen"...pourquoi ne pas abolir cette loi, la LAMAL, tout simplement ?
Pourquoi vouloir chercher à bricoler, une loi, stupide, liberticide, qui prend en otage le peuple ?

C'est la LAMAL, qui permet tous les abus, les assureurs (mettez vous à leu place) serait fous, cons et stupides de ne pas en profiter, de telles largesses...amenées sur un plateau par Ruth Dreifuss !

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 05/08/2008

Votez non pour la modification de la TVA en faveur de l'AI:
le milliard annuel existe déjà!
Explications:
1/primes annuelles versées aux et par les assurances : 26 milliards Frs
2/30% des gens changeront de caisse : 30% de 26 milliard = 7,8 milliards
3/taux minimum des réserves est 12,5%, ce qui corresponds à 0.975 milliards des réserves. Et ce n'est que le taux minimum
4/ 0.975 milliards de réserves des caisses "délaissées" vont devenir la propriété des assurances.
7/ 0.975 milliards de réserve devront être reconstituées par les assurés dans leurs nouvelles assurances, qui ont déjà empoché les réserves des partants.
Voilà le milliards annuel en faveur de l'AI.
Conclusion: abolir la Lamal pour une caisse unique!

Écrit par : lavoix | 09/09/2009

Cher Me Poggia,

Je suis entièrement d'accord avec vous, d'ailleurs j'avais voté pour une caisse unique. J'avais également voté pour vous, lors des élections italiennes en tant que représentant du parti Unione Democratica del Centro.

Mais pourquoi vous être mis avec un type comme Stauffer ?

Écrit par : Café | 09/09/2009

A Café:Pour répondre à votre question, Eric Stauffer, est une personne pour qui j'ai beaucoup d'estime, car il n'hésite pas, contrairement au politicien-type, à se mettre lui-même en danger pour défendre ses idées et soutenir ses combats (voir les SIG, où il a été exclu du Conseil d'administration parce qu'il dérangeait). Que l'on critique sa manière, à tort ou à raison, n'enlève rien à la légitimité des causes qu'il défend. Cela dit, le MCG n'est pas le parti de Monsieur Eric Stauffer, mais de toutes les femmes et les hommes de bonne volonté qui, au-delà des clivages politiques stériles, veulent travailler honnêtement pour trouver des solutions justes et équitables aux défis que rencontre notre société. J'invite toutes celles et tous ceux qui, d'habitude, considèrent que la politique n'est pas leur affaire, mais qui constatent, jour après jour, la dégradation de leurs conditions de vie (emploi, logement, sécurité, assurances, etc..) à prendre la peine de voter la LISTE NO 7 du MCG pour l'élection au Grand Conseil. Quant à celles et ceux qui ont définitivement (et malheureusement) choisi de voter pour un autre parti, qu'ils sachent qu'au MCG il y aura toujours une écoute attentive aux idées susceptibles de faire avancer le débat démocratique, d'où qu'elles viennent, car pour nous, les bonnes idées ne sont pas de gauche ou de droite, elles sont bonnes, tout simplement, et nous les soutiendrons.

Écrit par : poggia | 09/09/2009

Me Poggia,

Merci pour votre réponse. Cependant, je ne saisi toujours pas comment vous avez pu cautionner cette affiche IMONDE anti-frontaliers quand vos parents ont connu l'ère Schwarzenbach...souvenez-vous "interdit aux chiens et aux Italiens$" ou encore dehors les ritals, macaronis qui nous piquent nos femmes et notre fric pour se tirer en Italie construire leurs maisons etc... Savez-vous combien d'Italiens sont devenus frontaliers ? non ? alors pour le savoir, il vous suffit de vous renseigner auprès du Consulat italien de Chanbery. Alors dites-moi est-ce sympa pour ces Italiens issus de la 2ème (voire 3ème) génération se faire traiter de sales opportunistes après leurs parents ? J'ai lu il y a quelques temps dans ce même journal qu'avec vous, cette chasse aux frontaliers, nauséabonde, cesserait. Or, je m'apperçoit qu'il n'en est rien. Si je comprends bien, vos paroles n'ont aucune valeur.

Arrivederci e grazie. ( ma questa volta non avrà il mio voto)

Écrit par : Café | 10/09/2009

A Café. Votre commentaire me touche beaucoup, surtout parce qu'il est le résultat de la campagne de désinformation à laquelle on assiste tout particulièrement en période électorale. Comme vous le faites très justement remarquer, mes origines italiennes (je suis la deuxième génération d'immigrés), ne m'autorise aucun propos xénophobe, et je m'en garde bien. Le MCG n'a jamais tenu de propos dirigés contre les frontaliers eux-mêmes, d'abord parce qu'il s'agit de personnes tout à fait respectables qui tentent légitimement d'améliorer leur situation financière par rapport à ce que leur offre la France aujourd'hui (n'entrent pas dans la catégorie des frontaliers les suisses domiciliés en France compte tenu de la pénurie de logements à Genève), et ensuite parce que Genève ne serait pas ce qu'elle est sans les frontaliers qui contribuent à tous les secteurs de l'économie.Je vous fais remarquer que le MCG ne dit pas "Frontaliers dehors", mais "Frontaliers assez", ce qui est très différent.
Nos représentants fédéraux ont négocié des accords bilatéraux sans prévoir, malgré les mises en garde de Genève, une quelconque limitation pour les travailleurs frontaliers, alors que les disparités salariales des deux côtés de la frontière sont importantes (une caissière en Haute-Savoie gagne à peine € 1'200.-- par mois), ainsi, le nombre de ressortissants de l'UE pouvant s'installer en Suisse a été limité, mais pas les frontaliers. Cette situation, si elle n'est pas contrôlée par le pouvoir politique, risque précisément d'engendrer des réactions xénophobes, et la politique de déni de nos autorités actuelles va nous mener à ce résultat.
Ce que veut le MCG, c'est uniquement que la priorité aux résidents genevois soit accordée pour tout engagement par l'Etat de Genève (essayez en tant que Suisse d'invoquer les bilatérales pour vous faire engager la l'Etat français)et que des incitations claires soient données aux entreprises du canton pour rechercher D'ABORD à Genève et en Suisse de nouveaux employés.
Nous ne pouvons laisser augmenter le chômage, et verser des indemnités aux chômeurs alors que l'Etat lui-même engage des frontaliers sans même regarder si le poste peut être repourvu sur le marché local et national.Cette démarche résulte de la simple logique.Il est évident que si le marché local ou national ne permet pas de repourvoir le poste, des engagements hors de Suisse doivent rester possibles, et les Conventions internationales le garantissent.
Pour reprendre l'exemple des immigrés italiens, puis espagnols, puis portugais, puis..., la situation était totalement différente. Mon père est venu en Suisse pour travailler et s'y établir, pour faire un travail de fraiseur mécanicien de précision pour lequel le marché local n'offrait pas suffisamment d'offres. Un employeur ne pouvait pas engager un étranger avant d'avoir recherché si le poste pouvait être repourvu en Suisse, ce qui n'est plus le cas pour les frontaliers actuellement. Qu'il y ait eu des débordements xénophobes, nous le savons tous, et dans les années 60 j'ai aussi été traité de rital ou de magut, et cela est déplorable. Par contre, il est certain qu'avant les bilatérales, la priorité au marché local était garantie. Aujourd'hui tel n'est plus le cas, et cela est d'autant plus douloureux en temps de crise. Soyez certain que la France aurait pris des mesures depuis longtemps si la situation inverse s'était produite.
Alors s'il vous plaît, ne dites plus que le MCG attise la haine contre les frontaliers. Au contraire, nous souhaitons précisément éviter les excès, qui, inévitablement, engendrent la haine, qui est elle-aussi un excès.

Écrit par : poggia | 10/09/2009

Cher Me Poggia,

J'ai bien lu votre commentaire et sachez que je comprends très bien ce que voulez dire. Cependant, vous savez comme moi, qu'il y a plusieurs façons de dire les choses. Imaginez un seul instant, une affiche avec le slogan ITALIENS ASSEZ ! est-ce normal ? NON ! Que l'on demande aux autorités de reviser certains critères est une chose. Attiser la haine, en est une autre ! Expliquez-moi ce que vous faites, pour contrer tous les messages xenophobes qui circulent sur les divers blogs ? que fait le MCG pour répondre sèchement aux intervenants xenophobes qu'ils ne doivent pas s'aventurer sur ce chemin ...j'ai beau lire et relire les divers commentaires, je n'ai jamais lu de prises de position du MCG venir contrer des propos tels que "que ces pourritures de frontaliers crèvent la bouche ouverte", de toute façon aux Charmilles c'étaient que des sales frouzes". Ce qui est dérisoire c'est que beaucoup de nouveaux frontaliers ne sont que d'anciens permis C ! et oui, également des ritals qui maintenant se font traiter de sale frouzes qui viennent polluer avec leurs plaques jaunes (blanches...) !

Je sais que vous ête un type intelligent, donc svp, AGISSEZ ! Vous avez de bonnes idées notamment en ce qui concerne l'assurance maladie...ne tombez pas dans le piège que l'on vous tend. Le MCG a besoin d'intellos pour rendre son parti crédible...après avoir voulu se rapprocher de la Lega, il essaie d'amadouer des types comme vous. Allons, allons quand on est un pro Casini, on ne tombe pas dans des Stauffereries grotesques ! En fait je vois bien Stauffer et Calderoni ensembles...la même finesse dans les propos...

Au fait quand on a deux nationalités on dit que l'on est Italo-Suisse...pas d'origine italienne...
Bien à vous.

Écrit par : Café | 11/09/2009

Pour en revenir à l'assurance maladie. Il est primordial que tous les oomptes soient vérifiables afin de se faire une idée exactes de l'utilisation des primes maladie. Ensuite, les assurances ont-elles besoin d'immeubles luxueux pour travailler ? Ne peuvent-elles travailler dans des quartiers moins huppés et dans des bâtiments aux locaux simples ? De plus, avant tout, si l'on arrive pas dans un premier temps à obtenir une caisse unique, commençons par être solidaire entre cantons et payons la même prime à Genève et à Uri ! Soyons solidaires et payons une prime au-prorata de notre salaire ! même si pour moi cela engendrait une réelle augmentation ! Contrôlons mieux nos médecins et établissons un carnet de santé (pourquoi faire x analyses avec x médecins, alors qu'une, que l'on se passe suffit ?) passons d'abord devant le généraliste avant de faire appel à un spécialiste afin de contrer les dépenses inutiles...

Notre système est englué et tant que les commptes des assuranes ne sont pas mis au grand jour...RIEN NE CHANGERA ! San Roberto SAVIANO, viens à notre secours ! la mafia delle assicurazioni ci strangola !

Écrit par : Café | 11/09/2009

Les hommes politiques ne font que du blabla concernant ces augmentations et ne font absolument rien pour endiguer ces augmentations:

Écrit par : Pierard Guy | 02/10/2009

Les primes ne peuvent que monter, d'après toutes les prévisions. La grande question, c'est le pourcentage d'augmentation.

Écrit par : complementaire sante+ | 27/10/2009

Les commentaires sont fermés.